Claude Liauzu : la guerre d’Algérie n’est pas finie …
Côté algérien comme côté français, chacun s’acharne à dicter sa vérité aux historiens.
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Côté algérien comme côté français, chacun s’acharne à dicter sa vérité aux historiens.
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Ils-Elles demandent l’interdiction de l’inauguration de la stèle de Marignane, ou jugent illégitime cet hommage.
Merci de
nous signaler celles et ceux que nous avons pu oublier,
ainsi que les erreurs que nous avons pu commettre.
[Dernière mise à jour : le 5 juillet 2005]

Lundi 4 juillet 2005, le Comité régional PACA de la LDH appelle à manifester à Marignane mercredi à 18h.
Après avoir appris que la « stèle des fusillés de l’OAS » avait été mise en place au cimetière de Marignane, mardi 5 juillet, en fin de matinée, la LDH appelle les autorités publiques à réagir. A 18h30, le Préfet interdit l’inauguration prévue pour le lendemain.
Alors qu’il y a eu depuis le vote de la loi française du 23 février glorifiant « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord », peu de réactions en Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika s’est exprimé le 2 juillet sur le sujet. Il a déclaré que cette loi est « loin d’être innocente ». Selon un article paru dans « Libération » le 1er juillet, il a même parlé de « cécité mentale », de « révisionnisme » et de « négationnisme ». De leur côté, plusieurs partis politiques algériens, rapporte le site du « Nouvel Observateur », le 2 juillet 2005, ont condamné cette loi, à l’instar du FLN, qui a estimé qu’elle « consacre une vision rétrograde de l’histoire ».
Nous resterons vigilants.
[Première mise en ligne : le 25 juin 2005,
dernière mise à jour : le 2 juillet 2005.]]
Human Rights Watch demande au gouvernement algérien de garantir l’indépendance de la justice et d’éviter tout projet d’amnistie qui consacrerait l’impunité.
Bariza Khiari, sénatrice de Paris, et Jean-Pierre Michel, sénateur de la Haute-Saône, ont publié dans Libération le 27 juin 2005 un article où ils estiment que l’article 4 de la loi du 23 février, qui exalte « le rôle positif » de la France outre-mer, constitue une provocation et doit être abrogé. Pour eux, aucun pouvoir politique n’a le droit d’imposer le sens à donner à des événements historiques ; au contraire, l’Etat a le devoir de permettre à la communauté des historiens d’agir avec l’objectivité qui la caractérise, garante d’une véritable démocratie.

Le maire de Marignane (ex-FN, ex-MNR)) demande, « avec beaucoup de regret« , à l’ADIMAD de renoncer à l’inauguration prévue le 6 juillet de la stèle des “fusillés de l’OAS” – « le temps que les passions s’apaisent« .
Le préfet des Bouches-du-Rhône avait fait savoir la veille qu’il était prêt à en interdire l’inauguration prévue le 6 juillet dans le cimetière de Marignane.
Une question écrite a été posée par Mme Monique Cerisier ben Guiga, sénatrice socialiste représentant les Français de l’étranger, vice-présidente de la commission des Affaires étrangères, pour contester le vote de la loi du 23 février 2005. De son côté, M. Guy Fischer, vice-président du Sénat et sénateur communiste du Rhône, a exprimé son accord avec les historiens et les citoyens qui ont protesté contre elle. l’Humanité du 20 juin 2005 a annoncé que Monique Cerisier Ben Guiga et Guy Fischer vont déposer une proposition de loi visant au retrait des articles 4 et 13 de cette loi.
L’association écrit au préfet des Bouches du Rhône.
La Fondation Charles de Gaulle rejoint la LDH, le MRAP, la FSU, la FNDIRP etc… pour demander l’interdiction de l’inauguration prévue le 6 juillet d’une stèle à la mémoire d’anciens membres de l’OAS.