65 ans après son assassinat et 60 ans après l’indépendance de l’Algérie pour laquelle il avait lutté

Le souvenir de Maurice Audin
commémoré en Algérie
ainsi qu’à Paris et dans sa banlieue

publié le 12 juin 2022 (modifié le 14 juin 2022)

Le souvenir de Maurice Audin a été rappelé, 65 ans après son assassinat par des militaires français en juin 1957 et 60 ans après l’indépendance de l’Algérie, pour laquelle lui-même et le parti communiste algérien dont ils était un membre actif avaient lutté. La délégation de l’Association Josette et Maurice Audin, qui s’est rendue en Algérie du 28 mai au 6 juin 2022, était présente lors de l’inauguration le 5 juin d’un buste de Maurice Audin dans le lieu symbolique qu’est la place Audin en plein cœur d’Alger. A Constantine, la délégation a associé à la mémoire de Maurice Audin celle de Raymonde Peschard, tuée par des soldats français en novembre 1957 alors qu’elle avait rejoint comme infirmière une colonne de combattants de l’ALN. Le 11 juin, à Paris, le cénotaphe de Maurice Audin au cimetière du Père-Lachaise et un square au Kremlin-Bicêtre où une œuvre de l’artiste C215 a été inaugurée ont aussi été le cadre d’hommages à ce militant anticolonialiste.

En Algérie
Le souvenir de Maurice Audin commémoré
à l’occasion de la visite d’une délégation
de l’Association Josette et Maurice Audin








A Constantine,
la délégation a associé la mémoire de Raymonde Peschard
à celle de Maurice Audin


Raymonde Peschard, dite « Taous » (« le paon », en raison de sa beauté), née à Alger en 1929, militante des Combattants de la libération (CDL) du PCA, soupçonnée en novembre-décembre 1956 d’être complice de Fernand Iveton, est entrée en clandestinité puis a été envoyée par le PCA/CDL rejoindre, avec d’autres militantes recherchées, la Wilaya III de l’ALN où elle été affectée au service médical. Elle fit partie d’un groupe de combattants en route pour la frontière tunisienne qui a été intercepté le 26 novembre 1957 par des militaires français près de Medjana. Elle a été tuée aussitôt après avoir été capturée.

La délégation de l’Association Josette et Maurice Audin s’est rendue au cimetière où elle a été enterrée, le cimetière chrétien de Constantine qui n’est plus ouvert au public depuis des années et n’est pas entretenu. Afin de permettre que la délégation ait accès à sa tombe, des travaux très importants ont été réalisés grâce au président du Croissant-Rouge, Ali Abdennour, et au maire de Constantine. Une trentaine d’ouvriers de l’établissement public de gestion des cimetières de Constantine et des volontaires du Croissant-Rouge algérien ont travaillé d’arrache-pied pendant 26 jours pour scier les arbres tombés sur la tombe, refaire la voie d’accès, cimenté les tombes fracturées qui se trouvent sur le chemin et aux alentours.

Autour de sa tombe, l’historien Alain Ruscio à retracé l’engagement de Raymonde Peschard et la délégation lui a rendu hommage.

Des membres de la délégation
entourant M. Ali Abdennour
devant la tombe de Raymonde Peschard




A Paris et dans sa banlieue
Le souvenir de Maurice Audin commémoré


Au cimetière du Père-Lachaise
Rassemblement le 11 juin 2022 devant le cénotaphe à Maurice Audin






Au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne)
Inauguration le 11 juin 2022 d’une œuvre de l’artiste C125


L’œuvre de l’artiste C215
installée dans un square public
du Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne




Dans le 20ème arrondissement de Paris
Inauguration prochaine d’une peinture murale


La fresque à Josette et Maurice Audin,
peinte au 9 rue de la Mare,
dans le 20ème arrondissement de Paris