Histoire coloniale et postcoloniale

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PROGRAMME DE LA JOURNÉE D’ÉTUDE
Les disparus de la guerre d’Algérie
du fait des forces de l’ordre
françaises : vérité et justice ?

mardi 6 août 2019

Le 13 septembre 2018, le président de la République, Emmanuel Macron, a reconnu la torture et l’assassinat de Maurice Audin par des militaires français, dans le cadre d’un système généralisé à l’époque. Cela interroge sur d’autres « disparitions », notamment dans cette période qu’on a appelé la « bataille d’Alger », comme pendant toute la guerre d’Algérie. Un an après cette déclaration, dans laquelle le président a annoncé l’ouverture des archives sur cette page de notre histoire, l’Association Maurice Audin et l’Association histoire coloniale et postcoloniale, qui anime ce site internet, ont pris l’initiative d’une journée d’étude sur ce thème, croisant les questions d’histoire, de justice et d’accessibilité des archives.


PROGRAMME



8 h 30. Ouverture de la salle

1. OUVERTURE

présidée par Jean-Pierre Raoult, membre de la CNCDH.

9 h à 9 h 15. Accueil. Stéphane Peu, député de Seine-Saint-Denis. Pierre Audin.

9 h 15 à 9 h 45. Origine et objet de cette journée d’étude. Gilles Manceron et Fabrice Riceputi, historiens, co-animateurs des sites histoirecoloniale.net et 1000autres.org.

9 h 45 à 10 heures. La question vue d’Algérie. Amar Mohand Amer, directeur de la division socio-anthropologie de l’histoire et de la mémoire, Centre national de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC), Oran.

10 h à 10 h 15. L’accès aux archives relatives aux disparus de la guerre d’Algérie. La mise en œuvre de la déclaration présidentielle du 18 septembre 2018. Françoise Banat-Berger, directrice du Service interministériel des archives de France (SIAF).

10 h 15 à 10 h 30. Pause.


2. HISTOIRE

session présidée par Benjamin Stora, historien.

10 h 30 à 10 h 45. Avant la guerre d’Algérie, des pratiques fréquentes dans tout l’Empire français. Alain Ruscio, historien, directeur de l’Encyclopédie de la colonisation française.

10 h 45 à 11 h. La théorie de la « guerre révolutionnaire », genèse, mise en œuvre et postérité. François Gèze, éditeur.

11 h à 11 h 15. Les viols dans la guerre d’Algérie. Florence Beaugé, journaliste et essayiste.

11 h 15 à 11 h 30. Répressions policières et disparitions en métropole. Emmanuel Blanchard, historien, UVSQ-CESDIP.

11 h 30 à 11 h 45. La recherche des disparus algériens ; un bilan du site 1000autres.org. Malika Rahal, historienne, IHTP-CNRS.

11 h 45 à 12 h 30. Débat animé par Chloé Leprince, journaliste à France culture.

12 h 30 à 13 h 45. Pause repas.


3. JUSTICE

session présidée par Jean-Marie Delarue, président de la CNCDH.

14 h à 14 h 15. Le cadre juridique des « événements » d’Algérie. Arlette Heymann-Doat, professeure émérite de droit public de l’Université Paris-Sud.

14 h 15 à 14 h 30. Les accords d’Évian et les amnisties. Catherine Teitgen-Colly, professeure émérite de droit public de l’Université Paris I.

14 h 30 à 14 h 45. La criminalisation des exécutions extrajudiciaires et des disparitions forcées par le droit international. Emmanuel Decaux, professeur émérite de droit public de l’Université Paris II, ancien président du Comité des disparitions forcées des Nations Unies.

14 h 45 à 15 h. Quelle justice plus d’un demi-siècle après les crimes ? Isabelle Fouchard, chargée de recherche à Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103).

15 heures à 15 h 45. Débat animé par Slimane Zeghidour, rédacteur en chef à TV5 Monde.

15 h 45 à 16 heures. Pause.


4. LES ARCHIVES

session présidée par Isabelle Neuschwander,
ancienne directrice des Archives nationales.

16 h à 16 h 15. Les archives : un enjeu citoyen. Les questions suscitées par les témoignages de Brigitte Lainé et de Philippe Grand sur les disparus d’octobre 1961. Caroline Piketty, archiviste aux archives nationales.

16 h 15 à 16 h 30. L’appel aux témoignages de militaires français de l’époque, la levée à leur égard de la règle du silence et l’appel au dépôt d’archives privées ou privatisées. Sylvie Thénault, historienne, directrice de recherche au CNRS (sous réserve).

16 h 30 à 16 h 45. « Aucune nouvelle de lui n’est parvenue aux siens » : Les archives du CICR et les disparus de la Guerre d’Algérie. Daniel Palmieri, responsable de la recherche historique auprès du CICR, Genève.

16 h 30 à 16 h 45. La nécessité d’une réelle accessibilité des fonds d’archives dans les différents lieux de conservation d’archives en France. Gilles Morin, historien, président de l’Association des usagers des Archives nationales.

16 h 45 à 17 h 30. Débat animé par Nathalie Funès, journaliste à L’OBS.

17 h 30 à 18 h. Conclusion. Henri Leclerc, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme.



Présentation de cette journée d’étude
Informations sur l’inscription



Le document informant sur cette journée d’étude