
biens mal acquis : la piste camerounaise
En juin dernier, le CCFD-Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement) a rendu public un nouveau rapport consacré aux avoirs détournés par certains chefs d’Etat africains. L’association, créée pour travailler sur les causes de la pauvreté et des inégalités et pour dégager des voies de développement, s’était précédemment penchée sur les cas des présidents Omar Bongo, Denis Sassou Nguesso et Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale). Le nouveau rapport intitulé «Biens mal acquis, à qui profite le crime ?» aborde notamment le patrimoine et l’enrichissement du président camerounais Paul Biya et de ses proches.
Vous trouverez ci-dessous la transcription de l’intégralité du chapitre de ce rapport consacré au Cameroun1. Un document que les vacances fastueuses du couple présidentiel camerounais à La Baule illustrent de façon scandaleuse (43 chambres ont été réquisitionnées dans deux hôtels de luxe de La Baule, au prix de 42 000 € par nuit2).
En janvier 2009, un rapport d’Amnesty International3 avait rappelé que « L’opposition politique n’est pas tolérée au Cameroun. Toute dissidence est étouffée soit par la violence, soit par le détournement de la justice pour réduire les personnes qui émettent des critiques au silence. »
La France, oubliant qu’on ne peut être en même temps l’ami des démocrates et celui des dictateurs4, aurait renouvelé son aide au Cameroun en confirmant le versement de 537 millions d’euros sur cinq ans pour le désendettement et le développement du pays5.




