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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

Appel à l'insurrection de l'OAS (fin mars 1962).
Les Européens d'Algérie et leur exode

Algérie 1962 : de quoi les Pieds-noirs ont-ils eu peur ?

Lundi 26 mai 2008, la Ligue des droits de l’Homme avait organisé un débat sur ce thème, à partir du film Algérie, Histoires à ne pas dire de Jean-Pierre Lledo, et du reportage « Sans valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie » de Pierre Daum et du dessinateur de presse Aurel dans Le Monde diplomatique de mai.

Plus de 200 personnes s’étaient retrouvées à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville (Paris) pour assister et participer au débat animé par Georges Morin, président de l’association Coup de soleil,
avec Pierre Daum, Mohammed Harbi, Jean-Pierre Lledo, Gilles Manceron et Benjamin Stora.

A propos du film « Algérie, histoire à ne pas dire », Mohammed Harbi, Benjamin Stora et Gilles Manceron ont eu l’occasion de préciser leurs positions.

Les échanges ont été parfois vifs et passionnés. Nous en avons retenus deux témoignages. Vous trouverez sur ce site celui de la cinéaste Dominique Cabrera qui propose des éléments de réponse à la question posée, et qui évoque, à travers ses souvenirs d’enfance et les rencontres qu’elle pu faire à l’occasion de ses déplacements en Algérie, la situation d’européens qui sont restés en Algérie après l’indépendance.

Le rôle extrêmement négatif de l’OAS a été souligné par plusieurs intervenants, et notamment par Jean-Pierre Gonon. Ce dernier, avocat au Barreau d’Alger de 1955 à 1961, membre de l’équipe des libéraux de l’Espoir Algérie et membre fondateur de l’Association France Algérie, nous a adressé le texte que vous trouverez ci-dessous. Il rappelle la directive n° 29 du général Salan, publiée le 23 février 1962, dont nous reprenons la présentation qu’en a faite Yves Courrière.

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Aix-en-Provence

Maryse Joissains-Masini, député-maire d’Aix-en-Provence et apologiste de l’OAS

Mais que cherche la député-maire d’Aix-en-Provence quand elle déclare : « on ne peut pas lui [Bastien-Thiry] reprocher d’avoir accompli de mauvaises actions » ?

Rappelons que la Ligue des droits de l’Homme estime illégitimes les hommages rendus à des hommes, tel Jean-Marie Bastien-Thiry, dont l’objectif était de détruire la République.

Vous trouverez ci-dessous un petit dossier consacré à cette affaire, avec un article paru dans France Soir le 6 juin, l’interview de Mme Joissains-Masini parue dans l’Express du 29 mai 2008, suivie de quelques informations concernant les maires qui se sont succédés depuis une soixantaine d’années à Aix-en-Provence. Nous terminons en évoquant deux traits de la personnalité de Maryse Joissains-Masini : son humanisme et son sens de la famille, renvoyant à un article de Cuverville
ceux qui voudraient en savoir plus.

[Cet article a été mis en ligne le 6 juin avec un titre qualifiant Mme Joissains de “négationniste” ;

le terme – impropre – a été remplacé le lendemain par l’expression “apologiste de l’OAS”]
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Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

Dominique Cabrera : « Il aurait fallu vouloir une Algérie arabe, berbère, juive et pied-noire »

Le 26 mai 2008, la LDH a organisé à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris un débat à partir du film Algérie, Histoires à ne pas dire de Jean-Pierre Lledo, et du reportage « Sans valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie » de Pierre Daum et du dessinateur Aurel dans Le Monde diplomatique de mai 2008. Avec pour titre « De quoi les pieds-noirs ont-ils eu peur ? », il a été animé par Georges Morin, président de l’association Coup de soleil, avec Pierre Daum, Mohammed Harbi, Jean-Pierre Lledo, Gilles Manceron et Benjamin Stora. Nous reproduisons ailleurs l’intervention de Jean-Pierre Gonon sur le rôle extrêmement négatif de l’OAS, et ci-dessous celle de la cinéaste Dominique Cabrera.

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Brochure éditée par le Croissant Rouge Algérien, juin 1959.
1945-1962

guerre des images, guerre sans image ? par Marie Chominot

L’étude de la guerre d’indépendance algérienne (1954 – 1962) par la photographie, c’est le choix de Marie Chominot pour sa thèse de doctorat en histoire, qu’elle a soutenue le 14 mai 2008. Elle a présenté le résultat de six ans de recherche dans les archives photographiques en France et en Algérie, sous la direction de Benjamin Stora, professeur d’Histoire contemporaine à l’Inalco. Un travail salué par l’ensemble du jury présidé par Omar Carlier, professeur à l’université Paris VII, comme « un travail exceptionnel ».

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La famille Donnat à Perpignan le 29 février 2008 (L'Indépendant, le 1er mars 2008).
Perpignan

la famille Donnat à Perpignan

La famille de Gaston Donnat est venue, à Perpignan le 29 février 2008, témoigner que tous les pieds-noirs n’avaient pas été de l’OAS. Le lendemain, près de deux cents personnes ont manifesté à l’appel du Cercle algérianiste leur attachement au “Mur des disparus”, seul lieu consacré à «la mémoire de leurs familles».

L’affaire de la famille Donnat repose la question du nombre et de l’exactitude des dossiers de disparus : il faut établir une liste qui ne puisse être contestée. Ce travail devrait être confié à des historiens, sous la responsabilité d’un comité scientifique indépendant de la mairie et de toute association mémorielle, comité dont le collectif départemental réclame la constitution pour piloter un véritable « centre de documentation sur l’histoire franco-algérienne ». Sans attendre, il faudrait qu’une plaque rende hommage à toutes les victimes de la guerre Algérie.

[Publié le 4 mars 2008, mis à jour le 24 mai]
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Dans le camp rom du quartier de Ponticelli (AFP).
A-gens du voyage en Europe

pogroms anti-Roms en Italie

De véritables pogroms anti-Roms ont enflammé Ponticelli, à l’est de Naples où des campements de tziganes ont été incendiés ces derniers jours dans le quartier surnommé le « Bronx de Naples ». Un article de Marco Imarisio pour le Corriere della Sera témoigne de ce déferlement de haine et de violence.

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Région de Sétif, Guelma, Kherrata, mai-juin 1945 (Ecpad).
Les massacres du Nord-Constantinois en 1945

Les massacres de Guelma en mai-juin 1945, par Jean-Pierre Peyroulou

L’historien français Jean-Pierre Peyroulou évoque, dans un entretien accordé à El Khabar, les résultats de la recherche qu’il a consacrée durant les sept dernières années aux évènements du 8 mai 1945 dans l’Est algérien.
Jean-Pierre Peyroulou a soutenu en septembre 2007 sa thèse de doctorat à l’Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris (EHESS) sous le titre : « Guelma 8 Mai 1945 : Répression dans le département constantinois à l’époque de l’Algérie française, la politique coloniale face aux réformes et au nationalisme ». Il publiera un livre tiré de cette thèse à l’automne prochain.

A la suite de cet entretien, vous trouverez l’exposé de Jean-Pierre Peyroulou au colloque organisé par la Ligue des droits de l’Homme, le 7 mai 2005 à Paris. Il concluait qu’«il y eut bien une insurrection à Guelma en mai 1945, mais peut-être pas celle que l’on croit.»

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A Guelma, le 27 avril 2008, l'ambassadeur de France à Alger, Bernard Bajolet, salue Saci Benhamla, ancien militant du PPA. (Ph. ambassade de France)
Les massacres de mai-juin 1945 en Algérie (Constantinois)

colloque à l’université de Guelma sur le 8 mai 1945 : intervention de Gilles Manceron

Le sixième colloque international sur les massacres du 8 mai 1945 à Guelma s’est tenu les 6 et 7 mai 2008 dans la salle de conférences de la bibliothèque centrale de l’université 8 mai 45 de Guelma.

Vous trouverez ci-dessous un résumé de quelques articles de la presse algérienne qui en rendent compte, suivie de l’intervention consacrée à la société française devant les massacres de mai-juin 1945 en Algérie, prononcée à l’ouverture du colloque par Gilles Manceron.

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