Un massacre colonial de masse, par Alain Ruscio
Cérémonie de reddition de tribus, image du film de René Vautier, Quand Mai ensemençait Novembre Dans l’histoire coloniale, les heurts qui opposèrent, à partir du 8 mai 1945, à Sétif,
Cérémonie de reddition de tribus, image du film de René Vautier, Quand Mai ensemençait Novembre Dans l’histoire coloniale, les heurts qui opposèrent, à partir du 8 mai 1945, à Sétif,
Le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord en novembre 1942 a reconfiguré les rapports de force entre les différentes parties de la population en Algérie coloniale. Donnant un coup de
L’antisémitisme colon en Algérie : une longue histoire[1] 2/ Au XX è siècle L’entre-deux-guerres L’expression – publique – de cet antisémitisme devint moins agressive. Mais il subsista dans les tréfonds de
La série animée « Petite Casbah » est une première tentative réussie à la télévision pour raconter aux enfants la colonisation de l’Algérie et la guerre d’indépendance.
Christiane Chaulet Achour revient pour histoirecoloniale.net sur les raisons très politiques de l’attribution du Prix Goncourt à l’écrivain algérien Kamel Daoud.
Le nom de Thomas Robert Bugeaud, lié aux massacres des civils lors de la conquête de l’Algérie ne mérite pas de figurer dans l’espace parisien.
Nelly Forget, assistante sociale dans un bidonville d’Alger, fut torturée par l’armée française en 1957.
Ce fut l’un des effets du mouvement Black Lives Matter en Belgique : à l’été 2020, une commission parlementaire “tentait d’analyser le passé mais aussi de se pencher sur la
La création d’un tel musée est entrée dans le débat public en 2003. Une récente tribune en a relancé l’idée, le Mrap et notre site y réagissent.
Depuis quelques années, un débat agite une partie de l’opinion française : faut-il procéder à un grand nettoyage, débaptiser des noms de rues, déboulonner certaines statues ? Cette question parmi bien
L’Institut du monde arabe expose jusqu’au 26 mars 2023 une cinquantaine d’œuvres de Baya (1931-1998). Une artiste très singulière, « découverte » enfant alors qu’elle travaillait dans une ferme coloniale par une artiste européenne d’Alger qui l’adopta en l’employant comme domestique. Reconnue par des surréalistes éblouis par son « art brut » et exposée par le marchand d’art Aimé Maeght à Paris à l’âge de 16 ans en 1947, alors même que les « indigènes » étaient en Algérie interdits de galeries et d’expositions. Elle se remit à produire après l’Indépendance en 1962 et, durant un quart de siècle, eut une importante influence sur les artistes d’Algérie. L’exposition ira ensuite au Centre de la Vieille Charité à Marseille, de mai à septembre 2023. Ci-dessous sa présentation, un article de Philippe Dagen dans Le Monde et une vidéo de France Culture.
Dans son essai consacré à Aragon et la question coloniale, Alain Ruscio aborde aussi bien les positions politiques de l’homme engagé, influencé par le parti communiste français et en désaccord avec Aimé Césaire, que sa reprise littéraire dans Le Fou d’Elsa (1963) de l’aventure de Medjnoûn et Leïla issue de la culture arabo-persane. Comme le souligne Christiane Chaulet Achour, ce beau livre d’Aragon s’inscrit dans la tradition française du roman hispano-mauresque mais en la bouleversant. Situé dans la Grenade musulmane du XVe siècle, il s’inspire d’une histoire inscrite dans la culture musulmane aussi bien que des traditions mystiques espagnoles et françaises, aussi bien de Al-Hallâdj et Maïmonide que de Jean de la Croix et de Thérèse de Jésus. Un emprunt littéraire qui a intéressé des poètes comme Jamel-Eddine Bencheikh, Habib Tengour, Youcef Nacib, Abdelkebir Khatibi et Hawa Djabali. Cela permet-il de qualifier Aragon d’anticolonialiste ?