Roms : la France à nouveau sous surveillance de la Commission européenne
Choquées par les récents démantèlements de camps illégaux, des organisations de défense des droits de l’homme s’inquiètent de la politique du gouvernement français envers les Roms. Jeudi 9 août, deux campements ont été évacués près
de Lille, à Hellemmes et Villeneuve-d’Ascq, à la demande de la communauté urbaine de Lille présidée par Martine Aubry. Ces expulsions ont suscité la colère des associations locales qui ont dénoncé l’absence de solutions de relogement.
Le même jour, un charter de 240 Roms bénéficiaires de l’aide au retour quittait Lyon pour Bucarest, une pratique condamnée en novembre2011 par le Comité européen des droits sociaux (CEDS). La Commission européenne suit de près la manière dont les autorités françaises procèdent au démantèlement des campements de Roms et veut s’assurer du respect des garanties contre les expulsions arbitraires et les traitements discriminatoires.
La question – naïve ? – qui se pose également est de savoir si cette politique définie et mise en œuvre par le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, est bien conforme aux engagements écrits de François Hollande ou si elle ne se situe pas plutôt dans la “tradition sarkozyenne”.





