Négationnisme électoral à Aix-en-Provence
Après le message de Nicolas Sarkozy que Gérard Longuet a lu à Perpignan le 29 janvier, Marc Laffineur, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants, a présenté ses vœux aux rapatriés le 31 janvier 2012 à la Maison du Maréchal Juin d’Aix-en-Provence1. A cette occasion, il a confirmé que la date officielle de l’hommage national aux « Morts pour la France » en Afrique du Nord restera le 5 décembre, et annoncé que, avant la fin du mois de février, les noms des 1 585 victimes civiles disparues lors de la guerre d’Algérie seront inscrits sur la colonne centrale du mémorial du Quai Branly.
Il a également révélé qu’il rencontrera très prochainement le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) «pour s’assurer que, cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, l’évocation de cette période encore douloureuse soit la plus équilibrée possible. 2»
L’histoire continue à être l’objet de tentatives de négationnisme, notamment en région Paca. La façon dont le pouvoir entretient cette nostalgérie est plus qu’inquiétante3.
Marc Laffineur était venu pour tenter de s’approprier les voix de ceux qui prétendent parler au nom de toute la “communauté pied-noire”, mais qui ne représentent en réalité que sa frange d’extrême droite comme le rappelle ci-dessous Jacques Pradel, président de l’Anpnpa4.



![Photos de disparus au mémorial Gisozi de Kigali [source : Reuters]](https://histoirecoloniale.net/wp-content/uploads/2012/01/kigali-300x201.jpg)



