Les cimetières français en Algérie
Le transfert de 4 000 tombes de Français d’Algérie émeut les rapatriés par Philippe Bernard, Le Monde du 7 avril 2005 Pour l’administration, ce sont quelques terrains vagues perdus dans
Le transfert de 4 000 tombes de Français d’Algérie émeut les rapatriés par Philippe Bernard, Le Monde du 7 avril 2005 Pour l’administration, ce sont quelques terrains vagues perdus dans
Texte publié au Recueil Dalloz du 24 mars 2005 et reproduit avec l’autorisation de l’auteur et de l’éditeur.
Gérard Noiriel, historien, directeur d’études à l’EHESS, réagit à la loi du 24 février 2005 « portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés ». Signataire de la pétition des historiens s’élevant contre son contenu, il exprime ses inquiétudes, dans un entretien paru le 1er avril 2005 dans « l’Humanité ». Les atrocités de la colonisation font partie d’un passé qu’on doit affronter. Il ne s’agit pas de battre sa coulpe, mais d’en tenir compte pour tous ceux qui ont été affectés et pour leurs descendants qui continuent d’en souffrir.

Claude Liauzu explique, dans cet article paru dans le « Monde diplomatique » d’avril 2005, que, pour l’heure, la priorité est à l’abrogation de cette loi du 23 février 2005 qui empêche l’élaboration d’une mémoire commune à tous les Français de toutes origines. Des classes où serait enseigné exclusivement le « rôle positif » de l’œuvre française outre-mer conduiraient à priver de tout passé les descendants de colonisés des « quartiers difficiles ». Comment ne pas comprendre que ce « communautarisme nationaliste » ne pourrait que susciter des contre-communautarismes ?
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Un extrait de la chronique d’Olivier Duhamel sur France Culture, le 28 mars 2005 : « Une loi antilibérale« .
Dans un article de Olivier Le Cour Grandmaison, enseignant en sciences politiques à l’université d’Evry-Val-d’Essonne1, publié dans Libération le 30 mars 2005, l’auteur montre que la loi du 23 février 2005 relative au passé de l’Empire n’a longtemps suscité de critique ni à gauche ni à droite.
Au lendemain de la réélection de Jacques Chirac en 2002, un rapport est demandé au député UMP du Lot-et-Garonne, Michel Diefenbacher, pour préparer une loi répondant aux revendications des anciens partisans de l’Algérie française. Conformément à une promesse qui leur avait été faite avant l’élection pour les dissuader de soutenir Jean-Marie Le Pen. Ce rapport intitulé « Parachever l’effort de solidarité nationale envers les rapatriés. Promouvoir l’oeuvre collective de la France outre-mer » a été remis au Premier ministre, en septembre 2003. En voici les principaux passages.

UNE LOI SUR L’HISTOIRE OFFICIELLE DE LA COLONISATION SUSCITE UN TOLLÉ
Dans la presse française de mai 1945, Albert Camus est l’un des seuls à avoir exposé lucidement le problème politique posé par les événements de Sétif et Guelma.
Après avoir fourni à ses lecteurs le moyen de comprendre le fond du problème, il demande pour l’Algérie «le régime démocratique dont jouissent les Français» – mais sans aborder la question de l’indépendance.
C’est ce qu’expose ci-dessous Yves Benot, dans un large extrait de son ouvrage Massacres coloniaux – éd. La Découverte/Poche, 2001.
Guy Pervillé, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Toulouse-Le Mirail, n’a pas voulu s’associer aux historiens et aux citoyens qui ont refusé la loi du 23 février 2005. Il met en cause, quant à lui, la loi du 21 mai 2001, dite « loi Taubira », qui qualifie la traite et l’esclavage de crime contre l’humanité, et trouve leurs analyses « trop indulgente pour la loi du 21 mai 2001, et trop sévère pour celle du 23 février 2005 ». Il nous a adressé le 26 mars 2005 un texte qui explique ses raisons. Nous le publions pour la clarté du débat.
Dans un article publié par le quotidien Libération, le 26 mars 2005, intitulé « Des historiens s’élèvent contre un article de la loi sur les harkis », Jean-Pierre Thibaudat s’élève contre la loi votée un mois plus tôt, le 23 février. Après avoir interrogé Claude Liauzu, l’un des initiateurs de la pétition lancée par des historiens, et aussi Benoît Falaize, professeur à l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Versailles, qui travaille sur les questions d’enseignement de la mémoire, il relève ce qu’elle contient de scandaleux et reconstitue le parcours parlementaire de cette loi.

Au début de 1939, la Kabylie souffrit cruellement de la famine. Envoyé en reportage par Alger républicain, Albert Camus publia des articles du 5 au 15 juin 1939. Voici un extrait de l’article du 6 juin, intitulé Le dénuement.