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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

Manifestation à Alger de familles qui veulent savoir ce qu'il est advenu de leurs disparus pendant la guerre civile. (AFP/GETTY IMAGES)
Algérie : les affrontements des années 1990

“la tragédie des «disparus» en Algérie”, par Robert Fisk

Alors que les émeutes s’étendent en Algérie – voir le site Algeria-Watch – un article de Robert Fisk, «The tragedy of Algeria’s ‘disappeared’», publié le 20 décembre dernier dans The Independant et repris ci-dessous en traduction française, rappelait un autre aspect du malaise algérien : la volonté du pouvoir d’occulter les crimes de la décennie noire des années 1990 – pudiquement désignée par l’expression “La tragédie nationale”.

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Enzo Taverso : “l’islamophobie est à la source du nouveau populisme de droite”

Le mot «populisme» a beaucoup servi ces derniers mois. Il a été prononcé à propos des attaques contre l’islam de Marine Le Pen, de la dénonciation des élites de Jean-Luc Mélenchon, de la transformation des Roms en boucs émissaires par Nicolas Sarkozy… De quoi est donc fait ce populisme qui frappe les démocraties occidentales ? Libération a sollicité trois philosophes: Jacques Rancière, Bernard Stiegler, et Enzo Traverso dont nous reprenons la contribution qui s’inquiète de la montée de l’islamophobie dans l’extrême droite européenne et une certaine droite1.

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le Manifeste des libertés : “l’égalité ne se divise pas”

Le Manifeste des libertés réagit aux attentats récents dirigés contre des chrétiens en Egypte et en Irak.

Pour l’association, la dénonciation de l’arabophobie et de l’islamophobie que nous voyons grandir, dans nombre de pays occidentaux, ne prend tout son sens que si, en même temps, dans les pays du monde arabe, des voix fortes s’élèvent contre les discriminations et violences que subissent chez eux leurs propres minorités. On ne peut réclamer aux autres l’égalité et la liberté tout en la refusant chez soi à ses propres « autres ».

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 6 janvier 2011 : journée de solidarité internationale avec les luttes sociales en Tunisie

A Paris : rassemblement à 18 heures

Place de la Fontaine des Innocents

(Près du métro Châtelet / les Halles, ligne 4 ou RER A)

et également : en France (Lyon – Toulouse – Nantes – Marseille – Montpellier – Strasbourg – Lille…), au Maghreb (Alger – Rabat – Nouakchott), au Liban (Beyrouth), en Belgique (Bruxelles), en Suisse (Genève…), en Allemagne (Berlin..), à Londres, au Canada (Montréal – Québec) …

Le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) demande à l’UE de condamner la répression des mouvements sociaux de Sidi Bouzid.

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les “événements” de Tunisie

De l’avis de nombreux Tunisiens, depuis l’explosion de colère du 17 décembre dernier à Sidi Bouzid, il se passe quelque de nouveau dans le pays. Un avis partagé par la fille du militant tunisien Ammar Amroussia interpellé à Gafsa le 29 décembre et dont personne n’a eu de nouvelles depuis : «Ce qui change c’est que les gens n’ont plus peur de protester, de manifester. La répression n’arrive plus à les étouffer. Il y a tout un mouvement social qui touche tout le monde, les jeunes, les avocats, les diplômés, les couches sociales touchées par le régime de Ben Ali. Tout le monde proteste contre ce régime.»2

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Immigration algérienne en France

Des Chibanis sous contrôle administratif

Ils sont venus pour travailler et sont finalement restés. Des migrants des années 1960 vieillissent aujourd’hui dans les villes d’Europe occidentale, souvent dans l’isolement et la précarité.

Des associations dénoncent l’acharnement croissant de certaines caisses de retraite, caisses d’allocations familiales et administrations fiscales vis-à-vis des vieux migrants démunis3. Des contrôles discriminatoires et des demandes abusives de certaines caisses de sécurité sociale (CRAM, CAF, MSA) aboutissent à des redressements et des suppressions de prestations insupportables pour des personnes en situation de précarité.
Certes, des dispositions légales prévoient de contrôler la résidence en France des bénéficiaires de la quasi-totalité des prestations sociales. Mais cette condition de résidence ne peut remettre en cause la liberté fondamentale d’aller et venir, qui passe nécessairement par le maintien du droit au séjour et des droits sociaux (protection maladie, minimum vieillesse, logement). Dans ces conditions, les pratiques discriminatoires de contrôle de la résidence et de suspension des prestations pour les vieux migrants n’en apparaissent que plus indécentes.

Sous prétexte de lutte contre la fraude, la chasse aux vieux immigrés pauvres habitant les foyers semble avoir commencé. Un dossier de Nadjia Bouzeghrane, publié dans l’édition du 23 décembre 2010 du quotidien El Watan.

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Détail de la Tabula Peutingeriana, copie du XIIIe siècle d'une ancienne carte romaine.
Soulèvement et répression du Nord-Constantinois (août 1955)

France-Algérie : “le péché originel” par Georges Apap

Le texte qui suit a dix ans – il a été publié comme tribune dans l’édition du 5 janvier 2001 du quotidien L’Humanité –, et il mérite d’être relu aujourd’hui.

Son auteur, Georges Apap, né en 1926 à Djidjelli, petit port de la côte algérienne, a parcouru l’Est et le centre de l’Algérie pendant les trente huit premières année de sa vie.
Licencié en droit de la faculté d’Alger, il est avocat à Philippeville à partir de 1951 – il a vécu dans cette ville la journée dramatique du 20 Août 1955.
Devenu magistrat, il se retrouve en 1957 juge d’instance à Ain Beïda,
où il occupe de fait les fonctions de juge d’instruction et de procureur de la République.

Après l’indépendance, en 1962, il reste en Algérie pour aider à mettre en place l’organisation de la justice. A partir de 1964, il est magistrat en France pendant 28 ans dont vingt ans dans la fonction de procureur de la République. Il prend sa retraite en 1992, peu de temps après avoir été nommé avocat général à la cour d’appel de Paris.

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L'Echo d'Alger des 21-22 août 1955.
Soulèvement et répression du Nord-Constantinois (août 1955)

retour sur le 20 août 1955 dans le Nord-Constantinois

L’insurrection du Nord-Constantinois, le 20 août 1955, est un moment important de la guerre d’Algérie. Ce jour-là, une trentaine d’agglomérations de la région de Philippeville (aujourd’hui Skikda) ont été attaquées de façon simultanée. La répression qui s’ensuivit fut terrible…

Claire Mauss-Copeaux vient de terminer une recherche sur ces événements qui n’avaient jusqu’à présent pas été analysés par des historiens.
Le résultat de son travail fait l’objet d’un livre, Le 20 août 1955 en Algérie, insurrection, répression, massacres, qui sera disponible en librairie courant janvier 2011.

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Harkis

El Watan présente “les harkis, histoire, mémoire et transmission”

A l’occasion de la parution de l’ouvrage Les harkis, histoire, mémoire et transmission, le quotidien algérien de langue française El Watan publie dans son édition du 20 décembre 2010 un dossier de Walid Mebarek consacré aux harkis.

On ne peut que se féliciter de cette initiative qui contribuera à combattre les préjugés qui, de part et d’autre de la Méditerranée, «déforment et instrumentalisent le passé».

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Destruction de caravanes de Roms à Aix-en-Provence.
A-gens du voyage en France

la Loppsi 2 organise l’évacuation forcée des campements illicites

L’Assemblée nationale examinera en deuxième lecture, du 14 au 17 décembre, le projet de loi «d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure» (Loppsi 2)5, le vote étant prévu pour le 21 décembre prochain.

Son article 32 ter A, qui crée une « Procédure d’évacuation forcée des campements illicites» – avec expulsions, destruction des habitats dans les 48 heures, amendes de 3750 euros pour ceux qui s’y opposeraient – soulève une émotion légitime : il vise à criminaliser les formes de vie alternative, cabane, tipis, yourtes, roulottes, etc… 6

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Maison Maréchal Juin, à Aix-en-Provence.
Aix-en-Provence

Aix-en-Provence subventionne l’Algérie française

La Maison du Maréchal Alphonse Juin ou Maison des Rapatriés d’Aix-en-Provence7 mérite d’être visitée. A condition de pouvoir y pénétrer, car son accès semble réservé à une certaine catégorie de rapatriés, comme l’expose le Ravi dans l’article repris de son dossier de décembre 2010 consacré à l’extrême droite.

Un article qui illustre à nouveau les penchants nostalgériques de Maryse Joissains-Masini, si l’on en juge par les grasses subventions que la municipalité d’Aix-en-Provence verse à cette maison – il est vrai que «quand on aime …»

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