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A paraitre le 23 janvier 2026
Collection « Apartés »
Format : 12 x 20 cm
Présentation de l’éditeur
Michèle Audin est romancière, et pourtant mathématicienne de formation. Elle est Française, mais a grandi à Alger jusqu’à l’âge de douze ans. Ses parents étaient communistes, alors que ses ancêtres, eux, ne partageaient pas cet engagement social. Ce livre est un livre d’enquête, d’archives, mais ce n’est pas un livre scientifique. Elle y raconte sa famille, et pourtant, ce n’est pas totalement une autobiographie. Berbessa, se situe au cœur d’une tension, d’un complexe. Ce complexe est celui de l’identité et l’histoire de son autrice.
« Cette histoire, de Berbessa à Berbessa, est justement une de celles que je vais raconter. »
Dans ce livre, Michèle Audin fait le récit d’un mouvement, d’une migration. En revenant sur les traces de sa famille, de ses origines, elle interroge deux passés ; le sien, et celui de l’Algérie française. Les deux sont tout aussi douloureux. Au commencement était la carte. C’est en faisant des recherches, un peu hasardeuses, que l’autrice se lance dans une enquête sempiternelle. En partant du registre de Koléa, commune native de sa grand-mère, elle défait ce fil d’Ariane pour remonter aux origines de la présence de sa famille paternelle en Algérie. S’ensuit une histoire de femmes. De fait, ce sont les femmes qui portent se livre. Charlye, la sœur aînée de son père disparu, Marie, l’oubliée de la famille, ou encore Judith, martyre de sa condition féminine, ce sont elles, les maillons de cette histoire. Leurs vies, celle de leurs enfants, de leurs mariages, mais aussi et surtout, de leurs migrations, racontent une histoire plus sombre qu’elle n’y paraît, l’histoire de la colonisation.
Véritable spirale infernale, l’autrice raconte comment, elle aussi, elle a des ancêtres colons
– très certainement comme beaucoup d’entre nous.