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Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

Ecrire et enseigner l'histoire coloniale

« Mémoire éclatée. De la décolonisation au déclin de l’Occident », de Nils Andersson

À travers une somme monumentale (de 544 pages), Nils Andersson livre au lecteur l’expérience d’une vie consacrée au combat politique et à son moyen privilégié, l’édition. C’est l’occasion de dresser une fresque de l’histoire des relations intra-européennes, Est-Ouest (dans le cadre de la guerre froide) et Nord-Sud (à la lumière des luttes décolonisatrices). D’origine suédoise et résident en Suisse, à Lausanne, jusqu’à son expulsion par les autorités helvétiques pour activités « subversives », Nils Andersson est un citoyen du monde, attentif aux flux et reflux des luttes des peuples pour leur émancipation.

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Le 17 octobre 1961

Une Nuit Blanche pour commémorer le massacre

Deux artistes, Jeanne Gillard et Nicolas Rivet, s’emparent de l’évènement parisien « Nuit Blanche », dont le thème est cette année « faire œuvre commune », et proposent un événement participatif afin de ne pas oublier la répression sanglante de la manifestation pacifique des immigrés algériens, le 17 octobre 1961. « Des personnes, militant depuis plus de quarante ans pour la reconnaissance du 17 octobre 61, nous disaient qu’il manquait un maillon, dans la chaîne, pour la transmission. C’est une génération plutôt vieillissante et la jeune génération s’occupe très peu de ces choses-là » explique Jeanne Gillard au « Courrier de l’Atlas ». On lira ci-dessous leur appel à participation.

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L’historien Alain Ruscio lance un débat : une statue de l’émir Abdelkader à Paris

La statue du général sudiste Robert Lee défenseur de l’esclavage a été déboulonnée à Charlottesville (États-Unis), ce qui a provoqué des incidents graves. En France aussi, la présence des statues érigées à la gloire de colonisateurs font débat. L’historien Alain Ruscio1 propose quant à lui de rendre hommage à un héros de la résistance anticoloniale en Algérie, l’émir Abdelkader. Il montre que l’idée d’installer une statue de l’émir à Paris avait déjà ses partisans au début du XXe siècle.

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La reconnaissance du passé colonial

Monuments et statues du temps des colonies dans la capitale

Alain Ruscio recense dans cet article les principales traces architecturales du passé colonial dans la capitale. Plusieurs de ces monuments et statues datent de l’Exposition coloniale de 1931. A cette occasion, tout le quartier populaire à la lisière du Bois de Vincennes, dans l’est de Paris, a été remodelé. De nouvelles artères ont été créées, des édifices nouveaux érigés, dont le Palais des colonies, place de la Porte dorée, devenu Musée d’histoire de l’immigration. C’est précisément cette institution qui a publié une brochure de Gilles Manceron, Traces de l’Histoire coloniale dans le 12e arrondissement de Paris 2, qui le complète sur plusieurs points et dont nous reproduisons la description de la façade ouest du musée.

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Une plaque en l’honneur d’un avocat assassiné ?

Pendant la guerre d’Algérie, au début de la Ve République, en plein Paris, le 23 mai 1959, avec l’aval du Premier ministre, Michel Debré, a été ordonné l’assassinat d’un avocat inscrit au Barreau de Paris, Me Amokrane Ould Aoudia qui défendait les indépendantistes algériens. Un voeu relatif à l’apposition d’une plaque commémorative au 10, rue Saint-Marc a été adopté le 14 septembre 2017 par le Conseil du 2e arrondissement de Paris.

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Depuis 1962

« Algérie du possible », un film de Viviane Candas

Viviane Candas est auteure et réalisatrice. Elle a réalisé le documentaire Algérie du possible (2016), qui suit le parcours de son père, Yves Mathieu (1924-1966), anticolonialiste en Afrique noire puis avocat du FLN, qui a exercé des responsabilité dans l’Algérie indépendante jusqu’à sa mort en 1966 dans des conditions mal élucidées. Viviane Candas a aussi le projet d’un web-documentaire « Notre histoire – Histoire de l’Algérie postcoloniale », à partir des entretiens inédits avec des personnalités contemporaines de la guerre d’Algérie réalisés pour le film Algérie du possible.

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Monuments et passé colonial : détruire, déplacer ou ajouter ?

A la suite des polémiques aux Etats-Unis sur les statues de défenseurs de l’esclavage, des voix se sont exprimées en France pour mettre en cause la présence dans l’espace public, par exemple, des statues de Colbert, l’initiateur du Code noir, ou du général Bugeaud. Faut-il les abattre de la même façon ? ou bien les retirer pour les mettre dans des musées ? Faut-il surtout installer de nouvelles statues pour rendre hommage à des personnalités qui se sont opposées à l’esclavage et à la colonisation ? C’est un débat auquel, du fait de cette page de son histoire, la France ne peut échapper.

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Quand un musée allemand enquête sur son passé colonial

Pour la première fois en Allemagne, dans une exposition intitulée L’angle mort, un musée enquête publiquement sur les origines coloniales de ses collections. Julia Binter, commissaire d’exposition, explique à Deutsche Welle de quelle manière la façon dont on regarde le passé peut modifier la façon dont on voit les « étrangers » aujourd’hui.
Un exemple à suivre dans les musées français ?

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Du nouveau sur le nationalisme algérien : l’UDMA et les udmistes, par Malika Rahal

L’historienne Malika Rahal publie L’UDMA et les Udmistes, contribution à l’histoire du nationalisme algérien, aux éditions Barzhak. L’UDMA est l’Union Démocratique du Manifeste Algérien, parti fondé en 1946 par Ferhat Abbas. Ce livre bouscule une histoire dominante du nationalisme algérien dans laquelle, selon l’auteure, l’apport de ce mouvement a été occulté. Nous publions la présentation de l’éditeur, ainsi que des extraits de ce livre et l’article que lui a consacré le quotidien algérien El Watan. (mise à jour le 29 septembre 2017)

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« Mémoire interdite en Algérie », un reportage de Pierre Daum publié en août 2017

Pour la première fois depuis des décennies, Le Monde diplomatique n’est pas disponible dans les kiosques en Algérie. A titre exceptionnel, la direction du journal a décidé de mettre en ligne gratuitement le reportage Mémoire interdite en Algérie une enquête sur la société algérienne 20 ans après l’extrême violence des années 1990. Pour en savoir plus sur cette censure dont Le Monde diplomatique a été l’objet, cliquez sur ce lien. L’article qui a provoqué la censure est repris ci-dessous.

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La France rapatrie la dépouille d’un soldat mort à Oran en 1956

La dépouille d’un soldat français mort et enterré en Algérie en 1956 a été rapatriée en France. Mais la restitution par la France des crânes des résistants algériens tués dans les combats du XIXe siècle contre la colonisation française ne semble pas à l’ordre du jour. Pourtant, nombreux sont ceux qui, d’une rive ou de l’autre de la Méditerranée, et parfois depuis des années, demandent le retour en Algérie des restes mortuaires des résistants algériens qui se trouvent toujours en France. Aucune réponse n’a été donnée à ce jour à la trentaine de milliers de signataires de la pétition lancée par Brahim Senouci, demandant la “Restitution des têtes des résistants algériens, détenues par le Musée de l’Homme.” Nous reprenons ci-dessous deux articles parus le 7 août dernier, dans le quotidien algérien El Watan, qui font le point sur différents aspects du problème.

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