
le général Videla : des milliers de disparitions, des vols de bébés …
Dans une longue interview video donnée en avril 2012, l’ancien chef de la junte militaire argentine, Jorge Videla, au pouvoir de 1976 à 1983, a avoué pour la première fois, le meurtre des desaparecidos. « Nous avons tué entre 7 000 et 8 000 personnes, et fait disparaître leurs corps », dit-il. Pour justifier ces crimes il assure « qu’il n’y avait pas d’autres solutions pour gagner la guerre contre la subversion, […] on ne pouvait ni les enfermer ni les tuer au grand jour ». Les Mères de la Place de Mai, qui depuis plus de trente ans luttent pour savoir la vérité, évoquent le nombre de 30 000 disparus. Aujourd’hui âgé de 86 ans, Videla purge déjà deux peines de prison à perpétuité pour crime contre l’humanité.
Les méthodes utilisées dans les années 1960 et 1970 par les militaires argentins, brésiliens et chiliens chargés de la lutte contre la « subversion » leur avaient été enseignées par d’anciens officiers français de la guerre d’Algérie – voir cet article 1.
A l’issue d’un nouveau procès, Jorge Videla a été condamné le 6 juillet 2012 à une peine de 50 ans de prison pour le vol de bébés nés durant la captivité de leurs parents – lire le témoignage de Victoria Donda, députée argentine, fille de desaparecidos, née en captivité et donnée en adoption à des militaires proches de la Junte.








