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Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

les degrés dans le crime, par Pierre Vidal-Naquet

Du 11 mai au 4 juillet 1987, au palais de justice de Lyon, Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon, a eu à répondre devant une cour d’assises de faits relevant de la complicité de crimes contre l’humanité. Sous ses ordres, de nombreux résistants, dont Jean Moulin, avaient été torturés et exécutés, des milliers de Juifs, dont les 44 enfants d’Izieu, avaient été déportés vers Auschwitz via Drancy.
Klaus Barbie, dont la défense était assurée par Jacques Vergès, a été condamné à la prison à vie pour complicité de crimes contre l’humanité1.

Me Vergès a plaidé la similitude de nature entre les crimes commis par l’Etat français lors de la guerre d’Algérie et ceux de l’occupant nazi – ces derniers étant imprescriptibles car reconnus crimes contre l’humanité2.

Tout au contraire, lors de son témoignage à ce procès, André Frossard avait abordé la distinction entre crime de guerre et crime contre l’humanité3, question que Pierre Vidal-Naquet devait développer dans l’article que vous trouverez ci-dessous4.

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D'après Plantu (Le Monde, décembre 2005)
L'enseignement

Ségolène Royal : la France doit regarder en face son histoire

Le conseiller spécial de la candidate socialiste à la présidence française Ségolène Royal, Jack Lang, a plaidé dimanche 4 février à Alger pour une «reconnaissance [par la France] des crimes commis par la colonisation» en Algérie, comme alternative aux «excuses» réclamées par Alger à Paris.
«La meilleure façon de s’excuser est de reconnaître la réalité des crimes qui ont été commis par la colonisation en Algérie de 1830 à 1962», a déclaré M. Lang à l’AFP.

Vous trouverez plus bas le commentaire que Gilbert Meynier, historien de l’Algérie, nous a adressé à ce sujet.

[Première publication, le 5 février 2007,

complétée le 6 février 2007]
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Oran 1962, par Fouad Soufi : 1. “l’histoire entre mémoire et oubli – géographie inhumaine”

Première partie de la communication de Fouad Soufi, conservateur en chef aux Archives nationales d’Algérie et chercheur au Centre de recherches en Anthropologie Sociale et Culturelle [CRASC] d’Oran :

Oran, 28 février 1962, 5 juillet 1962

Deux événements pour l’histoire, deux événements pour la mémoire

lors du colloque en l’honneur de Charles-Robert Ageron, « La guerre d’Algérie au miroir des décolonisations françaises » [Sorbonne, novembre 2000]5.

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Oran 1962, par Fouad Soufi : 2. “une guerre de trois – armée française, OAS et FLN”

Seconde partie de la communication de Fouad Soufi, conservateur en chef aux Archives nationales d’Algérie et chercheur au Centre de recherches en Anthropologie Sociale et Culturelle [CRASC] d’Oran :

Oran, 28 février 1962, 5 juillet 1962

Deux événements pour l’histoire, deux événements pour la mémoire

lors du colloque en l’honneur de Charles-Robert Ageron, « La guerre d’Algérie au miroir des décolonisations françaises » [Sorbonne, novembre 2000].

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Oran 1962, par Fouad Soufi : 3. “le 28 février 1962”

Troisième partie de la communication de Fouad Soufi, conservateur en chef aux Archives nationales d’Algérie et chercheur au Centre de recherches en Anthropologie Sociale et Culturelle [CRASC] d’Oran :

Oran, 28 février 1962, 5 juillet 1962

Deux événements pour l’histoire, deux événements pour la mémoire

lors du colloque en l’honneur de Charles-Robert Ageron, « La guerre d’Algérie au miroir des décolonisations françaises » [Sorbonne, novembre 2000].

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Oran 1962, par Fouad Soufi : 4. “le 5 juillet 1962”

Quatrième et dernière partie de la communication de Fouad Soufi, conservateur en chef aux Archives nationales d’Algérie et chercheur au Centre de recherches en Anthropologie Sociale et Culturelle [CRASC] d’Oran :

Oran, 28 février 1962, 5 juillet 1962

Deux événements pour l’histoire, deux événements pour la mémoire

lors du colloque en l’honneur de Charles-Robert Ageron, « La guerre d’Algérie au miroir des décolonisations françaises » [Sorbonne, novembre 2000].

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Sous la pression des historiens, l’Italie renonce à pénaliser le négationnisme

Le délit de « négation de la Shoah » ne sera pas introduit dans le code pénal italien. Lors du dernier Conseil européen des ministres de l’Intérieur et de la Justice, le garde des Sceaux transalpin, Clemente Mastella, avait déclaré : « La civilisation européenne a le devoir de dire non au négationnisme. Il ne peut y avoir de liberté d’opinion quand il s’agit d’incitation à la haine raciale. » Et d’annoncer la présentation d’un texte allant dans ce sens au Conseil des ministres italien. A la suite d’un appel de quelque 200 historiens italiens — parmi lesquels Carlo Ginzburg, Paul Ginsborg, Marcello Flores, Sergio Luzzato, Claudio Pavone —, le gouvernement italien y a renoncé. Ci-dessous le texte de cet appel, suivi d’une interview d’Enzo Traverso.

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L’ancien couvent de Sainte-Claire.
Perpignan

Perpignan : contestation d’un centre de documentation de la présence française en Algérie

La décision de Jean-Paul Alduy, sénateur-maire de Perpignan, d’aménager l’ancien couvent de Sainte-Claire, pour y installer un Centre de documentation de la présence française en Algérie, et y dresser un « Mur des disparus » de la guerre d’Algérie, continue à soulever une forte contestation.

Afin d’apaiser les esprits, il serait peut-être plus raisonnable que la municipalité de Perpignan renonce à un projet qui, avec la stèle des fusillés de l’OAS, ne peut que contribuer à donner une image discutable de la cité catalane.

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Les victimes de l’OAS à Oran en 1962

L’ANPROMEVO – Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS7 – a décidé de rappeler ces autres victimes, trop souvent oubliées, de la guerre d’Algérie.

Périodiquement, certains parlementaires s’informent auprès du gouvernement des perspectives concernant la reconnaissance du massacre d’Oran. Il s’agit en l’occurence des victimes des événements du 5 juillet1962.

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Oran 1962 - d'après Guy Pervillé, Atlas de la guerre d'Algérie (éd. autrement 2003)
Oran 1962

Le 5 juillet 1962 à Oran, par Jean-François Paya

Après avoir pris connaissance sur ce site de l’article Oran, juillet 1962 de M. Saâdoune, Jean-François Paya, historien qui a été présent à la base de Mers-el Kébir jusqu’en 1965, nous a proposé de publier son point de vue8.

Il ne nous appartient pas de prendre position sur le plan historique, mais il nous semble bon que différents points de vue puissent s’exprimer sur ces événements. C’est pourquoi vous trouverez ci-dessous une version actualisée en Janvier 2007 d’un article de Jean-François Paya publié en 1998 dans Pieds-noirs d’hier et d’aujourd’hui N° 929.

Mise au point de LDH-Toulon

Ce texte a été publié sur le site LDH-Toulon, il y a 5 ans. En reprenant ce “point de vue” que nous avait adressé un témoin qui se présentait comme un historien, nous espérions favoriser l’émergence d’un débat sur le drame d’Oran en juillet 1962.

Il apparaît que cette publication a pu être utilisée comme une caution donnée à une vision partisane de ces événements. Nous contestons et récusons un tel détournement.

Toulon, le 9 janvier 2012

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