à l’horizon d’une vie pleine de malheur et d’amertume ...

publié le 31 janvier 2008

Le 17 décembre 2007, Madame O. de la wilaya de Tizi-Ouzou a adressé la lettre suivante à la section de Toulon de la LDH.

Monsieur,

J’ai l’honneur de solliciter vos services pour bien vouloir m’aider pour recevoir le droit concernant l’indemnisation du sang de mon fils S. qui a sacrifié sa vie pour le drapeau français.

En effet mon défunt fils qui a collaboré dans les rangs de l’armée française pendant la guerre d’Algérie a été assassiné par l’armée de libération Algérienne durant l’été 1962.

Croyant en la France des droits de l’homme et en la France qui est reconnaissante à l’égard des milliers de soldats non français qui ont sacrifié leurs vies pour elle, j’ose espérer que vous allez étudier ma demande et m’apporter aide et orientation.

Enfin je tiens à vous informer que durant des années je sollicite les services du gouvernement Français en tapant à toutes les portes, que ce soit le ministère de la défense, caserne Bernadotte, le service des pensions des armées, mais en vain, à chaque fois ils me rendent tous la même réponse, à savoir que selon une clause des Accords d’Evian, il faudra solliciter le gouvernement Algérien, chose qui est impossible à demander en Algérie et qui n’existe pas.

A l’horizon d’une vie pleine de malheur et d’amertume à cause justement du préjudice et du poids moral donc de cet événement et sans aucune ressource, et aucune assistance j’ose espérer que vous allez répondre positivement à ma demande qui ressemble vous en conviendrez à un véritable SOS.

En attendant je vous prie daccepter l’expression de mon profond respect.

NB : Etat des services de mon défunt fils à cette demande.

Etat des services de S., fils de Mme O.