
la mémoire des fusillés de 14-18
Le conseil scientifique de la Mission du Centenaire a rendu public le 1er octobre 2013 son rapport sur les Fusillés de la Première Guerre mondiale, que l’on peut Lire la suite »
Autour de la tuerie d’Oudjehane, par Michel Mathiot
Réflexions sur le livre de Claire Mauss-Copeaux, La Source, Mémoires d’un massacre, Oudjehane, 11 mai 1956, par Michel Mathiot. 2

Le Front national et l’immigration
Dans les textes de l’extrême-droite, le mot “immigré” désigne systématiquement soit une personne originaire du Maghreb ou de l’Afrique sub-saharienne, ou qui en a l’apparence, soit une personne de confession musulmane, ou présumée l’être.
Le Front national fait une véritable fixation sur ces “immigrés” et sur l’immigration. On ne sait s’il s’agit de ce que le corps médical qualifie de trouble obsessionnel compulsif – un TOC collectif – mais il faut constater que cela l’amène à considérer comme avérées des affirmations inexactes – de ce point de vue, la fille Le Pen est bien dans les traces de son père.
Nous reprenons ci-dessous (en italique) des déclarations de Marine Le Pen et des extraits de son programme3 qui illustrent les remarques précédentes.
plus de 5000 Roms évacués par la force au cours de l’été 2013
Tout en prônant un « pacte de dignité »4, le gouvernement poursuit les évacuations violentes, brutales et inutiles. Les dernières données publiées par la LDH et l’ERRC confirment que les évacuations forcées des Roms se sont poursuivies à un rythme élevé durant le troisième trimestre 2013. Au total, il y a eu 56 évacuations perpétrées par les forces de l’ordre concernant 5 003 personnes, et 5 évacuations suite à un incendie affectant 500 personnes.
Le rapport concernant le 3e trimestre 2013 : http://www.errc.org/cms/upload/file/france-forced-evictions-full-survey-27-september-2013-french.pdf 5
De son côté, le Défenseur des droits accuse le gouvernement de ne pas appliquer la circulaire du 26 août 2012 encadrant le démantèlement des bidonvilles roms.
Amnesty International dénonce le sort des Roms condamnés à l’errance
Dans un éditorial intitulé «Roms, la faute de Manuel Valls»6, le quatidien Le Monde condamne les déclarations de Manuel Valls : «en désignant l’ensemble d’une population étrangère – et néanmoins européenne –, en stigmatisant une population ethniquement étiquetée, en la jugeant incapable de s’intégrer en France, le ministre de l’intérieur renonce à des principes élémentaires républicains : l’accueil, l’intégration, la solidarité.»
Une condamnation à laquelle Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne, joint sa voix.
Une condamnation que confirme le nouveau rapport d’Amnesty International consacré à la situation des Roms en France, dans lequel l’organisation dénonce «une politique qui n’a pas interrompu le cycle infernal des expulsions forcées.»
vingt ans après Oslo : imposer le droit à l’autodétermination du peuple palestinien
Ci-dessous la tribune, publiée ce 25 septembre 2013, dans La Croix, et signée par les associations membres de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, dont la LDH.

2012 : le Journal de Mouloud Feraoun à l’Odéon
Un événement : le 13 février 2012 la parole de Mouloud Feraoun a résonné à l’intérieur d’un théâtre national français. Arezki Metref était à l’Odéon pour la représentation du Contraire de l’amour, adapté du Journal de Mouloud Feraoun et mis en scène par Dominique Lurcel, et interprété par Samuel Churin et Marc Lauras.

2013 : centenaire de la naissance de Mouloud Feraoun
Il est intéressant, dans la mesure où cet écrivain reste assez méconnu en France – même si l’on peut saluer la réédition7, à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie et de celui des Accords d’Evian, du Journal de cet écrivain en collection Seuil Points qui met ainsi à la portée de tous un écrit essentiel de cette guerre – il est donc intéressant de chercher de l’autre côté de la Méditerranée (même quand elle s’édite dans des circuits périphériques en France) ce qui s’est écrit pour le cinquantenaire de son assassinat (mars 1962) ou le centenaire de sa naissance (2013). 8
Ci-dessous un dossier établi par Christiane Chaulet Achour.
Syrie : après l’accord sur les armes chimiques
La Ligue des droits de l’Homme, avec le REMDH et la FIDH, continue à apporter son soutien à l’opposition démocratique syrienne.
Avec Amnesty international, elle considère que de nombreuses autres actions concertées de la communauté internationale sont nécessaires afin d’imposer l’obligation de rendre des comptes et d’atténuer la crise humanitaire qui sévit dans le pays.
Affaire Zyed et Bouna : les deux policiers seront jugés en correctionnelle
Le 27 octobre 2005, Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans, étaient morts électrocutés dans un transformateur EDF où ils s’étaient réfugiés. Un troisième jeune, Muhittin Altun, 17 ans au moment des faits, avait été grièvement brûlé.
Huit ans après les faits, la cour d’appel de Rennes a décidé, vendredi 20 septembre, de renvoyer en correctionnelle deux des policiers impliqués dans la mort de Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans, morts en 2005 à l’issue d’une course-poursuite à Clichy-sous-Bois.
Roms : où allons-nous ?
Les déclarations récentes du maire UMP de Croix – il a laissé entendre qu’il soutiendrait quiconque « commettrait l’irréparable » contre un Rom – ont fait couler beaucoup d’encre. Le plus inquiétant est qu’elles s’insèrent dans le discours de stigmatisation des Roms tenu par des dirigeants UMP – Christian Estrosi, Nathalie Kosciusko-Morizet … –, pendant que les démantèlements de camps illicites se poursuivent sous la férule d’un ministre socialiste.

retour à Thiaroye
L’ouvrage collectif Nouvelle histoire des colonisations européennes XIXe-XXe siècles publié aux PUF sous la direction de Christelle Taraud et Amaury Lorin comporte un chapitre consacré au «Massacre des ex-prisonniers de guerre coloniaux le 1er décembre 1944 à Thiaroye (Sénégal)».
Au terme d’une enquête de longue haleine, son auteure, Armelle Mabon, propose une relecture de la “mutinerie” de Thiaroye (Sénégal) le 1er décembre 1944. Après avoir rappelé que les soldats “indigènes” avaient d’abord combattu pour la France des débuts de la guerre à la défaite de juin 1940, avant d’être faits prisonniers par les Allemands et détenus pendant quatre ans (1940-1944) dans des Frontstalags sur le sol français, elle souligne que c’est bien la question des soldes impayées qui se trouve au cœur de la révolte. Armelle Mabon a accepté de répondre aux questions de LDH Toulon, et notamment sur les raisons qui l’ont amenée à modifier son point de vue sur cet épisode tragique du passé colonial français9.