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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

un rassemblement de victimes du terrorisme

Selon ses organisateurs, 650 personnes dont 400 «victimes d’actes terroristes originaires de plus de 35 pays» seront accueillies à Paris pour témoigner «en toute neutralité politique et religieuse», et participer au VIIe Congrès international des victimes du terrorisme qui se tiendra à l’École militaire de Paris, du 15 au 17 septembre 2011. Un congrès patronné par le Président de la République et dont les cérémonies officielles se dérouleront en présence de chefs d’État et de gouvernement, de plusieurs ministres et de personnalités royales.

Un congrès dont le thème et la présence de certains intervenants suscitent des interrogations sur la finalité. L’édition du 14 septembre du quotidien algérien El Watan y consacre un dossier repris ci-dessous, comportant notamment un entretien avec le directeur général de l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT), Guillaume Denoix de Saint-Marc, co-organisateur du congrès de Paris.

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une vision particulière du terrorisme

Un rassemblement international de victimes du terrorisme se réunira à Paris les 15, 16 et 17 septembre, sous le haut patronage du Président de la République.

Ce congrès, dirigé par Guillaume Denoix de Saint Marc, soulève un certain nombre de questions. Afin d’alimenter la réflexion, nous reprenons ci-dessous deux interventions à ce sujet : celle de Mostefa Boudina, Président de l’Association algérienne des anciens condamnés à mort 1954-1962, publiée le 7 septembre dernier dans L’Expression, et celle du journaliste Sébastien Fontenelle, publiée dans Le Monde diplomatique de septembre.

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Identité nationale

Après les Roumains, les Comoriens : Claude Guéant sombre dans la xénophobie

« Il y a à Marseille une immigration comorienne importante qui est la cause de beaucoup de violences. Je ne peux pas la quantifier ».
La nouvelle « petite phrase » a été lâchée dimanche soir dernier par le ministre de l’Intérieur et elle a beaucoup choqué localement (voir par exemple les articles de La Provence1).

A la suite de la réaction de la Fédération départementale de la LDH, nous reprenons le commentaire de Laurent Mucchielli, initialement publié sur son blog.

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France-Rwanda : justice et respect des droits de l’homme

A l’occasion de la visite en France de Paul Kagamé, président de la République du Rwanda, la Fédération internationale des ligues de droits de l’Homme (Fidh) et la Ligue des droits de l’Homme (Ldh) expriment certaines de leurs préoccupations communes.

Elles commencent en évoquant l’état des poursuites engagées en France contre des présumés génocidaires2.

Les deux organisations dénoncent également l’autoritarisme du régime rwandais et les violations des droits de l’Homme dont il se rend coupable. Les violations ont culminé lors de la dernière campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2010, avec notamment la fermeture de certains journaux d’opposition et de radios, et les arrestations et mises en résidence surveillée d’opposants. Parmi ces derniers, Victoire Ingabiré est jugée en ce moment pour complicité de terrorisme et atteinte à la sûreté de l’Etat ; sans prendre parti ici sur le contenu de ses positions politiques, celle-ci a droit à une justice équitable.

Les succès économiques et sociaux du Rwanda sont indéniables – Jean-François Dupaquier les met en évidence dans une série d’articles3 – mais ils ne sauraient faire oublier les aspects policiers et autoritaires du régime, son dirigisme culturel, ni le harcèlement et la répression dont les défenseurs des droits de l’Homme sont l’objet.

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Harkis

pour la reconnaissance officielle de la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre des harkis

Lettre ouverte adressée au Président de la République.

À la veille de la journée officielle d’hommage aux harkis du 25 septembre 2011, la Ligue des droits de l’Homme s’adresse à Nicolas Sarkozy pour la reconnaissance officielle de la France dans le comportement qu’elle a eu envers les harkis durant la guerre d’Algérie et au lendemain de l’indépendance de ce pays.

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Dessin d'Ali Ferzat
Autres pays arabes et Afghanistan

Syrie : ils brisent les mains d’un caricaturiste

Selon l’ONU, au moins 2.200 personnes, en majorité des civils, ont été tuées depuis la mi-mars par les forces de “sécurité” du tyran syrien. Ali Ferzat est un des milliers de blessés : enlevé le 25 août 2011 à Damas, des sbires de Bachar al-Assad lui ont brisé les mains…

Pourquoi parler de lui ? … C’est qu’Ali Ferzat est caricaturiste. Ses armes sont ses mains, qui combattent à coups de crayon les cruautés humaines. Nous n’oublierons pas Ali Ferzat, comme nous n’avons oublié ni le pianiste Miguel Angel Estrella dont les tortionnaires uruguayens brisaient les doigts il y a trente ans, ni le chanteur Victor Jara, assassiné le 15 septembre 1973 dans les geôles chiliennes, après avoir eu les doigts coupés à la hache.

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“les colonies d'Asie” (escalier de la gare Saint-Charles à Marseille)
Villes du Midi et mémoire de l'Algérie française

Tourisme en nostalgérie, Le Ravi (été 2011)

Dans son numéro de juillet-août 2011, le Ravi, mensuel satirique de la région PACA, proposait sous le titre « Balade touristique nostalgérique », en guise de dépaysement, un petit circuit permettant de découvrir une véritable spécialité locale : les lieux de mémoires des nostalgiques de l’Algérie française. Voici le circuit suggéré par le Ravi4 ; vous pourrez le compléter avec la page consacrée aux monuments du pourtour méditerranéen qui rendent hommage à l’OAS.

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Les essais nucléaires français étaient-ils quasiment inoffensifs ?

C’est la première question qui vient à l’esprit quand on prend connaissance des conclusions de la Commission d’Indemnisation des Victimes des Essais Nucléaires (CIVEN) : elle vient de rejeter 127 demandes d’indemnisation sur les 129 dossiers qu’elle a examinés.

Mais ce n’est pas l’avis de l’Association Vétérans des essais nucléaires, qui se battent avec les forces qui leur restent pour obtenir une indemnisation de toutes les personnes contaminées au cours de ces essais.

Ce n’est pas non plus l’avis du Docteur Christian Sueur qui met en cause, dans un article très documenté, le manque d’impartialité dont a fait preuve l’État français en confiant le suivi sanitaire des essais nucléaires au Ministère de la Défense : «Il est donc urgent de mettre en place, de façon indépendante des autorités militaires et du Service de Santé des Armées, une telle enquête scientifique, afin d’objectiver la réalité de ces pathologies génétiques transmises de façon transgénérationnelles, et de prévoir la mise en place des structures sanitaires de dépistage et de soins médico-psychologiques, et des structures médico-éducatives nécessaires pour ces enfants et leurs familles.»5

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Livres et films sur la guerre d'Algérie

Le Journal (1955-1962), de Mouloud Feraoun

journal_feraoun.jpgMouloud Feraoun a été assassiné en mars 1962 par un commando de l’OAS, quelques jours avant le cessez-le-feu. Instituteur puis directeur de cours complémentaires en Kabylie, il a été adjoint au chef du service des Centres sociaux éducatifs à Alger. Il a laissé un témoignage unique sur la guerre d’Algérie, son Journal des années 1955-1962. Cette œuvre d’un Algérien de double culture vient d’être rééditée dans une collection de poche, ce qui le rend à nouveau accessible6.

Cet ouvrage a fait l’objet d’une adaptation théâtrale : à partir d’une trentaine de pages du Journal, Dominique Lurcel a mis en scène un monologue intitulé Le contraire de l’amour, qui a subjugué les spectateurs lors de représentations données à Lyon et au Festival d’Avignon (off) en juillet dernier7.

Ci-dessous des extraits du choix scénique de Dominique Lurcel, reproduits avec son autorisation (les intertitres ont été ajoutés).

[Mis en ligne le 11 août 2011, mis à jour le 29]

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(source : http://www.outre-mer.gouv.fr/?-polynesie-francaise-.html)
Polynésie

la Polynésie française veut sa réinscription comme territoire à décoloniser

L’Assemblée de la Polynésie française a voté, jeudi 18 août à Papeete, pour la réinscription de la collectivité sur la liste des territoires non autonomes à décoloniser. Cette liste établie par les Nations Unies comporte actuellement 16 territoires parmi lesquelles la Nouvelle Calédonie. La demande sera présentée par le président indépendantiste de l’archipel, Oscar Temaru, lors du forum des îles du Pacifique en septembre à Auckland.

Dans un entretien à la Dépêche de Tahiti en juillet, Nicolas Sarkozy avait déclaré : « tant que je serai président de la République, je protègerai les Polynésiens contre cette démagogie ».

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Arrivée dans le camp de Drancy de Juifs raflés le 20 août 1941. (Source photo : DIZ Muenchen GMBH, Süddeutscher Verlag Bilderdienst ; crédit photo : D.R)
Diverses questions d'histoire

La rafle méconnue du 20 août 1941

Ce jour là, il y a 70 ans, les policiers français soutenus par des militaires allemands, arrêtent 4 232 Juifs en plein Paris, pour les envoyer vers le camp de Drancy qui vient d’ouvrir. Souvent absente des manuels d’histoire, elle est le résultat du zèle du gouvernement de l’État français dirigé alors par le maréchal Pétain. L’article ci-dessous est repris du blog de l’association MEMORIAL98 qui combat le racisme, l’antisémitisme et tous les négationnismes (Arménie, Rwanda, Shoah…)
8.

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Soulèvement et répression du Nord-Constantinois (août 1955)

Philippeville, 20 août 1955 : le début de la fin de l’Algérie française

Le 20 août 1955 peut à juste titre être considéré comme le second point de départ de la guerre d’Algérie9. Ce jour-là, une insurrection a secoué le Nord du Constantinois : à midi, malgré un rapport de force qui leur était très défavorable, les militants du FLN et la population algérienne ont attaqué des symboles de l’occupation française (gendarmeries, commissariats, casernes, etc.) ainsi que des structures économiques. Il y eut deux massacres d’Européens, à El Alia et à Aïn Abid. L’insurrection fit long feu. Dès le 20 août, la répression fut terrible ; elle se poursuivit au cours des semaines suivantes faisant autour de 10 000 morts du côté algérien ; on dénombra une centaine d’Européens.

Pour les Algériens cette révolte a sans doute été le résultat d’une prise de conscience : il leur était apparu impossible d’accéder à l’indépendance de façon pacifique. Quant aux plus lucides des Européens, ils ont dû ressentir comme Georges Apap que « la guerre était devenue inévitable ». Vivre ensemble ne peut se concevoir que dans le respect de l’égalité des droits…

Aujourd’hui, Skikda s’apprête à commémorer un des épisodes les plus sanglants de cette guerre. Comment parvenir à savoir ce qu’il s’est alors passé ? En consultant les historiens – voir l’ouvrage de Claire Mauss-Copeaux –, les journalistes – voir les articles de Robert Lambotte –, ou les survivants … Donner la parole à ces derniers c’est ce que Soraya vient de réaliser, au cours d’un séjour en juin dernier.

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