4 000 articles et documents

Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

Après le démantèlement de la stèle OAS de Marignane

En application d’une décision rendue par le Tribunal administratif de Marseille le 7 juillet 2008, les services de la Mairie de Marignane ont fait procéder le 18 novembre 2008 à l’enlèvement de la stèle OAS présente depuis le 5 juillet 2005 au cimetière Saint-Laurent de Marignane1.

Nous reprenons ci-dessous les réactions d’associations qui se félicitent de l’enlèvement d’une stèle qui n’a pas sa place sur le domaine public, et un article représentatif de la presse algérienne.

[Page mise en ligne le 20 novembre 2008, complétée le 23 novembre]

Lire la suite »
jaquette_2.jpg
Ecrire et enseigner l'histoire coloniale

histoire et mémoires des immigrations

A une époque où la place et le rôle de l’immigration dans la société française, la laïcité et la lutte contre les discriminations sont au cœur de l’actualité, un coffret de deux DVD propose des pistes de réflexion utiles à tous ceux qui sont amenés à aborder ces questions avec des jeunes. Il constitue un élément de réponse à la crise d’identité que traverse une génération de jeunes dont la plupart sont nés ici, mais dont les parents viennent d’ailleurs.

Réalisé par le CRDP de Créteil, en partenariat avec la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, ce coffret comporte quinze films documentaires, totalisant plus de 5 heures. A l’aide d’archives d’époque et d’interviews d’historiens, il rappelle les grands événements qui ont marqué deux siècles d’immigration en France. Il s’attarde notamment sur le lien particulier tissé entre la France et l’Algérie et sur l’intégration progressive de la communauté portugaise. Enfin, il s’intéresse aux combats à mener contre les discriminations et pour les droits de l’Homme.

Lire la suite »

Qui écrira l’histoire de l’Algérie ?

Les deux chambres réunies du Parlement algérien ont adopté, mercredi 12 novembre, une révision de la constitution dont l’objet principal était de permettre au président algérien, Abdelaziz Bouteflika, 71 ans, de briguer un nouveau mandat, mais qui a touché d’autres points.
Concernant l’écriture de l’histoire la constitution algérienne déclare maintenant 2 :

« L’histoire étant la mémoire et le patrimoine commun de tous les Algériens, nul n’a le droit de se l’approprier et de l’instrumentaliser à des fins politiques. Il appartient donc à l’Etat d’assurer la promotion de son écriture, de son enseignement et de sa diffusion. »

Avec Mohammed Harbi qui s’est prononcé pour une histoire dénationalisée et apaisée, une partie de la presse algérienne réagit en revendiquant pour les Algériens le droit de connaître leur histoire sans restriction et sans intervention de l’Etat.

Lire la suite »
Photo Olivier Got
Béziers

Hommage à l’OAS au cimetière de Béziers

Le 2 novembre 2008, un ancien de l’OAS a pu célébrer le souvenir des «partisans patriotes de l’Algérie française » devant la stèle à la gloire de l’OAS.

La veille, on avait pu entendre le 1er adjoint au maire de Béziers, Elie Aboud, déclarer au 19/20 de France 3 Languedoc-Roussillon : «L’arrêté ne dit pas interdiction du rassemblement : l’arrêté dit interdiction de prise de parole et de débordement. S’il y a un rassemblement dans le calme et le respect, donc, il n’y a pas d’interdiction.»

Par la suite, un certain nombre d’associations, dont la LDH, se sont adressées au Sénateur-Maire de Béziers pour lui demander
de faire retirer du cimetière neuf de Béziers la plaque reproduisant les noms et photos de quatre membres de l’OAS avec l’intitulé « fusillés pour avoir défendu l’Algérie française ». Dans son édition du 17 novembre 2008, le quotidien algérien El Watan cite longuement cet «appel au retrait de la stèle commémorative de l’OAS».

[Première mise en ligne le 3 nov 2008, dernière mise à jour le 17 nov 2008]
Lire la suite »

Création officielle de l’Association des pieds-noirs progressistes et leurs amis

Annoncée le 26 mai 2008, à l’occasion d’un débat organisé par la Ligue des droits de l’Homme à l’auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris, l’Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis (ANPNPA) a tenu son assemblée générale constitutive le samedi 8 novembre 2008, à Vitrolles (Bouches du Rhône).

L’assemblée a élu son président : Jacques Pradel.

L’une des premières décisions de l’ANPNPA a été de signer, avec d’autres associations, une lettre adressée le 12 novembre 2008 à Raymond Couderc, sénateur-maire de Béziers, lui demandant de faire retirer du cimetière neuf de Béziers la plaque reproduisant les noms et photos de quatre membres de l’OAS avec l’intitulé « fusillés pour avoir défendu l’Algérie française ».

Lire la suite »
Dessin extrait du dernieralbum de Tardi et Verney Putain de guerre ! (éd. Casterman, à partir du 13 nov)
L'arbitraire de l'armée : les fusillés de 14-18

les dossiers des victimes des tribunaux militaires doivent être rouverts

Le département du Doubs, après celui de l’Aisne, demande l’inscription des noms des “fusillés pour l’exemple” durant la Première Guerre mondiale sur les frontons des monuments aux morts des communes. Les élus du conseil général ont voté à l’unanimité une motion visant à appliquer cette mesure dès le 11 novembre 2008.

Aujourd’hui la ville de Reims a honoré la mémoire de deux officiers, les sous-lieutenants Henri Herduin et Pierre Millant, exécutés sans jugement sur ordre du commandement, le 11 juin 1916, et réhabilités en 1926, grâce notamment à l’action de la LDH. Pour que ce travail puisse se poursuivre, la LDH avait exigé le 7 novembre 2008 dans un communiqué que les dossiers des victimes des tribunaux militaires soient rouverts.

A cet égard, le discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Douaumont le 11 novembre 2008, à l’occasion du 90e anniversaire de l’armistice de 1918, est décevant.

Lire la suite »
cour_cass_odde.jpg
L'arbitraire de l'armée : les fusillés de 14-18

la chasse aux mutilations volontaires en 1914

«L’acte de mutilation volontaire charrie toute une série de représentations… Du côté du commandement, on traque la blessure suspecte de celui qui préfère s’auto-mutiler plutôt que de s’exposer aux risques du combat… Les médecins, érigés en experts de la «vraie blessure», établissent des diagnostics parfois douteux et lourds de conséquences… Plusieurs décisions de médecins militaires furent remises en cause pendant et après la guerre. »

Nicolas Offenstadt3
Lire la suite »
Mathurin Méheut, L’exécution capitale(Nord d’Arras, début juillet 1915)
L'arbitraire de l'armée : les fusillés de 14-18

pour la réhabilitation des “fusillés pour l’exemple”

Plutôt que de célébrer le quatre-vingt dixième anniversaire de l’armistice sur le mode des obsèques du dernier “poilu”, ne serait-il pas temps de réhabiliter les “fusillés pour l’exemple” de la guerre de 14-18 ?4

Voici le communiqué publié dans ce sens le 7 novembre 2008 par la Ligue des droits de l’Homme. La question a été relancée, après le vote d’une loi anglaise en 2006, par les démarches de plusieurs associations, en mai 2008, auprès des pouvoirs publics et des déclarations du secrétaire d’Etat aux anciens combattants Jean-Marie Bockel
5.


[Article mis en ligne le 29 juin 2008, mis à jour le 8 novembre 2008.]
Lire la suite »

Débat entre le Comité de vigilance sur les usages publics de l’histoire et Liberté pour l’Histoire

Les historiens Catherine Coquery-Vidrovitch, Gilles Manceron et Gérard Noiriel, membres du Comité de vigilance sur les usages publics de l’histoire (CVUH), ont répondu dans Le Monde du 8 novembre 2008 à une tribune de l’historien Pierre Nora, président de l’association Liberté pour l’Histoire(LPH), parue dans Le Monde du 11 octobre 2008. Nous reproduisons ci-dessous ces deux textes.

Lire la suite »
bachir_hadjadj.jpg
Le témoignage de Bachir Hadjadj

Bachir Hadjadj à Toulon

Invité par la section de Toulon de la LDH, Bachir Hadjadj sera à la Faculté de Droit de Toulon, jeudi 6 novembre, à 18h30, pour une conférence/débat sur le thème

Au-delà de toute polémique, 150 ans d’histoire d’une famille algérienne

Une affichette de présentation est téléchargeable.

Lire la suite »
Enrôlement d'un jeune Algérien (DR).
Harkis

nouvelles approches sur l’histoire des harkis dans la colonisation et ses suites

L’association Harkis et droits de l’Homme (AHDH) a organisé à Paris du 10 au 31 octobre un ensemble de rencontres destinées à débattre des idées reçues concernant l’histoire franco-algérienne en général et plus particulièrement celle des anciens harkis et de leurs descendants.

Les objectifs de «Français et Algériens : art, mémoires et histoire» étaient de susciter une réflexion sur les multiples facettes de cette histoire, sur les perceptions de chacun ; porter un regard critique sur l’histoire officielle, de l’Algérie comme de la France ; partager la connaissance transmise par des scientifiques, historiens, sociologues, ethnologues, anthropologues, didacticiens, psychiatres, psychologues ; identifier les enjeux permettant de s’approprier des lectures communes du passé pour mieux construire un avenir commun.

Dans le cadre de cet évènement ont eu lieu à l’Hôtel de Ville de Paris un colloque international et une journée d’étude destinée aux enseignants.
A la suite de leurs programmes, nous reprenons l’article d’El Watan qui rend compte de ces rencontres.

Lire la suite »