communiqué de la section de Toulon de la LDH

inscriptions racistes à Toulon : indignation de la LDH

publié le 26 mars 2010

La section de Toulon de la Ligue des droits de l’Homme exprime son indignation : des inscriptions à caractère raciste ont été taguées sur la façade de la mosquée du Pont-du-Las et sur l’entrée du Lycée professionnel Cisson.

Elle ne peut cacher son inquiétude devant la répétition de tels actes. Il y a un mois, en effet, la mosquée de Sorgues (Vaucluse) avait été souillée d’inscriptions racistes dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 février 2010 [1]. D’autre part, l’agression de la mosquée de Toulon a été précédée de deux autres dont les responsables n’ont semble-t-il pas été identifiés.

[Mise en ligne le 25 mars 2010, mise à jour le 26]


Communiqué de la section de Toulon de la LDH

Inscriptions racistes à Toulon :
la Ligue des droits de l’Homme exprime son indignation


Mardi 23 mars 2010, des fidèles de la mosquée Masjid Attakwa au quartier du Pont du Las, gérée par l’Association culturelle et cultuelle des jeunes musulmans du Var, ont découvert deux inscriptions à l’encre noire « La France sans mosquées » et « Islam hors de France ».
L’imam de la mosquée a déposé plainte.

Des inscriptions analogues ont été découvertes sur les piliers de l’entrée du Lycée professionnel Georges Cisson au quartier Saint-Jean.



La section de Toulon de la Ligue des droits de l’Homme exprime son indignation : il ne peut y avoir de place dans notre République pour le racisme,
la xénophobie, ni pour l’intolérance religieuse.

Il appartient aux pouvoirs publics de rechercher et de sanctionner les auteurs de ces faits.

Toulon le 26 mars 2010

Façade de la mosquée souillée : l’indignation

par Catherine Pontone, Var Matin, le 25 mars 2010



Les inscriptions à caractère raciste encore visibles mardi à l’aube, souillant la façade de la mosquée « Masjid Attakwa », au Pont-du-Las à Toulon, ont été, depuis, effacées d’un coup de pinceau. Mais quarante-huit heures après les propos insultants envers la communauté musulmane, l’émotion n’est pas retombée d’un pouce, boulevard Flamencq, dans le quartier de Rodeilhac.

Leila, habitant à proximité ne cache pas son indignation. « Je suis d’origine algérienne. Je suis médecin urgentiste exerçant à l’hôpital toulonnais. Je vis ici. Et lorsque je rentre chez moi, lundi soir, vers 22h30, avec mes enfants, ce sont mes filles qui m’interpellent : “Maman, regarde ce qui est marqué !” », dit-elle, choquée.

Et elle n’est pas la seule à s’indigner. Mohamed Ari, vice-président de l’associalion cultuelle et culturelle des jeunes musulmans du Var, qui a découvert, mardi, vers 6h30 du matin, les inscriptions à la peinture encore fraîche, se dit blessé par la nature des propos.

Trois fois en quatre ans

« C’est choquant. Ce n’est pas normal. On est là. On n’ennuie personne. On ne fait du mal à personne. On ne critique pas. Nous faisons la prière quatre fois par jour. C’est un quartier calme », explique-t-il.

L’indignation est d’autant plus forte que les auteurs des tags ont sévi pour la
troisième fois sur la façade de ce lieu de prières des musulmans toulonnais.

En janvier 2006, des propos et des insultes racistes et à caractère xénophobe
avaient souillé la façade ; en juin 2007, une croix gammée et une croix celtique avaient été dessinées à la bombe et deux slogans xénophobes
inscrits. La mosquée avait aussi été le théâtre d’un incident grave en septembre 2006 : un homme, armé d’un fusil de chasse, avait tiré à deux reprises sur le rideau de fer, une demi-heure après le départ des fidèles.

Une nouvelle fois, l’association cultuelle et culturelle des jeunes musulmans du Var a déposé une plainte contre X mardi.

« Il y a un désarroi »

Son président, Abdeslam Belhaj se dit las « de ces tags répétitifs au même endroit » dont le ou les auteurs n’ont jamais été à ce jour interpellés. « C’est un peu dommage. Si lors de l’ouverture de la mosquée, en 2002, il y a eu quelques tensions, ce n’est plus le cas aujourd’hui. On a toujours voulu calmer le jeu et ne jamais envenimer les choses. Les jeunes se sentent un peu désabusés. Il y a un désarroi. Vendredi, nous l’évoquerons lors du prêche », dit-il. L’enquête ouverte dans le cadre de propos discriminatoires à l’encontre d’une religion a été confiée aux hommes de la sûreté départementale de Toulon.



Communiqué du CFCM

Profanation de la mosquée de Toulon




Le Conseil Français du Culte Musulman exprime sa profonde indignation suite à la profanation de la mosquée de Toulon, située boulevard Flamenq, par des inscriptions racistes peintes sur ses murs dans la nuit du lundi au mardi 23 mars 2010.

Le CFCM condamne avec force cette nouvelle agression contre un lieu de culte musulman et fait part de son incompréhension totale face à cette série de profanations qui attriste la communauté musulmane de France et menace le vivre ensemble et la cohésion nationale.

Le CFCM appelle les autorités publiques à tout mettre en œuvre pour que cessent ces indignes atteintes physiques à des lieux de prière et de recueillement et que leurs auteurs soient arrêtés et punis.

Paris le 24 mars 2010

Des tags racistes au lycée Cisson

[Var Matin, 26 mars 2010]


Mercredi, élèves et professeurs ont découvert des inscriptions à caractère raciste sur les murs du lycée Cisson.

Alertée, la Sûreté départementale a pu constater les faits et a procédé à des prélèvements.

Ces actes représentent une infraction pénale. Une enquête est en cours pour confondre les auteurs. Le commissariat central invite toute personne témoin des faits à le contacter au plus vite.

[1Outre une croix gammée, l’indémodable “les Arabes dehors” avait été relevé sur l’un des murs du bâtiment (Référence : http://www.avignews.com/sorgues-la-...)