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communiqué de la LDH

le collectif de Perpignan s’est opposé avec succès à l’hommage à l’OAS prévu le 7 juin 2010

jeudi 3 juin 2010, par la rédaction

Comme les années précédentes, le collectif Pour un centre de documentation à Perpignan sur l’histoire franco-algérienne [1] s’est opposé à l’hommage à l’OAS prévu au cimetière du Haut-Vernet de Perpignan le 7 juin 2010, jour anniversaire de l’exécution d’Albert Dovecar et Claude Piegts, assassins du commissaire central d’Alger Roger Gavoury.

Au cours de la conférence de presse qu’il a donnée le 21 mai 2010, le collectif a rappelé ses autres demandes : le déplacement de la stèle dans un lieu privé, l’apposition d’une plaque à la mémoire de toutes les victimes d’Algérie au jardin de l’ancien couvent des Clarisses, et un centre de la mémoire en Algérie piloté par des scientifiques. Le collectif a organisé sur ce thème une conférence débat à l’université, le 27 mai, à 20 h 30.

On a appris le 1er juin que le préfet avait décidé que « toute manifestation et tout rassemblement à caractère revendicatif aux abords du cimetière du Haut-Vernet à Perpignan sont interdits le 6 juin 2010 à partir de 18h et durant toute la journée du 7 juin 2010 », et que la mairie de Perpignan aurait décidé de fermer l’accès au cimetière pendant la même période. A la suite de la décision du préfet, le collectif a décidé de surseoir à sa manifestation, tout en maintenant sa vigilance.

[Mise en ligne le 25 mai 2010, mise à jour le 3 juin]


Communiqué du collectif

Suite à la décision préfectorale d’interdire, lundi 7 juin, tout rassemblement aux abords du cimetière du Haut-Vernet, nous avons décidé de surseoir à notre manifestation. Par contre, un groupe d’observateurs sera présent sur place afin de vérifier que l’interdiction du rassemblement des ex-OAS à l’extérieur comme à l’intérieur du cimetière est bien appliquée.

Nous relevons avec satisfaction les termes du communiqué de la préfecture indiquant « qu’un cimetière municipal est un lieu public qui ne saurait être le théâtre d’affrontements ou d’incidents ; la paix civile doit y être préservée par respect des défunts qui y reposent et de leurs familles. » Ils viennent à l’appui de notre demande maintes fois réitérée auprès de la municipalité de Perpignan, que la stèle OAS érigée dans le cimetière du Haut-Vernet soit déplacée dans un espace privé. Il est temps que le maire de Perpignan prenne cette décision et pour l’heure qu’il décrète la fermeture du cimetière pour la journée du lundi 7 juin.

Perpignan, le 2 juin 2010

Interdiction de tout rassemblement autour du cimetière du Haut-Vernet

par Laurent Lozano, AFP, le 1er juin 2010


Le risque d’affrontements entre nostalgiques de l’Algérie française et militants de gauche a conduit les autorités à interdire tout rassemblement près d’un cimetière de Perpignan autour d’un anniversaire controversé et d’un hommage aux membres de l’OAS.

Comme tous les ans depuis 2003, l’approche du 7 juin a ravivé les crispations et fait craindre un face-à-face tendu, comme en 2006, entre anciens partisans de l’Algérie française, pieds-noirs et harkis dans un camp, militants de gauche dans l’autre.Aussi le préfet des Pyrénées-Orientales Jean-François Delage a-t-il pris le 27 mai un arrêté interdisant tout rassemblement le 6 juin à partir de 18H00 et tout le 7 juin aux abords du cimetière du Haut-Vernet, où une stèle est dédiée aux membres de l’OAS tués en opérations ou fusillés après leur capture par les forces françaises. "Compte tenu de la sensibilité du contexte local et de la détermination des protagonistes, tout rassemblement, quels qu’en soient les organisateurs, aux abords ou à l’intérieur du cimetière, présente un risque sérieux et grave de troubles à l’ordre public", a justifié la préfecture mardi dans un communiqué. C’est la quatrième année qu’une telle interdiction est édictée.

Perpignan, où vit une forte communauté de rapatriés, est l’une des rares villes de France à avoir dans un cimetière une stèle ouvertement dédiée aux anciens de l’OAS, l’Organisation armée secrète, clandestine, qui s’est livrée durant les dernières années de la Guerre d’Algérie (1954-62) à la lutte armée, à des attentats et des assassinats pour que l’Algérie reste française. La stèle porte les noms de 116 membres de l’OAS, "morts pour que vive l’Algérie française", dit Jean-Pierre Prevoteaux, délégué local de l’association Adimad qui a fait construire le monument de granit et de bronze représentant un homme fusillé à un poteau d’exécution.

Pour le Collectif de Perpignan, l’hommage du 7 juin constitue au contraire une "forme d’expression de l’apologie de crimes de guerre".
Parmi les 116 noms sur la stèle, ceux d’Albert Dovecar et Claude Piegts, accusés de l’assassinat du commissaire central d’Alger en 1961 et fusillés le 7 juin 1962, ont droit à une place d’honneur. Des individus "considérés comme des criminels", dit le Collectif de Perpignan.

C’est l’appel national du collectif à la manifestation qui pourrait avoir emporté la décision préfectorale d’interdire car Jean-Pierre Prevoteaux, lui, dit qu’il n’avait "rien prévu cette année" : "On ne fait plus rien parce qu’on est attaqué de toutes parts". Ancien de l’OAS, emprisonné trois ans, il s’indigne quand même qu’on "nous traite comme des fachos alors qu’on est des patriotes, des résistants", et qu’on invoque le risque d’affrontements : "Il n’y a jamais eu de trouble, pensez donc : ces gens-là ont 80 piges", dit-il des rapatriés de Perpignan.

Les autorités semblent confiantes que l’interdiction du 7 juin préservera le calme. Pour autant, l’affaire n’en restera pas là. Le Collectif de Perpignan réclame le transfert de la stèle sur un site privé, l’apposition d’une plaque à la mémoire de toutes les victimes d’Algérie dans un jardin public et l’ouverture d’un centre de la mémoire en Algérie. Il fait valoir qu’ailleurs, la justice a fait enlever du cimetière de Marignane (Bouches-du-Rhône) une stèle similaire installée par l’Adimad.
Le déplacement de la stèle relève, non de la préfecture, mais de la mairie et le collectif assure que ses interventions auprès du maire Jean-Marc Pujol "restent encore et toujours lettre morte". Pour M. Pujol, l’affaire est délicate : le poids du vote des rapatriés n’est pas négligeable et il est lui-même pied-noir.

Ci-dessous, l’appel du collectif à intervenir auprès du préfet des Pyrénées-orientales et du maire de Perpignan, ainsi que les lettres que le collectif leur a adressées.  [2]

Appel du collectif de Perpignan

Le préfet doit interdire la cérémonie d’hommage aux anciens assassins de l’OAS au cimetière du Haut Vernet de Perpignan, lundi 7 juin à 11h

Depuis 2003, chaque 7 juin, l’ADIMAD (amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l’Algérie française) [3] organise un rassemblement aux abords et à l’intérieur du cimetière du haut Vernet de Perpignan pour, selon sa terminologie, honorer les « 116 fusillés et disparus pour que vive l’Algérie française ». Le 7 juin est l’anniversaire de l’exécution après leur condamnation à mort (à une époque où la peine de mort n’avait pas encore été abolie) d’Albert Dovecar et Claude Piegts, deux criminels notoires qui assassinèrent en particulier le commissaire central d’Alger Roger Gavoury, le 31 mai 1961.

Cette année encore, l’ADIMAD annonce sur son site un rassemblement pour le lundi 7 juin à 11h et prétend une nouvelle fois renouveler cet « hommage » qui constitue une forme d’expression de l’apologie de crimes de guerre.

A propos de stèle OAS, il faut rappeler que la Cour Administrative d’appel de Marseille, statuant sur la stèle de Marignane (identique à celle de Perpignan) a confirmé dans un arrêt rendu public le 23 avril 2010 que les stèles dédiées à l’OAS n’ont leur place ni à l’intérieur d’un cimetière ni, plus généralement, sur le domaine public [4].

Dans ces conditions, comme les années précédentes, les organisations locales soussignées ont décidé de lancer, aux plans local et national, un appel à manifester sur la voie publique aux abords du cimetière le lundi 7 juin à 10h pour s’opposer à cette cérémonie.

Elles regrettent de devoir recourir une nouvelle fois à ce type d’action à proximité d’un lieu dont la sérénité devrait être préservée par respect des défunts qui y reposent et de leurs familles. Mais, c’est le refus des autorités compétentes de prendre des mesures de nature à éviter des troubles éventuels à l’ordre public qui nous y contraignent.

Les premiers signataires

Au niveau local : AFPS, ANACR, ANCAC, ANPNPA, ARAC, ASTI 66, Coup de Soleil des P-O, FSU, Initiatives Citoyennes, Les Verts, LDH, MRAP, NPA, PCF, SOLIDAIRES, SURVIE,

La lettre du collectif adressée au préfet des Pyrénées-orientales :

Perpignan le 5 mai 2010

Monsieur le Préfet,

Vous n’ignorez pas que depuis 2003, chaque 7 juin, l’ADIMAD (amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l’Algérie française) organise un rassemblement aux abords et à l’intérieur du cimetière du haut Vernet pour, selon sa terminologie, honorer les « 116 fusillés et disparus pour que vive l’Algérie française ». Le 7 juin est l’anniversaire de l’exécution après leur condamnation à mort (à une époque où la peine de mort n’avait pas encore été abolie) d’Albert Dovecar et Claude Piegts, assassins du commissaire central d’Alger Roger Gavoury, le 31 mai 1961.

Vous savez que ces individus sont considérés comme des criminels et que cet hommage constitue donc une forme d’expression de l’apologie de crimes de guerre.

Vous n’ignorez pas non plus que la Cour Administrative d’appel de Marseille, ce 23 avril, et statuant sur la stèle de Marignane (identique à celle de Perpignan) a déclaré : « que la stèle qui était destinée à être érigée, en application de l’arrêté du 23 juin 2005 annulé par le tribunal, était dédiée « Aux combattants tombés pour que vive l’Algérie française » ; qu’elle portait sur sa partie droite les dates de l’exécution de personnes qui avaient été condamnées à mort pour les actes qu’[elles] avaient commis au cours de la période précédant l’indépendance de l’Algérie ; que parmi ces dates, figurait celle de l’exécution des auteurs du meurtre du commissaire Gavoury, alors commissaire central d’Alger ; que la circonstance que des témoins de cette période sont encore en vie et que les évènements qui se sont déroulés sont toujours dans leurs mémoires, ne permet pas encore à cette période de garder sa seule dimension historique qui aurait dépassionné l’installation de cette stèle ».

Des représentants de la LDH ont eu l’occasion de rencontrer votre Directeur de cabinet le 21 octobre 2009 à qui ils avaient exposé les raisons pour lesquelles nous demandons que la stèle à la gloire de l’OAS érigée à l’intérieur du cimetière soit déplacée dans un site privé. Il leur a été répondu que le cimetière relevait du domaine communal placé sous la responsabilité du Maire de Perpignan, qui était seul à même de prendre une telle décision. Comme vous le savez, nos interventions auprès de ce dernier restent encore et toujours lettre morte.

Dans ces conditions, comme les années précédentes, nous avons décidé de lancer, aux plans local et national, un appel à manifester sur la voie publique aux abords du cimetière le dimanche 7 juin pour nous opposer à cette cérémonie.

Nous regrettons de devoir recourir une nouvelle fois à ce type d’action à proximité d’un lieu dont la sérénité devrait être préservée par respect des défunts qui y reposent et de leurs familles. Mais, c’est le refus des autorités compétentes de prendre des mesures de nature à éviter des troubles éventuels à l’ordre public qui nous y contraignent.

Si, malgré nos démarches, vous laissez l’Adimad-OAS se livrer à cette provocation, vous devez savoir que nous serons très nombreux venus de toute la France pour nous y opposer. Néanmoins, nous ne doutons pas que la raison l’emportera et que vous prendrez un arrêté d’interdiction de ce rassemblement anti-républicain. Comme vos prédécesseurs ont eu la sagesse de le faire les années passées.

Recevez, Monsieur le Préfet, l’expression de nos sentiments respectueux

AFPS, ANACR, ANCAC, ANPNPA, ARAC, ASTI 66, Coup de Soleil des P-O, FSU, Initiatives Citoyennes, LDH, MRAP, NPA, PCF, SOLIDAIRES, SURVIE, (Les) Verts.

La lettre du collectif adressée au maire de Perpignan :

Perpignan le 5 mai 2010

Monsieur le Maire,

Vous n’ignorez pas que depuis 2003, chaque 7 juin, l’ADIMAD (amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l’Algérie française) organise un rassemblement aux abords et à l’intérieur du cimetière du haut Vernet pour, selon sa terminologie, honorer les « 116 fusillés et disparus pour que vive l’Algérie française ». Le 7 juin est l’anniversaire de l’exécution après leur condamnation à mort (à une époque où la peine de mort n’avait pas encore été abolie) d’Albert Dovecar et Claude Piegts, assassins du commissaire central d’Alger Roger Gavoury, le 31 mai 1961.

Vous savez que ces individus sont considérés comme des criminels et que cet hommage constitue donc une forme d’expression de l’apologie de crimes de guerre.
Vous n’ignorez pas non plus que la Cour Administrative d’appel de Marseille, ce 23 avril, et statuant sur la stèle de Marignane (identique à celle de Perpignan) a déclaré : « que la stèle qui était destinée à être érigée, en application de l’arrêté du 23 juin 2005 annulé par le tribunal, était dédiée « Aux combattants tombés pour que vive l’Algérie française » ; qu’elle portait sur sa partie droite les dates de l’exécution de personnes qui avaient été condamnées à mort pour les actes qu’[elles] avaient commis au cours de la période précédant l’indépendance de l’Algérie

Plus loin, la Cour rappelle : « toutefois qu’il incombe au maire de prendre les mesures qu’exige le respect de l’ordre public ; qu’en l’espèce, compte tenu du contexte particulier de l’autorisation que le maire de Marignane envisageait d’accorder et du fait, notamment, qu’elle permettait l’installation de la stèle dans un cimetière, il devait, au préalable, apprécier la portée des effets qu’elle était susceptible d’induire ; qu’il lui appartenait, dans ces conditions, de demander à l’association de lui présenter le projet exact du monument devant être installé et, en particulier, la mention de toutes les inscriptions qui y seraient portées afin de vérifier qu’elles n’étaient pas susceptibles d’être à l’origine de troubles à l’ordre public ; qu’il ne ressort ni de la décision attaquée ni d’aucune pièce du dossier que le maire s’est préoccupé des conséquences de sa décision ; »

Et elle conclut : « qu’en ne se mettant pas à même d’apprécier la portée de son arrêté d’autorisation d’occupation temporaire du domaine public communal, le maire de Marignane n’a pas pris toutes les mesures qu’il lui incombait de prendre pour prévenir le risque de troubles à l’ordre public qui pourraient en résulter ; que son arrêté est par suite entaché d’excès de pouvoir ; »

Dans ces conditions, confortés par cette décision de la Cour d’Appel du Tribunal Administratif de Marseille, comme les années précédentes, nous avons décidé de lancer, aux plans local et national, un appel à manifester sur la voie publique aux abords du cimetière le dimanche 7 juin pour nous opposer au rassemblement de l’ADIMAD

Nous regrettons de devoir recourir une nouvelle fois à ce type d’action à proximité d’un lieu dont la sérénité devrait être préservée par respect des défunts qui y reposent et de leurs familles. Mais, c’est votre refus de nous entendre qui motive notre action : encore une fois, nous exigeons et que comme les années précédentes vous preniez un arrêté de fermeture du cimetière ce jour-là et qu’enfin vous demandiez à l’Adimad d’enlever cette stèle du domaine public communal.

Si, malgré nos démarches, vous laissez l’Adimad-OAS se livrer à cette provocation, vous devez savoir que nous serons très nombreux venus de toute la France pour nous y opposer. Néanmoins, nous ne doutons pas que la raison l’emportera et que vous prendrez un arrêté de fermeture du cimetière, comme votre prédécesseur a eu la sagesse de le faire les années passées.

Recevez, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments respectueux

P.S : Croyez bien que nous regrettons bien vivement que le rendez-vous que nous avons sollicité tant auprès de vous que de votre prédécesseur soit resté sans réponse. Nous nous permettons de réitérer notre demande. Il en va de la démocratie. Il en va de la prévention des troubles de l’ordre public.

AFPS, ANACR, ANCAC, ANPNPA, ARAC, ASTI 66, Coup de Soleil des P-O, FSU, Initiatives Citoyennes, LDH, MRAP, NPA, PCF, SOLIDAIRES, SURVIE, (Les) Verts.

Communiqué LDH

Le préfet doit interdire l’hommage à l’OAS annoncé à Perpignan

Paris, le 26 mai 2010

Depuis 2003, une association d’anciens membres de l’OAS, l’Adimad (Amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l’Algérie française) organise un rassemblement au cimetière du Haut-Vernet à Perpignan qui prétend « honorer les 116 fusillés et disparus pour que vive l’Algérie française ». La date choisie, le 7 juin, est celle de l’exécution après leur condamnation à mort (à une époque où la peine de mort n’avait pas encore été abolie) d’Albert Dovecar et Claude Piegts, assassins du commissaire central d’Alger, Roger Gavoury, le 31 mai 1961.

Rappelons qu’après la décision du tribunal administratif de Marseille qui avait ordonné le 7 juillet 2008 le démantèlement d’une stèle identique à celle de Perpignan érigée trois ans plus tôt dans le cimetière municipal de Marignane, la cour administrative d’appel de Marseille a confirmé, dans un arrêt rendu public le 23 avril 2010, que les stèles dédiées à l’OAS n’ont pas leur place sur le domaine public.

Dans ces conditions, la Ligue des droits de l’Homme se joint au collectif d’associations locales qui demandent le déplacement de cette stèle dans un lieu privé. Pour s’opposer à ce rassemblement qui constitue une forme d’apologie de crimes, elle appelle à manifester sur la voie publique aux abords du cimetière le lundi 7 juin à 10 heures, et elle prie le préfet des Pyrénées-Orientales d’interdire cet hommage à l’OAS et de prendre les mesures nécessaires à la préservation de la sérénité d’un lieu voué au respect des défunts qui y reposent, et de leurs familles.


Conférence-débat organisée par le collectif

Alors que plusieurs générations ont été traumatisées par la guerre d’Algérie, son histoire est mal connue du grand public et fait peur. Les victimes très diverses de cette histoire sont nombreuses des deux côtés de la Méditerranée, mal reconnues comme telles, et de ce fait sont particulièrement réduites au silence et se trouvent au centre d’une guerre de mémoires qui les dépasse. Il est temps d’aborder la guerre d’Algérie en la confrontant aux travaux des historiens et en captant les expressions mémorielles.

C’est la démarche du collectif de Perpignan « pour un centre de documentation sur l’histoire franco-algérienne ».

jeudi 27 mai à 20h30
amphi 5 de l’université de Perpignan-Via domitia
52, Avenue Paul Alduy, Perpignan

  • Le recours au travail historique : exemple de l’OAS, une violence terroriste et ses agents
    par Sylvie Thénault, chargée de recherches au Centre d’Histoire sociale du 20ème siècle (CNRS-Paris 1)
  • Une politique mémorielle à Perpignan : La construction d’un lieu de mémoire sur l’Algérie
    par Eric Savarese, Maître de conférences en sciences politiques à l’université de Perpignan

[1Contact du collectif : Roger Hillel 06 07 06 64 93.

[2[26 mai 2010] – Organisations nationales signataires de l’appel du collectif : Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons, Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS (ANPROMEVO), Association nationale des pieds noirs progressistes et leurs amis (ANPNPA), Ligue des droits de l’Homme (LDH) [à suivre...]