Histoire coloniale et postcoloniale

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Mort d’Abd el-Kader

jeudi 1er juillet 2004, par la rédaction

article paru en page 1 du Petit Var, daté du mardi 29 mai 1883.

Abd el-Kader vient de mourir à Damas. Le célèbre défenseur de la nationalité arabe était né en 1807. Fils d’un marabout très vénéré dans la province d’Oran, il se disait issu du Prophète. Aussi célèbre comme chef de bande que comme marabout, il ne tarda pas à obtenir une immense influence.

Son histoire est celle de la conquête de l’Algérie.

Le général Bugeaud dut faire des prodiges de valeur pour vaincre ce chef invisible et insaissisable qui, avec ses 25 000 cavaliers, tint tête pendant plus de 15 ans à l’armée française. Pris en 1845 [1], il fut interné au Fort Lamalgue et mis en liberté en 1852.

Dès lors, Abd el-Kader devint le plus fidèle et le plus dévoué ami de la France et fit preuve d’un patriotisme des plus ardents.

En 1870, l’émir se proposa pour prendre le commandement d’un corps d’armée. Au 4 septembre, il écrivit au gouvernement de la défense nationale qu’il serait toujours à la disposition de sa nouvelle patrie.

Tout dernièrement, Abd el-Kader envoyait 3 000 francs aux Alsaciens-Lorrains.

L’émir était Grand-Croix de la Légion d’Honneur et possédait un grand nombre
d’ordres étrangers.

La période troublée que traverse le monde musulman, les événements prochains qui vont aggraver la question d’Orient, nous font regretter que le grand chef arabe ne puisse plus mettre au service de nos intérêts et de la cause de la civilisation son immense influence.


[1En réalité en décembre 1847