le collectif des familles de disparus en Algérie a été reçu en mairie de Toulon

publié le 27 septembre 2005 (modifié le 28 septembre 2005)

Le collectif a été reçu en mairie de Toulon, pendant une heure, mardi après-midi. Hubert Falco était représenté par Hélène Noir, adjointe en charge de la communication.

Pour en savoir plus sur la rencontre en mairie.

La guerre civile qui a sévi en Algérie à partir de 1992 a fait plus de cent mille victimes.
Des milliers de personnes ont disparu - du fait des autorités légales ou de celui de groupes armés.

Comme les « Folles de Mai » pendant la dictature en Argentine, les familles des disparus revendiquent le droit de savoir la vérité sur le sort de leurs proches. Elles ne réclament pas vengeance, mais elles demandent l’institution d’une Commission Vérité et Justice pour faire la lumière sur les exactions passées et assurer une réparation aux victimes.

Ces « Folles » d’Alger, Oran, Constantine, Relizane ... se sont regroupées en plusieurs associations [1]. Un collectif représentant ces associations parcourt l’Europe afin d’alerter l’opinion publique.

Une délégation du collectif a été reçue en mairie de Toulon. Elle était accompagnée par des membres d’associations locales : Humana Algérie l’ACAT (Association des chrétiens pour l’abolition de la torture) et la LDH.

Les « Folles d’Algérie » ont su nous faire partager leur douleur et leur exigence de Vérité et de Justice. [2]

Alger, juillet 2005. Au centre, avec des lunettes Fatima Yous ; à droite, Nassera Dutour.


Pour en savoir plus :

[1L’association Somoud qui défend les droits des familles de disparus enlevés par les groupes islamistes armés.

L’Association Nationale des Familles de Disparus et SOS-Disparu(e)s représentent des familles de disparus « forcés » (du fait d’agents de l’Etat).

[2Avant de venir à Toulon, la délégation avait été reçue, mardi matin, au Conseil régional PACA, et, après son passage à Toulon, elle est partie pour les Pays-Bas.