nous demandons aux autorités publiques ...

publié le 6 juin 2005 (modifié le 16 juin 2005)

Nous vous invitons à demander aux autorités publiques d’interdire l’inauguration de la stèle de Marignane.

Voici un exemple de lettre dont vous pouvez vous inspirer en reprenant certains de ses arguments.

Le maire de Marignane (Bouches-du-Rhône) a attribué à l’ADIMAD (Association de Défense des Intérêts Moraux et Matériels des Anciens Détenus et Exilés politiques de l’Algérie française) une parcelle vierge dans le nouveau cimetière de sa ville. L’ADIMAD souhaite y ériger un monument à la mémoire d’anciens membres de l’OAS (Organisation Armée Secrète).

Lors de l’inauguration, prévue le 6 juillet 2005, l’ADIMAD a le projet de rendre hommage à des activistes qui ont tous été jugés et condamnés en leur temps par la justice française. Citons, pour mémoire, Jean-Marie Bastien-Thiry qui a dirigé l’attentat du Petit-Clamart contre le Général de Gaulle, Roger Degueldre, chef des commandos « Delta », qui a organisé l’assassinat des six inspecteurs des centres sociaux réunis autour de Mouloud Feraoun, et, pour terminer, Albert Dovecar et Claude Piegts qui ont participé à l’assassinat du commissaire de police Roger Gavoury.

Tous quatre ont été jugés, condamnés à mort (à une époque où la peine de mort n’avait pas encore été abolie) et exécutés. Certes, des lois d’amnistie ont été votées depuis la fin de la guerre d’Algérie, et cette période douloureuse reste l’objet de polémiques. Mais la sérénité ne pourra revenir que dans le respect de la vérité historique. L’érection de ce cénotaphe et son inauguration n’y contribuent évidemment pas.

Nombre de nos concitoyens sont profondément révoltés par ces cérémonies qui se multiplient dans des lieux ouverts au public. Au delà de la provocation intolérable vis-à-vis des descendants des victimes de l’OAS, l’Etat ne peut pas laisser se dérouler des hommages parfaitement illégitimes en mémoire de ceux qui ont mené ces actions criminelles.

Face à des agissements qui tendent à honorer publiquement des hommes dont l’objectif avoué était de détruire notre République, nous ne pouvons nous résoudre à la politique du « ne rien entendre, ne rien voir, ne rien dire ».

Nous demandons aux autorités responsables d’interdire cette inauguration !

Nous vous invitons à écrire dans ce sens à :

  • Monsieur le préfet des Bouches du Rhône
    Cabinet - à l’attention personnelle de M. Christian Frémont -
    2 boulevard Paul Peytral - 13006 Marseille
  • Monsieur le préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès du préfet de la zone de défense Sud
    - à l’attention personnelle de M. Bernard Squarcini -
    Préfecture des Bouches-du-Rhône
    2, boulevard Paul Peytral - 13006 Marseille
  • Monsieur le sous-préfet d’Istres
    - à l’attention personnelle de M. Bernard Fraudin -
    Chemin des Bolles
    BP 648 - 13800 Istres



Envoyez une copie de votre lettre à :

  • Michel Vauzelle
    Président du conseil régional PACA
    Hôtel de région - 27 place Jules Guesde - 13002 Marseille
  • ou au conseiller régional de votre choix (à la même adresse).




La lettre envoyée par Gilles G., enseignant et formateur didacticien (Chambéry) :

Je viens d’apprendre avec stupeur qu’un projet d’inauguration d’un monument commémoratif à la gloire des anciens membres de l’O.A.S., auteurs d’actes criminels condamnés en leur temps par la justice serait sur le point d’aboutir dans le nouveau cimetière de Marignane.

Je suis consterné de voir que des autorités locales, investies par fonction de pouvoirs de police, n’hésitent pas à les détourner pour favoriser des hommages illégitimes à des auteurs d’actions criminelles qui constituent autant de provocations intolérables aux victimes et d’atteintes graves au patrimoine intellectuel et moral de la nation française.

Je vous demande donc instamment de mettre en œuvre tous moyens tirés de votre pouvoir de contrôle et de tutelle (notamment des articles L 2122.24 et L 2215-1 du CGCT ) pour prévenir et stopper ce projet de commémoration contraire aux valeurs de la République.

Le lent et difficile travail de mémoire amorcé dans notre pays depuis des années est le seul chemin digne pour préserver et approfondir les valeurs fondamentales qui font l’honneur de la Nation française, fille des Lumières, et garantissent sa survie au-delà des turbulences de l’Histoire.