
Le général Aussaresses… (d’après Kerleroux)
UNE LOI SUR L’HISTOIRE OFFICIELLE DE LA COLONISATION SUSCITE UN TOLLÉ

UNE LOI SUR L’HISTOIRE OFFICIELLE DE LA COLONISATION SUSCITE UN TOLLÉ
Dans la presse française de mai 1945, Albert Camus est l’un des seuls à avoir exposé lucidement le problème politique posé par les événements de Sétif et Guelma.
Après avoir fourni à ses lecteurs le moyen de comprendre le fond du problème, il demande pour l’Algérie «le régime démocratique dont jouissent les Français» – mais sans aborder la question de l’indépendance.
C’est ce qu’expose ci-dessous Yves Benot, dans un large extrait de son ouvrage Massacres coloniaux – éd. La Découverte/Poche, 2001.
Guy Pervillé, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Toulouse-Le Mirail, n’a pas voulu s’associer aux historiens et aux citoyens qui ont refusé la loi du 23 février 2005. Il met en cause, quant à lui, la loi du 21 mai 2001, dite « loi Taubira », qui qualifie la traite et l’esclavage de crime contre l’humanité, et trouve leurs analyses « trop indulgente pour la loi du 21 mai 2001, et trop sévère pour celle du 23 février 2005 ». Il nous a adressé le 26 mars 2005 un texte qui explique ses raisons. Nous le publions pour la clarté du débat.
Dans un article publié par le quotidien Libération, le 26 mars 2005, intitulé « Des historiens s’élèvent contre un article de la loi sur les harkis », Jean-Pierre Thibaudat s’élève contre la loi votée un mois plus tôt, le 23 février. Après avoir interrogé Claude Liauzu, l’un des initiateurs de la pétition lancée par des historiens, et aussi Benoît Falaize, professeur à l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Versailles, qui travaille sur les questions d’enseignement de la mémoire, il relève ce qu’elle contient de scandaleux et reconstitue le parcours parlementaire de cette loi.

Au début de 1939, la Kabylie souffrit cruellement de la famine. Envoyé en reportage par Alger républicain, Albert Camus publia des articles du 5 au 15 juin 1939. Voici un extrait de l’article du 6 juin, intitulé Le dénuement.
Les actes racistes et antisémites ont atteint des niveaux « exceptionnels et inquiétants » en 2004, et n’ont jamais été aussi élevés depuis 1990, selon le rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), remis lundi 21 mars au premier ministre.

En 2004, une femme raconte les quatre jours d’enfer qu’elle a passés en août 1957 dans un centre de torture militaire. Parmi les officiers parachutistes qui l’ont torturée, le lieutenant Schm. tenait le premier rôle.
Ce récit a été authentifié par un document datant de 1957.
Une contribution au débat sur l’anticolonialisme post-colonial, de Nicolas Bancel et Pascal Blanchard1 parue dans Le Monde du 17 mars 2004.

Il y a 43 ans, le 15 mars 1962, à quatre jours de la signature des accords d’Evian, Mouloud Feraoun était assassiné par un commando de l’Organisation Armée Secrète (OAS).
[Publié le 15 mars 2005 – Actualisé le 16 mars 2005.]
Correspondant à une promesse électorale de Jacques Chirac aux anciens partisans de l’Algérie française à la veille du second tour de l’élection présidentielle d’avril 2002 pour les dissuader de voter pour Jean-Maris Le Pen, cette proposition de loi, d’initiative parlementaire, a été déposée le 5 mars 2003 par les députés Jean Leonetti et Philippe Douste-Blazy. Elle comporte un article unique :
L’œuvre positive de l’ensemble de nos concitoyens qui ont vécu en Algérie pendant la période de la présence française est publiquement reconnue.

La fin de la préface de Jules Roy à l’ouvrage L’histoire des Français en Algérie, 1830-1962 de Françoise Renaudot2.
La loi « tendant à la reconnaissance, par la France, de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité » a été adoptée le 21 mai 2001, à la suite du dépot à l’Assemblée nationale, le 22 décembre 1998, d’une proposition de loi de Christiane Taubira, députée de la Guyane. Deux ans et demi se sont déroulés entre le dépôt du projet et son adoption. Nous reproduisons le texte intégral de cette loi dite « loi Taubira » ainsi que plusieurs articles publiés à son sujet dans le quotidien Libération.