l’Algérie, cinquante ans plus tard, par Michèle Villanueva
Il y a un an, un éditeur libraire m’a proposé de faire partie d’un projet collectif à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance algérienne. Sous-forme de témoignage, il s’agissait d’évoquer notre ressenti ou notre vécu, “Nous et l’Algérie”, par un texte personnel – toutes les formes littéraires étant acceptées à l’exception de la fiction.
À mon premier envoi, on m’a signifié que mon texte faisait une part trop importante à l’Histoire. Je l’ai modifié trois à quatre fois, mais cela n’a pas suffi. Il est vrai que je ne peux évoquer mon passé en faisant abstraction du canevas tragique de la décolonisation qui en a constitué la toile de fond. Voici donc mon témoignage où s’entremêlent, de façon indissociable, ma vie personnelle et l’Histoire.




