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Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

La stèle OAS du cimetière du Haut-Vernet à Perpignan.
Perpignan

stèle OAS de Perpignan : en finir avec cette provocation

La cérémonie prévue le lundi 7 juin par les ex-OAS dans le cimetière du Haut-Vernet à Perpignan a été interdite par le préfet. Mais la stèle OAS est toujours en place…

Le collectif de Perpignan demande que cette stèle qui «porte atteinte à la neutralité des cimetières», soit déplacée vers un lieu privé.

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Soutien de la LDH à Karoline Postel-Vinay

La LDH apporte son soutien à Karoline Postel-Vinay chercheuse du CERI, qui a “osé” mettre en cause le soutien apporté par le Quai d’Orsay à une fondation franco-japonaise, compte tenu de ses positions douteuses. Où le dépôt d’une plainte apparemment abusive pour “diffamation” semble instrumentalisé pour détourner l’attention du fond du problème soulevé.

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Benjamin Stora à Alger à propos de « La gangrène et l’oubli » et de « Le Mystère De Gaulle »

Benjamin Stora était à Alger les 5 et 6 juin 2010 à l’occasion de la publication en Algérie, par l’éditeur Sédia, de ses livres La gangrène et l’oubli et Le Mystère De Gaulle, son choix pour l’Algérie. L’historien a fait une vente-dédicace de ces deux ouvrages à la Librairie du Tiers-Monde et donné une conférence-débat autour de son dernier livre au Centre culturel français (CCF). Une opportunité pour Algérie News de réaliser un entretien avec lui à propos de son actualité éditoriale algérienne et de ses travaux de recherche sur le fait colonial en Algérie.

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Ils sont défavorables à l’interdiction générale du port du voile intégral

Un projet de loi interdisant le port du voile intégral sur le territoire français est actuellement en cours d’élaboration au Ministère de la Justice.
Il devrait être présenté au Conseil des ministres le 19 mai, avant un examen à l’Assemblée nationale en juillet.

Alain Badiou qui y voit «une opération de diversion», et Jean-Pierre Dubois, président de la LDH, pour qui «les victimes seront les femmes», sont tous deux opposés à ce projet de loi.
La Commission nationale consultative des droits de l’homme et … le Conseil d’Etat n’y sont pas non plus favorables – ce dernier s’étant prononcé par deux fois en ce sens.

[Mise en ligne le 26 avril 2010, mise à jour le 4 juin 2010]

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Benjamin Stora à propos du film “Hors la loi”

Dans un entretien publié dans le quotidien algérien El Watan, l’historien Benjamin Stora évoque les polémiques qui ont entouré la présentation à Cannes du film Hors-la-loi de Rachid Bouchareb. Il revient sur les rapports entre la France et l’Algérie, qui restent obérés par l’occultation partielle en France de l’histoire du passé colonial.

Une situation qui devrait perdurer dans la mesure où Nicolas Sarkozy se montre «réceptif et sensible à cette partie de l’opinion publique française qui entretient une mémoire sélective de la guerre d’Algérie» (Nadjia Bouzeghrane).

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l’attaque israélienne de la flotille de Gaza doit faire l’objet d’une enquête indépendante et impartiale

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) relaie la demande d’une enquête pleinement conforme aux standards internationaux de ses organisations membres en Israel – ACRI, Adalah, B’tselem, PCATI – et dans les Territoires palestiniens – Al Haq et PCHR.

Le Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH) condamne fermement l’attaque militaire israélienne sur la flotte de navires qui transportait de l’aide humanitaire et des fournitures à Gaza et qui a causé la mort d’au moins une quinzaine de civils et blessé des douzaines d’autres.

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le collectif de Perpignan s’est opposé avec succès à l’hommage à l’OAS prévu le 7 juin 2010

Comme les années précédentes, le collectif Pour un centre de documentation à Perpignan sur l’histoire franco-algérienne2 s’est opposé à l’hommage à l’OAS prévu au cimetière du Haut-Vernet de Perpignan le 7 juin 2010, jour anniversaire de l’exécution d’Albert Dovecar et Claude Piegts, assassins du commissaire central d’Alger Roger Gavoury.

Au cours de la conférence de presse qu’il a donnée le 21 mai 2010, le collectif a rappelé ses autres demandes : le déplacement de la stèle dans un lieu privé, l’apposition d’une plaque à la mémoire de toutes les victimes d’Algérie au jardin de l’ancien couvent des Clarisses, et un centre de la mémoire en Algérie piloté par des scientifiques. Le collectif a organisé sur ce thème une conférence débat à l’université, le 27 mai, à 20 h 30.

On a appris le 1er juin que le préfet avait décidé que «toute manifestation et tout rassemblement à caractère revendicatif aux abords du cimetière du Haut-Vernet à Perpignan sont interdits le 6 juin 2010 à partir de 18h et durant toute la journée du 7 juin 2010», et que la mairie de Perpignan aurait décidé de fermer l’accès au cimetière pendant la même période. A la suite de la décision du préfet, le collectif a décidé de surseoir à sa manifestation, tout en maintenant sa vigilance.

[Mise en ligne le 25 mai 2010, mise à jour le 3 juin]

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assaut injustifiable des forces israéliennes contre des bateaux qui tentaient de forcer le blocus de Gaza

Après l’assaut donné lundi 31 mai 2010 par l’armée israélienne à la flottille qui tentait de briser le blocus de Gaza, la seule question qui se pose maintenant est de savoir si le gouvernement israélien continuera à bénéficier de l’impunité ou si certains gouvernements oseront prendre des mesures concrètes pour sanctionner Israël (Alain Gresh).

Manifestations à Toulon : voir notre agenda.

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ne confondez pas mémoire et histoire, monsieur le secrétaire d’Etat !

La création à venir d’une Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, contestée par de très nombreux historiens, continue à être un sujet de polémique.

L’intérêt de recueillir les témoignages d’anciens combattants de la guerre d’Algérie est indiscutable. Mais il est illusoire d’en attendre la mise à jour de « la réalité des faits» et c’est faire preuve d’une grande naïveté que de penser que « la vérité historique » ainsi dévoilée permettra de «réconcilier les mémoires». A titre d’exemple, on ne perçoit pas en quoi le témoignage de Roger Benmebarek sur les événements de mai 1945 à Sétif, rédigé dans le respect des « principes préconisés par son rapport remis au premier ministre, le 13 janvier 2006, pour préfigurer [cette] fondation»3, peut contribuer à cette réconciliation.
C’est pourtant ce que Hubert Falco avait affirmé lors du congrès de l’UNC, le 14 mai 2010, à Montpellier4.

Le secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants avait déclaré, le 2 février dernier à l’Assemblée nationale, que la fondation « n’est pas chargée d’écrire l’histoire de la guerre d’Algérie », mais de « transmettre à nos jeunes l’histoire de cette période»5. Comme il l’a répété à Montpellier, la fondation sera chargée « de défendre la vérité simple, la vérité toute nue», sans craindre «la vérité de l’histoire» : «Nous savons ce que fut la présence française en Algérie. Nous savons ce que le système colonial comptait en injustices de tous ordres. Mais nous savons aussi ce que les Français d’Algérie ont apporté à ce beau et grand pays».

Comment pourrait-il en être autrement de la part d’une fondation créée par une loi «portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en
faveur des Français rapatriés»6 ? Une fondation dont le député Lionnel Luca, auteur de l’incroyable proposition de loi visant à la reconnaissance du génocide vendéen de 1793-17947, attend avec impatience la mise en place, «afin de mieux approcher la vérité et la réconciliation entre les peuples».

Le débat qui entoure ce projet de fondation révèle une confusion des esprits. Afin d’apporter des éléments de réflexion sur le sujet, nous reprenons ci-dessous quelques textes d’historiens qui traitent des rapports entre mémoire et histoire.

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Cannes, le 21 mai 2010.
“Hors-la-loi” de Rachid Bouchareb (2010)

De la campagne de dénigrement du film « Hors-la-loi » à la « Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie »

La campagne contre le film Hors-la-loi a été orchestrée par quelques députés UMP, élus de départements où la présence de nombreux rapatriés d’Afrique du Nord et de leurs descendants laisse croire à l’existence d’un “vote pied-noir”. Cela augure mal de l’indépendance de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, prévue à l’article 3 de la loi du 23 février 2005, qui sera soumise aux pressions de ces ultras. D’autant que la confusion entre mémoire(s) et histoire ne fait qu’entretenir l’inquiétude provoquée par l’ambiguïté du projet d’Hubert Falco. Ci-dessous, une tentative de faire le point sur ces questions en s’appuyant sur une documentation rassemblée depuis plusieurs années — les liens pointent tous vers des pages de ce site.

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La polémique injustifiable autour du film “Hors-la-loi” : une instrumentalisation politique de l’histoire

Vendredi 21 mai 2010, Rachid Bouchareb a présenté à Cannes son film, Hors-la-loi, qui raconte le parcours de trois frères dont la famille a survécu aux massacres de mai 1945 à Sétif. Le matin même, entre 1000 et 1500 personnes se sont réunies devant le monument aux morts de Cannes. D’après nicematin.com, ces manifestants, âgés en moyenne de 70 ans, s’étaient mobilisés en réaction au film, pour un hommage aux « victimes françaises » de la guerre d’Algérie et des évènements de Sétif. Ils répondaient à l’appel du député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Luca qui, sans avoir vu le film, avait accusé Rachid Bouchareb de « falsifier » l’histoire et de « raviver les blessures » de manière « irresponsable ». Un rassemblement auquel participaient d’autres députés UMP – Bernard Brochand, maire de Cannes, Michèle Tabarot, Jean-Claude Guibal, Jean Leonetti (Alpes-Maritimes), Elie Aboud (Hérault, président du Groupe d’études parlementaire sur les rapatriés), Richard Mallié (Bouches-du-Rhône) –, Colette Giudicelli, sénatrice UMP des Alpes-Maritimes8, ainsi que des anciens combattants, des associations de harkis et des membres du Front national. Les manifestants arboraient des pancartes où l’on pouvait notamment lire « Non à ce film anti-français » et ils ont entonné la Marseillaise et le Chant des Africains. Ci-dessous, le dossier publié dans Le Monde sur ce nouvel épisode de la “guerre des mémoires”.

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