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Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

Jacques Chirac : Pourquoi j'ai signé ... (© Pétillon - le Canard enchaîné du 11 janvier 2006)
La loi du 23 février 2005

Jacques Chirac demande que l’article 4 de la loi du 23 février 2005 soit réécrit

Mercredi 4 janvier 2006, Jacques Chirac, président de la République, a prononcé au Palais de l’Elysée une allocution à l’occasion de ses vœux à la presse. Nous reproduisons ci-dessous l’extrait du texte officiel de cette allocution qui concerne l’histoire. On pourra lire par ailleurs une réaction à cette déclaration. Pour se sortir du mauvais pas dont sa responsabilité personnelle remonte à sa campagne électorale de 2002, il a trouvé un échappatoire et va feindre d’être étranger à l’amendement d’origine parlementaire qui a conduit à l’article 4 de cette loi.

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Le manifeste du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire

Quarante-deux historiens ont créé un « Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire ». Dans leur manifeste, adopté le 17 juin 2005, ils dénoncent une « instrumentalisation » du passé qui « prend aujourd’hui des formes inquiétantes » et ils énoncent leurs objectifs. Il est présidé par Gérard Noiriel, avec pour vice-présidents Nicolas Offenstadt, maître de conférence à l’université Paris I et Michèle Riot-Sarcey, professeur à l’université Paris 8. Le CVUH dispose d’un site internet.

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L’appel de 19 historiens : “Liberté pour l’histoire !”

Une pétition signée de 19 historiens publiée dans Libération le 13 décembre 2005 a demandé l’abrogation des articles des « lois mémorielles », qui, selon eux, contraindraient la recherche et l’enseignement de l’histoire. Cette pétition qui ne correspond pas aux orientations de notre site est publiée ci-dessous à titre d’information. Les « lois mémorielles » visées sont la loi du 13 juillet 1990 connue sous le nom de « loi Gayssot », la loi du 29 janvier 2001 relative à la reconnaissance du génocide des Arméniens en 1915, la loi du 21 mai 2001 reconnaissant la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité, dite « loi Taubira », et la loi du 23 février 2005 dont l’article 4 dispose que « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ».

[Première mise en ligne le 9 janvier 2006, mise à jour le 29 janvier 2006]

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Des enfants de harkis lancent un appel contre les articles 4 et 13 de la loi du 23 février 2005

La question des supplétifs enrôlés dans la guerre d’Algérie a été mêlée dans la loi votée le 23 février 2005 à sa tentative de faire un éloge de la colonisation. Les quelques mesures envers des personnes qui ont été utilisées en Algérie et qui ont constitué dans la société française un groupe social maintenu dans des camps en marge du reste de la société ont été mélangées à cet éloge inadmissible. Des enfants de harkis s’en sont indigné et ont rendu public un appel pour l’abrogation des articles 4 et 13 de la loi du 23 février 2005.

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Pour le sénateur Guy Fischer : c’est toute la loi du 23 février qu’il faut abroger

Alors que le président de la République, Jacques Chirac, et le gouvernement sont plongés dans l’embarras devant le tollé provoqué, en France puis en Algérie, contre la loi du 23 février 2005 qui prescrit aux enseignants de montrer les « aspects positifs » de la colonisation, le sénateur communiste Guy Fischer soutient que c’est toute la loi du 23 février qu’il faut abroger. Il ne conteste pas seulement l’article 4 qui porte sur l’enseignement mais met aussi en cause l’article 13 et l’article 3 de cette loi.

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Janvier 2006 : déclaration de Jacques Chirac et réactions des historiens

Lors de ses vœux à la presse, le 4 janvier 2006, le président de la République a affirmé que l’article 4 de la loi du 23 février 2005 mentionnant le « rôle positif » de la colonisation devait « être réécrit » et que le président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, ferait une proposition de loi « qui rassemble et apaise les esprits ». Voir la partie de l’allocution de Jacques Chirac relative à l’histoire. Ceux qui ont protesté contre cet article réclament son abrogation, ainsi que la non mise en œuvre d’une « Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats d’Afrique du Nord » prévue par son article 3 qui mettrait la recherche sous tutelle. Voir : 1116.

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