4 000 articles et documents

Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

couv_fracture_coloniale2.jpg
Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

La fracture coloniale, dirigé par Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire

Quel est le poids du passé colonial sur le présent de la société française ? Nous reproduisons ci-dessous l’introduction, par Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire, de l’ouvrage La fracture coloniale- La société française au prisme de l’héritage colonial, publié sous leur direction en novembre 2005[La fracture coloniale – La société française au prisme de l’héritage colonial, sous la direction de Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire, 312 pages, 20 €, publié aux Éditions La Découverte.]]. [Une présentation de l’ouvrage est accessible ici.

« Au commencement est le mépris. »

Paul VALERY, Orient et Occident. Regard sur le monde actuel, 1931.

« Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur, de souhaiter la cristallisation chez les Blancs d’une culpabilité envers le passé de ma race. Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur, de me préoccuper des moyens qui me permettraient de piétiner la fierté de l’ancien maître. Je n’ai ni le droit ni le devoir d’exiger réparation pour mes ancêtres domestiqués […]. Je ne suis pas esclave de l’esclavage qui déshumanisa mes pères. »

Frantz FANON, Peau noire, masques blancs, 1952.

« Les événements à venir vont déterminer le sort de mon pays, et plus que cela. »

Raymond ARON, discours sur la guerre d’Algérie à Harvard, 12 juin 1958.

Lire la suite »

“Paris/Tokyo : la mémoire coloniale qui bloque”, par Pascal Blanchard

Pascal Blanchard est historien, chercheur associé au CNRS (Marseille) et coauteur de 1. Il a écrit le 1er juin 2005, sur www.africultures.com, que le Japon et la France ont un problème avec la « mémoire coloniale ». Dans les deux pays, cette histoire est un enjeu politique ; il y a un discours officiel très « diplomatique » pour l’étranger qui contraste avec celui destiné aux « nationaux » ; la mémoire est manipulée par l’État sous la pression de groupes d’influence importants ; les hommes politiques 2 restent sourds aux opinions.

Lire la suite »

A propos de La fracture coloniale, un entretien avec Nicolas Bancel, Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire

Après la parution du livre collectif, La fracture coloniale. La société française au prisme de l’héritage colonial, co-dirigé par Nicolas Bancel, Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire et publié, à la suite de nombreux autres ouvrages3, en 2005, aux éditions La Découverte, ces auteurs ont donné un entretien autour de ce livre pour le site oumma.com. Leurs propos ont été recueillis par la rédaction d’oumma.com, et publiés le 29 septembre 2005.

Lire la suite »
fr2_lemaire_finkielkraut.jpg
La loi du 23 février 2005

Alain Finkielkraut : « une loi stupide, mais… »

Tout en déplorant le politiquement correct, Alain Finkielkraut a, à plusieurs occasions, contesté la loi du 23 février 2005 et demandé la suppression de son article 4. Nous reproduisons son échange avec Sandrine Lemaire, professeur d’histoire et co-auteur de « la Fracture coloniale », au cours du « Face à face » du Journal télévisé de 13h sur France 2, le 26 octobre 2005, sur le thème « Colonisation : question tabou ou débat nécessaire ? ». Il élargit le champ de sa réflexion dans une chronique dans le numéro de septembre 2005 de la revue L’Arche qui reprend l’essentiel de son émission « Qui vive » sur RCJ.

Lire la suite »

Henri Alleg : “la loi du 23 février est odieuse

Henri Alleg a déclaré en marge d’un colloque sur Albert Camus, ses propos ayant été publiés par « Liberté-Algérie » le 31 octobre 2005, que « la loi du 23 février est odieuse ». Rappelant l’adoption, en février dernier, par l’Assemblée nationale française, de cette loi glorifiant le colonialisme français, il a estimé qu’elle montre que des gens veulent continuer à cultiver ce mythe de l’aspect bénéfique de la colonisation. Selon lui, c’est essayer de cacher les crimes commis et en même temps enterrer toute discussion sur ce qu’a été vraiment le colonialisme.

Lire la suite »

Dans « El Watan » du 31 octobre 2005 : « un article de loi décrié et controversé »

Alors que les critiques à la loi du 23 février 2005 ont commencé à être exprimées en France quelques semaines après le vote de cette loi, la presse algérienne a attendu plusieurs mois pour en parler. Nous publions ci-dessous l’article de Nadjia Bouzeghrane paru le 31 octobre 2005 dans le quotidien algérien « El Watan ». Elle signale qu’une pétition intitulée « Colonisation : non à l’enseignement d’une histoire officielle », signée par plusieurs centaines d’historiens et d’enseignants demande à ce que cette loi soit abrogée « parce qu’ elle impose une histoire officielle, contraire à la neutralité scolaire et au respect de la liberté de pensée qui sont au cœur de la laïcité ».

Lire la suite »
wallis2.jpg
Polynésie

que s’est-il passé à Wallis ?

Le roi de Wallis, Tomasi Kulimoetoke, ne subira pas le sort de Louis XVI. Révolution de palais, crise de succession ou coup d’Etat, après plus de quarante-six ans de règne sur Wallis, le vieux roi a pourtant été pris dans une crise politique qui a failli plonger son royaume insulaire dans le chaos insurrectionnel.

Lire la suite »
benbarka2.gif
Affaire Ben Barka

Il y a 40 ans, Mehdi Ben Barka disparaissait

Mehdi Ben Barka était le leader de l’opposition marocaine au début du règne d’Hassan II. Condamné à mort par contumace par la justice marocaine, c’était un responsable important de l’Union nationale des forces populaires du Maroc.5

Lire la suite »