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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

Bonnes feuilles : « Le racisme scientifique et médical » par Elodie Edwards-Grossi et Delphine Peiretti-Courtis

Extraits de la première histoire du racisme scientifique et médical en langue française, alors que celui-ci se voit parfois réhabilité aujourd'hui.

La sociologue Elodie Edwards-Grossi et l’historienne Delphine Peiretti-Courtis ont publié en février 2026 « Le racisme scientifique et médical, du XIXe siècle à nos jours »(PUF). Il s’agit de la première étude historique et sociologique en langue française de ce racisme et de ses circulations en France, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et au Canada, de ses débuts jusqu’à aujourd’hui, où nous assistons à la réhabilitation de certaines thèses scientifiques héritées de l’époque esclavagiste et coloniale. Nous en publions ici les bonnes feuilles tirées de l’introduction, ainsi que la table des matières.


Le 26 décembre 2024, un député français d’extrême droite partageait, sur le réseau social X (anciennement Twitter), une carte censée représenter le Quotient Intellectuel moyen par pays, qui rappelait en tout point les procédés classificatoires du XIXe siècle[1]. Cette carte avait été cosignée dans un ouvrage publié en 2002 par Richard Lynn, un ancien psychologue et professeur de l’université d’Ulster en Irlande et Tatu Vanhanen, politologue finlandais, qui avait versé dans la sociobiologie. Elle permettait, en un coup d’œil, par le jeu des couleurs, d’y découvrir une hiérarchie des populations, selon des capacités intellectuelles supposées. La légende identifiait en rouge les pays dans lesquels la population était censée détenir un QI inférieur à 85 : ils étaient tous placés en Afrique subsaharienne. Les pays identifiés par la couleur bleue, désignant des populations porteuses d’un QI jugé supérieur à 95 voire à 105, étaient situés en Amérique du Nord, en Australie, en Asie ou encore en Europe.

Ce planisphère révèle toute la prégnance et les permanences, à l’heure actuelle, de la ferveur taxinomique et du racisme scientifique nés aux XVIIIe et XIXe siècles, et pose la question de ses ramifications au sein de la sphère politique. Publicisée par un élu de la République, cette carte illustre bien la circulation de la science raciste en vue de mettre en relief des inégalités supposées biologiques, au service d’une idéologie politique « inégalitariste » et d’une conception ethno-nationaliste. Relayée auprès d’un large public francophone par ce député, cette carte avait déjà été abondamment relayée sur les réseaux sociaux en 2019. Elle avait même suscité la création d’un mot-clé « #carte QI », utilisé pour donner une grande visibilité à ces théories[2]. Cette carte est, hélas, loin d’être la seule occurrence de diffusion de croyances biologisantes et hiérarchisantes à propos de la notion de « race » sur Internet, comme en témoignent de nombreux articles de vulgarisation scientifique, émettant l’idée, pour le grand public, que cette catégorie pourrait, à nouveau, être appréhendée avec la génétique[3].

Comment expliquer les résurgences de cette science raciste au XIXe siècle et appréhender ses multiples usages sociaux et politiques, encore aujourd’hui ? Pour comprendre les modalités de production et de diffusion de cette carte et leurs finalités, il faut revenir à la présentation de ses auteurs. Tous deux anciens professeurs d’université (Lynn à Ulster, en Irlande ; Vanhanen à Tampere, en Finlande), Lynn et Vanhanen avaient tous deux été ostracisés par leurs institutions de rattachement respectives et critiqués par la communauté de leurs pairs suite à la publication de leurs thèses racistes. Décédé en 2023, Lynn, notamment, s’était vu retirer son statut de professeur émérite en 2018. Connu pour ses travaux sur les (supposés) liens génétiques et héréditaires entre le QI et les groupes de populations désignés par le vocable de la race, Lynn avait, tout au long de sa carrière, tenté de ressusciter des hiérarchies pourtant sans cesse invalidées. Dès les années 1960, il s’était rendu célèbre en publiant des articles à sensation, sur ce qu’il théorisait comme le faible QI des Irlandais, en plein conflit nord-irlandais, détournant ainsi la science à des fins politiques. Lynn avait récidivé des années après, en 2014, en suggérant que les Palestiniens avaient un QI très faible, de l’ordre de 80, et que la domination qu’ils subissaient était due à une supposée infériorité innée[4]. Définissant l’intelligence comme le résultat de causes innées, génétiques, et rejetant le poids des facteurs environnementaux (éducation, milieu socio-économique, etc.), Lynn se faisait le « passeur » d’une pensée scientifique qui s’était développée à partir du XIXe siècle, avec des Européens ou des Américains tels que Cuvier, Broca, Morton, Nott, Gliddon, Retzius, Prichard ou Haeckel. Loin d’être isolé, Lynn faisait partie des cinquante-deux signataires d’une tribune publiée dans le Wall Street Journal en 1994 qui établissait une corrélation entre développement intellectuel et groupes ethno-raciaux, pensés comme distincts.

S’ils avaient été couverts d’opprobre par leurs pairs, Lynn et Vanhanen avaient gagné une notoriété certaine dans les groupes d’extrême droite qui utilisaient leurs théories pour nourrir leur pensée, au tournant des années 2010. Comme le révélait cet article publié dans Le Monde en 2023, l’auteur de l’attentat raciste de Buffalo de 2022, Payton Gendron se réclamait de mouvements blancs suprémacistes et avait puisé lui aussi dans les théories de la science raciste (appelée en anglais racial science) d’un autre temps pour justifier son acte[5]. Cet attentat et tant d’autres crimes racistes prouvent, ainsi, s’il était encore possible d’en douter, que la race « n’existe pas mais [qu’]elle tue[6] ». Ces groupuscules et leurs membres accordent aux réseaux sociaux sur Internet une place centrale pour organiser leur communication et se structurer à l’abri des regards, avant de perpétrer leurs actions terroristes[7].

Depuis 2016, ces groupuscules ont bénéficié d’une visibilité accrue, galvanisée par l’ascension d’un conservatisme social et politique radical, aussi bien en Europe, que sur le continent américain. Des personnalités politiques élues depuis peu, arrivées sur le devant de la scène, n’hésitent pas à promouvoir un « inégalitarisme » chargé de ces terminologies biologisantes et dangereuses, héritées d’une époque que l’on pensait révolue.

Les propos de Donald Trump, président des États-Unis de 2016 à 2020, réélu en novembre 2024 font d’ailleurs écho à cette idéologie diffusant le séparatisme racial. En campagne pour les élections présidentielles, Trump avait évoqué, en décembre 2023, le fait que l’immigration des sans-papiers « empoisonn[ait] le sang de notre pays [les États-Unis] », en stigmatisant particulièrement l’immigration en provenance d’Afrique, d’Amérique du Sud ou d’Asie[8]. Cette référence au sang, et au risque d’empoisonnement, rappelle la peur, voire la hantise, de la coexistence de groupes humains définis comme biologiquement différents et du métissage, et tend à associer l’immigration à des schémas racialistes, et eugénistes, d’une autre époque. Ce nouveau conservatisme social et politique révèle pour l’historienne Camille Robcis un « désir d’autoritarisme » dans les urnes, qui passe par une célébration de la violence, de la domination mais aussi des affects contrecarrant les avancées progressistes des dernières décennies en matière de droits civiques, d’égalité et de justice sociale[9]. Ce désir d’autoritarisme émerge aussi en lien avec une nouvelle irruption de l’irrationalité dans le paysage politique, avec la montée de la défiance vis-à-vis de la science et de ses institutions, incarnée, par exemple aux États-Unis par Robert F. Kennedy Jr., connu pour son scepticisme au sujet des vaccins, membre de l’administration Trump en 2025, et désigné pour être ministre de la Santé.

(…)

L’épaisseur historique du racisme scientifique et médical

Cet ouvrage met en lumière, en cinq chapitres, la genèse, le maintien et la résurgence de catégories taxinomiques racistes en science et en médecine, d’hier à aujourd’hui, entre des espaces géographiques allant de l’Europe à l’Amérique du Nord.

Le premier chapitre s’intéresse aux théories scientifiques et médicales racistes déployées au xixe siècle et qui ont été décrites a posteriori comme des pseudosciences. En prenant des exemples issus de périodes historiques et de contextes géographiques divers, nous montrons que ces théories appartenaient bien au champ de la science, qu’elles étaient produites et perçues par la communauté des pairs (qu’ils soient médecins, naturalistes, zoologistes, biologistes, etc.) et par les lecteurs, comme des savoirs scientifiques, avant d’être discréditées, des décennies plus tard. Alors que le racisme scientifique et médical s’est avant tout développé, aux xixe et xxe siècles, dans les arcanes de la science, avant de gagner d’autres strates de la société, il s’agit de réfléchir aux conséquences collatérales de cette catégorisation en tant que pseudoscience. En les sortant de la sphère scientifique par l’emploi de ce terme, l’emploi du vocable de pseudosciences contribue à nier la possibilité qu’elles aient pu effectivement laisser leur empreinte dans le champ scientifique, mais également le fait qu’un grand nombre de représentations issues de ces théories irriguent encore les pratiques médicales de nos jours. Nous montrons notamment en quoi ce terme dérogatoire a parfois pour effet d’amplifier leur diffusion, notamment lorsque ces théories sont reprises par des groupuscules d’extrême droite revendiquant une posture anti-scientifique et « anti-institution ».

Le second chapitre s’intéresse aux modalités de validation des théories racistes scientifiques, d’une époque à une autre et d’une discipline à l’autre. Cette fabrique du savoir met en relief le syncrétisme du racisme scientifique et médical. Nous mettons notamment en relief les différences de fonctions et de statuts, voire de disciplines et d’idéologies de leurs auteurs : la science et la médecine des races se nourrissent de savoirs produits par des médecins coloniaux sur le terrain, dans les plantations, mais aussi par des naturalistes et des professeurs de médecine ne quittant pas leurs confortables bureaux, ou leurs laboratoires, au sein de villes comme Paris, Londres, Philadelphie ou New York et produisant leurs théories à partir de données glanées indirectement sur le terrain ou à partir de dissections. Ce syncrétisme montre un véritable continuum de la violence épistémique sur les corps vivants ou morts, conçus comme objets de connaissance et non comme sujets à part entière. Ce chapitre revient également sur l’anachronisme des citations et des références utilisées par les artisans de la science raciste. En s’intéressant plus particulièrement aux écrits peu commentés du zoologiste John R. Baker, qui, dans les années 1960 et 1970, s’intéressait à la craniométrie et aux théories raciales des naturalistes du xixe siècle. Les résurgences des théories racistes scientifiques et médicales des siècles passés sont bien souvent le fait d’individus marginalisés au sein de leur propre discipline, choisissant de s’en remettre aux « grandes » figures du passé, elles-mêmes délégitimées, et pourtant encore entourées d’un certain crédit, scientifique, auprès des non-initiés.

S’attachant à l’analyse des modalités de circulations transnationales des théories racistes en science et en médecine, le troisième chapitre discute de plusieurs canaux de diffusion spécifiques, d’une part, entre le sud des États-Unis et les colonies de l’Empire français, puis d’autre part entre Paris et les grandes capitales européennes aux XIXe et XXe siècles. S’intéressant de manière plus poussée aux parcours transnationaux des théories de Georges Cuvier, anatomiste français qui avait publié le rapport de dissection de Sawtche renommée Saartjie Baartman (ou la Vénus hottentote) en 1817, nous nous intéressons aux environnements plurilinguistiques, et aux doctrines racialistes, qui ont favorisé l’avènement de ces circulations. Prenant pour appui les débats sur le monogénisme et le polygénisme sur l’existence d’une ou de plusieurs espèces humaines, le chapitre évoque la place et le rôle joués par les circulations scientifiques entre les États-Unis et l’Europe dans la diffusion de ces savoirs.

Dans le quatrième chapitre, il s’agit de montrer que la diffusion du racisme scientifique s’appuie sur une pluralité d’acteurs, et voit naître des relations étroites entre science et politique. Il s’agit d’analyser ces rapports ainsi que les usages politiques de la science racialiste mais également de réfléchir aux permanences de ces liens. Comment le monde politique d’aujourd’hui puise t’il parfois dans la raciologie des siècles précédents, du moins dans ses méthodes, pour justifier l’idée d’une « impossible réconciliation » des « communautés », vues comme des blocs hermétiques ? À travers plusieurs exemples empruntés au XXe siècle, le chapitre montre que l’existence du racisme scientifique et son succès reposent en grande partie, au cours de l’histoire, sur des enjeux politiques et économiques bien plus vastes, sur des possibilités de financements et de dotations allouées à la recherche, ainsi que sur la proximité qu’entretiennent les élites politiques avec le champ scientifique. Nous discutons ainsi de la manière dont l’ordre social, politique et moral raciste se met en place et se perpétue, en lien avec ces divisions du genre humain, justifiant l’infériorisation des uns et la supériorité des autres, et cautionnant des projets politiques tels que l’esclavage, l’apartheid, la ségrégation raciale, la colonisation ou encore l’eugénisme.

Enfin, le cinquième chapitre propose une réflexion sur la manière dont le racisme scientifique et médical s’est développé et demeure vivace, notamment par l’entreprise de délégitimation des chercheuses et chercheurs en sciences sociales qui traitent de la catégorie de « race » comme construction sociale ; ou bien qui s’intéressent plus largement à des thématiques liées à la science, à la biologie, à la génétique ou à la médecine. Les artisans du racisme scientifique cherchent ainsi à discréditer les spécialistes qui commentent leurs travaux, en leur déniant le statut de scientifique, et acquièrent souvent, de ce fait, un crédit auprès d’un lectorat non spécialiste et avide de thèses scientifiques sur les races biologiques. La question des différents usages de la race dans les cercles politiques et académiques, et de la délégitimation des travaux sur la « race » et le racisme par l’accusation de wokisme constitue également l’un des axes du chapitre. Nous discuterons de la manière dont la circulation du réalisme racial biologique est aussi un des dommages collatéraux issus de la production de l’ignorance autour des rapports sociaux de race aujourd’hui.

L’épilogue nous permet enfin d’évoquer les défis des sciences sociales face à la recrudescence du racisme scientifique et médical. L’un des enjeux majeurs découle, entre autres, de la possibilité pleine et entière pour les chercheurs et chercheuses en sciences biologiques et en médecine d’adopter, à l’instar des sciences sociales, une définition de la catégorie de « race » en tant que construction sociale ; de reconnaître ainsi les effets sociaux de la « race », et de les prendre en charge, tout en annihilant la conception biologique, essentialisante, de cette catégorie.

Table des matières

Introduction………………………………………………………………………………………………………………. 4

Un racisme qui en cache d’autres ? Définitions et enjeux…………………………………………….. 8

Interroger les résurgences du racisme scientifique et médical aujourd’hui……………………. 11

Entre racisme scientifique et racisme médical, il n’y a qu’un pas……………………………….. 13

L’épaisseur historique du racisme scientifique et médical………………………………………….. 17

Chapitre 1. Sciences ou « pseudosciences » ?………………………………………………………………. 19

Astrologie et racisme scientifique : une trajectoire inverse…………………………………………. 20

La médecine raciste au royaume de la science légitime……………………………………………… 25

Les circulations des théories sur la douleur, d’hier à aujourd’hui………………………………… 31

La réception du racisme scientifique au temps des fake news…………………………………….. 40

Chapitre 2. Zombie science. La résurgence de références canoniques…………………………….. 46

La référence aux grands hommes pour asseoir sa légitimité……………………………………….. 48

L’insertion au sein des cercles académiques…………………………………………………………….. 50

La position d’insider/outsider et ses enjeux symboliques…………………………………………… 53

Faire fi des règles élémentaires de la citation scientifique………………………………………….. 57

Des citations sans protocoles : une caractéristique phare……………………………………………. 59

Des médecins de cabinet aux médecins coloniaux…………………………………………………….. 62

Chapitre 3. Les circulations internationales du racisme scientifique……………………………….. 67

Postérité d’une étude : la Vénus hottentote………………………………………………………………. 67

Des logiques de carrière et de renforcement de légitimité………………………………………….. 69

L’affrontement entre monogénisme et polygénisme………………………………………………….. 74

Le séjour académique en France : construction du prestige institutionnel…………………….. 76

Des contextes politiques favorables…………………………………………………………………………. 79

Chapitre 4. Science et politique : le racisme scientifique à l’épreuve du pouvoir……………… 87

Une proximité notoire……………………………………………………………………………………………. 88

Eugénisme et extermination…………………………………………………………………………………… 95

La revendication paradoxale d’une neutralité apolitique………………………………………….. 104

Chapitre 5. Quand l’expertise est un champ de bataille : les stratégies vis-à-vis des sciences sociales      110

Un patchwork d’expertise : sociologie naturaliste, sociobiologie et science raciste……… 114

Rivalité et compétition entre sciences sociales et psychiatrie……………………………………. 120

Évitement et dénigrement des sciences sociales………………………………………………………. 124

Entre postures de victimisation et attaques des sciences sociales………………………………. 127

Conclusion. Défis et enjeux des sciences médicales face au réalisme racial au xxie siècle. 131

Pour une conception exigeante de la notion de « race » en sciences médicales……………. 133

Pour contrer le réalisme racial biologique, les causes environnementales…………………… 135

Sources…………………………………………………………………………………………………………………. 138

Index…………………………………………………………………………………………………………………….. 140

Remerciements………………………………………………………………………………………………………. 144


[1] Marie Turcan, « “Carte du QI” : le député d’extrême droite Alexandre Allegret-Pilot partage une théorie raciste », Mediapart, 30 décembre 2024

[2] Pauline Moullot, « Checknews : la carte mondiale des QI, relayée par des comptes d’extrême droite, a-t-elle une valeur scientifique ? », Libération, 14 novembre 2019 ; sur la manière dont Twitter, à l’aide de mots-clés, publicise les événements en les thématisant, voir Yarimar Bonilla, Jonathan Rosa, « #Ferguson: Digital Protest, Hashtag Ethnography, and the Racial Politics of Social Media in the United States », American Ethnologist, 42/1, 2015, p. 4-16.

[3] Voir par exemple David Reich, « How Genetics Is Changing our Understanding of “Race” », The New York Times, 23 mars 2018.

[4] Hannah Devlin, David Pegg, « Publisher Reviews National IQ Research by British “Race Scientist” Richard Lynn », The Guardian, 10 décembre 2024.

[5] Stéphane Foucart, « En biologie, les “bons” et “mauvais” gènes font un inquiétant retour, alimentant les théories racialistes », Le Monde, 20 janvier 2023.

[6] Valentin Chémery, Carine Fouteau, Fabien Jobard, Paul Guillibert, Thibault Henneton, Sophie Wahnich, « La race n’existe pas, mais elle tue », Vacarme, 71/2, 2015, p. 1-21 ; voir aussi Rachida Brahim, La race tue deux fois. Une histoire des crimes racistes en France (1970-2000), Paris, Syllepse, 2021.

[7] Voir par exemple John Adams, Vincent J. Roscigno, « White Supremacists, Oppositional Culture and the World Wide Web », Social Forces, 84/2, 2005, p. 759-778.

[8] AFP, « Les migrants “empoisonnent” les États-Unis : la Maison-Blanche dénonce les propos “fascistes” de Trump », Le Figaro, 18 décembre 2023.

[9] Camille Robcis, Désaliénation. Politique de la psychiatrie. Tosquelles, Fanon, Guattari, Foucault, Paris, Seuil, 2024.

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