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Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

Le livre La fracture coloniale présenté par Pascal Blanchard

Alors que la polémique sur l’héritage colonial enflamme en 2005 la société française, François Armanet et Gilles Anquetil examinent, le 3 novembre 2005 dans le n° 2139 du Nouvel Observateur, les conséquences de nos trous de mémoire, telles qu’elles sont abordées dans le livre La Fracture coloniale paru à La Découverte sous la direction de Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire. Historien, chercheur associé au CNRS, Pascal Blanchard est l’auteur de La République coloniale (Albin Michel) et a codirigé Le Paris noir (Hazan), Le Paris arabe et Le Paris Asie à La Découverte. Ils donnent la parole à Pascal Blanchard.

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Mémoire coloniale : le débat autour des journées de Marseille

 » The past is never dead. It’s not even past. « 1

La multiplication des projets du type « Mémorial de la France outre-mer » dans le Sud-Est – Marseille, Montpellier, Perpignan2 – est un signe parmi d’autres de la difficulté de notre pays à regarder en face son passé colonial 3.

Dans le cadre du débat sur la mémoire coloniale en France et dans la perspective des journées de Marseille du 18/19 novembre prochains (programme ci-dessous) qui regroupent notamment la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, le Mémorial national de la FOM, le Musée d’histoire de la France en Algérie et le Mémorial de la guerre d’Algérie et des combats de la Tunisie et du Maroc, il nous a semblé important de diffuser les analyses des professeurs d’université et historiens, Catherine Coquery-Vidrovitch et Nicolas Bancel.

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La loi du 23 février 2005 témoigne d’une volonté de nuire au rapprochement franco-algérien

Dans un entretien avec Nadjia Bouzeghrane publié dans El Watan le 31 octobre 2005, les deux professeurs émérites d’histoire, Claude Liauzu4 et Gilbert Meynier5, estiment que la loi du 23 février 2005 résulte d’une volonté de nuire au rapprochement franco-algérien. Selon eux, il ne fallait pas être grand clerc pour imaginer qu’un tel article de loi provoquerait non seulement la réaction de tous les historiens, chercheurs et enseignants attachés à l’autonomie de leur discipline, mais aussi des difficultés dans les relations entre la France et l’Algérie.

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Vu d’Alger et d’ailleurs

« […] exhumer une loi de 1955, c’est envoyer aux jeunes des banlieues un message d’une sidérante brutalité : à cinquante ans de distance, la France entend les traiter comme leurs grands-parents. Le premier ministre devrait se rappeler que cet engrenage d’incompréhension, de fébrilité martiale et d’impuissance avait alors conduit la République aux pires déboires. » (Jean-Marie Colombani, Le Monde du 9 novembre 2005)

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NON A L’ÉTAT D’EXCEPTION !

COMMUNIQUE COMMUN Paris, le 8 novembre 2005 Confronté à une révolte née de l’accumulation des inégalités et des discriminations dans les banlieues et les quartiers pauvres, le gouvernement vient de

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Proclamation de l’état d’urgence

Le Conseil des ministres exceptionnel réuni ce matin a pris un décret pour notifier l’entrée en vigueur de ce texte qui, depuis l’Algérie, n’a été appliqué qu’en Nouvelle-Calédonie en 1984-1985. Une fois «l’état d’urgence déclaré» reviendra aux préfets, dont les pouvoirs seront considérablement accrus, la charge de délimiter précisément les zones de «l’état d’urgence appliqué». Celui-ci, qui pourra entrer en vigueur dès demain, se traduira, de fait, par un couvre-feu 6.

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La Guerre d’Algérie : une histoire apaisée ? de Raphaëlle Branche

Raphaëlle Branche, maître de conférences à l’université Paris-I, autrice d’une thèse publiée en 2001 chez Gallimard sous le titre La Torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie, 1954-1962, a publié en 2005 un livre analysant l’évolution des débats publics et historiographiques sur la guerre d’Algérie, La Guerre d’Algérie : une histoire apaisée? en poche Seuil, « Points histoire », « L’histoire en débats ». Ci-dessous la présentation de cet ouvrage par Gibert Meynier pour la revue Confluences Méditerranée et un entretien recueilli par Jean Birnbaum dans Le Monde du 23 septembre 2005.

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