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Édition du 1er au 15 février 2026

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La loi du 23 février 2005

Les parlementaires du Var et des Alpes-Maritimes devant la colonisation

Depuis le vote de la loi du 23 février 2005, les députés ont débattu à plusieurs reprises du retrait éventuel de l’injonction à son article 4 d’enseigner le « rôle positif » de la colonisation. Comment les élus du Var et des Alpes Maritimes ont-ils réagi lors de ces débats ? Nous nous sommes intéressés à la séance du 29 novembre 2005 où les députés ont eu à se prononcer sur l’abrogation de cet article. Voici les réponses publiées par le quotidien Var-Matin qui a demandé aux députés varois comment ils se sont situés face à l’amendement demandé. Quant aux députés UMP des Alpes-Maritimes, dont le quotidien Nice-Matin a rapporté les réponses, ils ont révélé leurs liens plus étroits étroits encore avec le « lobby algérianiste »…

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La loi du 23 février 2005

Saint-Laurent-du-Var : l’UMP réécrit l’histoire

A l’appel du député UMP Lionnel Luca 1, une manifestation pour «rendre un hommage solennel aux Français rapatriés» a eu lieu vendredi 3 février 2006 à Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes).

[Première mise en ligne, le 4 fév. 06, mise à jour le 5 fév. 06.]

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L’affaire Pétré-Grenouilleau

L’historien Olivier Pétré-Grenouilleau a été poursuivi au civil, devant le tribunal de grande instance de Paris, par Patrick Karam, au nom du collectif DOM, qui lui reprochait d’avoir relativisé la nature de l’esclavage dans un entretien publié par le Journal du dimanche du 12 juin 2005 pour contestation de crime contre l’humanité après avoir écrit « Les traites négrières ne sont pas des génocides ». Patrick Karam a finalement retiré sa plainte. Nous reproduisons l’article à ce sujet de Jean-Baptiste de Montvalon dans Le Monde du 4 février 2006 et celui de Didier Arnaud et Hervé Nathan dans Libération du 30 novembre 2005.

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Jean-François Collin

L’OAS au coeur de la République

Quelques événements récents témoignent de la considération croissante accordée par nos gouvernants à certains des plus violents anciens terroristes de l’OAS.

Jusqu’où ? Jusqu’à quand ?

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Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

La trahison, un film de Philippe Faucon

Le film « La trahison » de Philippe Faucon est une réflexion sur les contradictions d’une guerre longtemps demeurée « sans nom ». Il est adapté du livre de Claude Sales (La Trahison, éditions du Seuil), qui a lui-même contribué au scénario, et il a été entièrement tourné en Algérie. Il a été présenté par son réalisateur à Toulon, le 27 janvier 2006, au cinéma Royal. Ci-dessous la présentation du dossier pédagogique réalisé par le distributeur ainsi que le point de vue de l’historien Benjamin Stora, recueilli par Vital Philippot pour l’Agence Cinéma Education.

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Musées et créations contemporaines

bientôt un musée de l’immigration à Paris

La Cité nationale de l’histoire de l’immigration ouvrira ses portes en avril 2007, dans l’ancien Musée des colonies, à la porte Dorée. Explications avec Jacques Toubon, responsable du projet.

Le site internet de la Cité : http://www.histoire-immigration.fr/.

« La France a accueilli 30 millions de personnes au XIXe et au XXe siècle. 12 à 15 millions de Français ont aujourd’hui au moins un aïeul étranger à la troisième ou quatrième génération. »

Jacques Toubon

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La société française au temps des colonies

Le 16 pluviose an II : la première abolition française de l’esclavage

Il a fallu attendre près de cinq ans après la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen pour que l’esclavage soit déclaré aboli par un décret de la Convention nationale, le 16 pluviose an II. Mais certaines colonies comme la Martinique et la Réunion n’en connurent aucune application et Napoléon rétablira l’esclavage en 1802. Il faudra attendre 1848 pour qu’un décret de la Deuxième République l’abolisse de nouveau. Selon les territoires, cette abolition sera parfois très lente, et des formes nouvelles, sous couvert d’« engagement », seront mises en place. Sans compter le travail forcé qui a été, en Afrique et à Madagascar, une forme d’esclavage.

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Paul Thibaud : « Nous sommes inquiets des effets de la concurrence mémorielle »

Lors d’une intervention à la table-ronde du 21 janvier 2006 sur « les lois de mémoire : contestations, justifications. Arguments pour un débat de fond » organisée par l’association Pollens de l’Ecole normale supérieure2 Paul Thibaud, philosophe et ancien directeur de la revue Esprit, a précisé le sens de sa position, différente de celle de l’appel « Liberté pour l’histoire ». Nous publions ci-dessous le texte de son intervention, suivi de celui de la pétition pour la « liberté de débattre » dont il a été l’initiateur en décembre 2005.

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Le Premier ministre était dans l’obligation de procéder à la demande de déclassement

Le 27 janvier 2006, 48 heures après que le Président de la République a annoncé que le Conseil constitutionnel allait être saisi sur la suppression du deuxième alinéa de l’article 4 de la loi du 23 février 2005, le Collectif des 72 enseignants et chercheurs en sciences sociales au sujet de l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 a publié un communiqué. Selon lui, le Premier ministre était dans l’obligation de procéder à la demande de déclassement de l’article en question.

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Colonisation, loi et histoire : un article invalidé cache l’autre, par Claude Liauzu

Au lendemain de l’annonce par le président de la République, Jacques Chirac, le 25 janvier 2006, de la saisine du Conseil constitutionnel pour qu’il retire de la loi du 23 février 2005 les dispositions contestées de l’article 4, ce texte de Claude Liauzu réagit à cette décision. Il se félicite du succès remporté mais met en cause l’article 3 de cette même loi créant une Fondation pour la mémoire et l’histoire de la guerre d’Algérie soumise au ministre des Anciens combattants et composée de nostalgiques de la colonisation. Le combat des historiens continuera tant que leur liberté sera soumise à des pressions politiques.

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pour une relecture de l’histoire coloniale, par Valérie Esclangon-Morin

Ce texte fait le point sur les recherches récentes en matière d’histoire coloniale et les derniers ouvrages liant République française et colonisation. Il convient de réfléchir en quoi l’analyse de cette « République coloniale » peut permettre aux enseignants de répondre aux
situations de crise que connaît l’école aujourd’hui 3.

Valérie Esclangon-Morin est professeur agrégée d’histoire, chercheur associée au groupe des Etudes des sujets controversés de l’histoire européenne (ESCHE) à l’INRP.

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