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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

ACAT : non, Mme Le Pen, la torture ne sert à rien

Réagissant à la publication mardi 9 décembre du rapport du Sénat américain sur les tortures perpétrées par la CIA, Marine Le Pen, présidente du Front national, a estimé mercredi que la torture pouvait être « utile » pour lutte contre le terrorisme. L’ACAT – Action des chrétiens pour l’abolition de la torture – rappelle que toute apologie de la torture doit être condamnée.

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Robert Ménard lance une guerilla dans les rues de Béziers

Robert Ménard décide de débaptiser la rue du 19-Mars-1962, date des accords d’Evian, et de la renommer rue du Commandant-Hélie-Denoix-de-Saint-Marc. La proposition devrait être présentée lors du prochain conseil municipal, le 11 décembre. Robert Ménard veut dédier cette rue à la mémoire du commandant Hélie Denoix de Saint-Marc. Cet ancien résistant, opposé à la politique algérienne du Général de Gaulle, avait participé au putsch des généraux d’avril 1961.

[Mis en ligne le 5 décembre 2014, mis à jour le 8]

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Après avoir été torturé et assassiné par les paras français, le corps de Larbi Ben M'hidi n'a jamais été retrouvé.
Depuis 2012

Algérie-France : vers un partenariat exemplaire ?

La session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français qui s’est tenue à Paris les jeudi 4 et vendredi 5 décembre a débouché sur de nombreux accords. On est frappé, à la lecture du communiqué conjoint 1, par la volonté des deux délégations – la délégation algérienne était conduite par le Premier ministre Abdelmalek Sellal – de rester au niveau humain. Il a été par exemple question d’améliorer la circulation des personnes entre les deux pays 2, de l’indemnisation des Algériens victimes des essais nucléaires français 3, des problèmes des enfants issus de couples mxtes … Espérons que ces décisions ne resteront pas à l’état d’intentions.

Il a été notamment décidé (c’est le point 18) de « faciliter la recherche et l’échange d’informations pouvant permettre la localisation des sépultures de disparus algériens et français de la guerre d’indépendance.» 4

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Cartographie : Le Soir
A-Palestine

après le vote d’une résolution en faveur de la reconnaissance de l’Etat de Palestine

L’Assemblée nationale a adopté le 2 décembre 2014, à une large majorité (339 voix pour, 151 voix contre), une résolution en faveur de la reconnaissance de l’Etat palestinien.

On ne peut que saluer l’initiative des députés français. Mais il faut également se poser la question avec Rony Brauman, ancien pré­sident de Médecins sans fron­tières (MSF) qui enseigne aujourd’hui à Sciences Po : pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps le vote d’une telle résolution ? Et, combien de temps faudra-t-il pour qu’elle soit mise en œuvre ?

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la reconnaissance de l’État de Palestine … et après ?

L’Assemble nationale s’apprête, par un vote dépourvu de portée juridique, à reconnaître l’Etat de Palestine.

Ci-dessous quelques éléments permettant d’éclairer le problème posé, son contexte, ainsi que les implications d’une décision de reconnaissance : un enregistrement vidéo d’un débat entre quatre conseillers politiques, diplomatique et militaire, suivi du point de vue de l’avocat Gilles Devers.

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pour une vraie reconnaissance du massacre de Thiaroye, par Gilles Manceron

Lors du Sommet de la francophonie, ce 30 novembre à Dakar, François Hollande doit faire une déclaration sur la répression, il y a soixante-dix ans, à Thiaroye, des tirailleurs sénégalais qui réclamaient la solde qui leur était due. Il s’est engagé à remettre au Sénégal les archives relatives à cet épisode tragique. En quoi consisterait une vraie reconnaissance ?

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Ces appelés qui ont dit NON

A l’époque de la guerre d’Algérie, les jeunes gens qui refusaient de
porter les armes, les réfractaires, insoumis ou déserteurs, étaient mis au ban de la société française. Leur choix était le plus souvent incompris. Aucune institution, parti, syndicat ou église ne les soutenait. L’opprobre pesait sur leurs familles comme sur celles de malfaiteurs. Elles étaient convoquées à la mairie, subissaient des
interrogatoires et des perquisitions de la part des policiers. Leur
entourage les critiquait, les rejetait. Pour les réfractaires et les
déserteurs, la seule alternative à la prison était l’exil.

Le temps a passé, mais aujourd’hui le choix des réfractaires et des
déserteurs n’est guère mieux compris. Même ceux qui critiquent sévèrement la guerre, admettent difficilement leurs choix.
Pourtant, les réfractaires comme Etienne Boulanger, les déserteurs
comme Noël Favrelière nous enseignent qu’il est toujours possible de
dire NON !

Ci-dessous le témoignage de Jacques Pous, l’un de ceux qui ont dit NON 5.

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Guerre d’Algérie: la justice française étend l’accès aux pensions d’invalidité

La justice française a jugé, pour la première fois, que les victimes civiles de violences pendant la guerre d’Algérie pouvaient prétendre à une pension qu’elles aient été françaises ou algériennes à la date du 31 juillet 1963.
Jusqu’à présent, il fallait être de nationalité française au moment de la promulgation de cette loi du 31 juillet 1963 pour pouvoir bénéficier d’une pension d’invalidité en tant que victime civile d’un attentat ou de violences pendant la guerre d’Algérie (1954-1962).

« La différence de situation instaurée par cette loi entre des victimes civiles de nationalité française ou algérienne ne justifie pas une différence de traitement au regard de l’objet des pensions », écrit la cour d’appel de Toulouse dans un arrêt rendu le 19 novembre dernier.
Dans son arrêt, la cour régionale des pensions militaires de Toulouse conclut qu’un homme aujourd’hui âgé de 71 ans, blessé par balle en 1960 dans la ville de Mostaganem à l’âge de 17 ans, est « en droit de réclamer une pension », en application de la loi du 31 juillet 1963, même s’il n’a obtenu la nationalité française qu’en 2005.

Il est encore trop tôt pour évaluer l’étendue des conséquences de cette décision. Le ministère de la Défense peut se pourvoir en cassation contre cette décision.

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Les « tirailleurs sénégalais »

la guerre des Autres : les colonies dans la Première Guerre mondiale

Colloque “ Traces, récits et mémoires”, organisé les 1er, 2 et 3 décembre 2014, par le département Relations euro-méditerranéennes – monde maghrébin (REMOMA) et le département de Littérature française de l’Université Paris 8.

Renseignements :
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1945-1962

une combattante, une sœur, Fanny Colonna

fanny_colonna.jpg Fanny Colonna était une forte et belle personnalité. Une intelligence aussi. Elle n’a pas voulu s’arrêter ni même ralentir ces dernières années après une opération du cœur.

Jusqu’au bout active, productive, tout à la fois séductrice et critique
(parfois sans aucune indulgence mais nous savons ce qu’il faut d’ego et de vigueur pour arriver à exister et lutter sur certains terrains – plus encore quand on est une femme.)

Bref

vous pourrez penser à elle le mardi 25 novembre après midi, où l’on dira une messe pour elle (c’était une catholique fervente et indépendante).

Elle sera inhumée à Constantine en fin de semaine.

En Algérie, la réaction à cette disparition aura été vive et digne de cette fraternité qu’elle incarne.

Françoise Savarin Nordmann

de l’Association les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons

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un État palestinien est-il encore possible ?

La ville de Jérusalem est sous tension après l’attentat du 18 novembre 2014 contre une synagogue. Le reporter Charles Enderlin, chef du bureau de France 2 à Jérusalem, y réside depuis quarante ans. Il avait évoqué l’an dernier, dans son livre Au nom du Temple, « l’irrésistible ascension du messianisme juif ». Son regard sur ce nouvel accès de violence est bien sombre.

Des voitures béliers qui foncent sur les piétons, un attentat contre un rabbin fondamentaliste, un massacre dans une synagogue… Mais aussi une colonisation incessante, des religieux messianiques qui montent sur l’Esplanade des Mosquées pour prier avec l’idée de construire un jour le troisième Temple, des débats sans fin à la Knesset pour tenter de justifier leurs agissements. Jérusalem semble au bord de l’explosion.

C’est dans ce contexte qu’en France, le groupe parlementaire socialiste a déposé ce jeudi 22 novembre 2014 une proposition de résolution visant à reconnaître un État palestinien. L’hebdomadaire Télérama a demandé à Charles Enderlin ce qu’il en pense.

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