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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

Résultats de la recherche pour : Réunion Creuse

Une émission spéciale sur les
« enfants réunionnais dits de la Creuse »
trompés et déportés sous l’égide de Michel Debré

Une émission spéciale sur Réunion la première est consacrée aux « enfants réunionnais dits de la Creuse » trompés et déportés entre 1962 et 1984, à l’initiative du député de la Réunion Michel Debré, dans le cadre d’une gestion totalement coloniale de cette île. Plus de 2 000 enfants réunionnais ont été alors arrachés à leur famille pour être transplantés, non pas uniquement dans la Creuse, mais dans de nombreux départements ruraux de France. Des associations défendent leurs droits. Plusieurs d’entre eux, devenus adultes, ont enfin pu redécouvrir récemment leur île natale et leur histoire. Sur la chaîne de télévision Réunion la première, cinq témoignages seront diffusés chaque jour à partir du 20 juin 2022.

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Les enfants réunionnais dits « de la Creuse » demandent justice

De 1962 à 1985, dans le cadre de la politique à l’initiative de Michel Debré, 2 015 enfants réunionnais ont été déracinés de l’Ile de la Réunion et disséminés dans des régions rurales françaises. Sans réel suivi auprès des familles dans lesquelles ils ont été répartis et où beaucoup ont été maltraités par la suite. Lors de la remise, en avril 2018, d’un rapport sur ce sujet, la ministre des Outre-mer avait annoncé des mesures. Fin 2019, rien n’a avancé. Ces enfants de la Réunion devenus des adultes n’oublient pas. Ils demandent justice et leurs revendications se font plus politiques.

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Saint-Denis de La Réunion
« déboulonne » la statue d’un esclavagiste

Le 26 avril 2023, la maire de Saint-Denis de La Réunion (PS) et ancienne ministre des outre-mers, Ericka Bareigts, a annoncé que la statue monumentale de Mahé de La Bourdonnais installée sur l’espace public sera déplacée dans une caserne. Il fut gouverneur des Isles de France, île Maurice et de Bourbon (La Réunion), entre 1733 et 1746, période durant laquelle l’esclavage explosa dans ces îles. Revendiquant « un choix politique et militant », Ericka Bareigts, donne ainsi satisfaction au collectif Laproptaz Nout Péi (« balayons devant notre porte » en créole réunionnais), composé d’une quarantaine d’associations. Comme le montrent ci-dessous un article de Slate.fr et le film Les Statures de la discorde (2020), l’hostilité à la célébration dans l’espace public de figures esclavagistes et colonialistes est vive et ancienne à La Réunion comme aux Antilles. On lira également la prise de position de la politologue Françoise Vergès en soutien à cette initiative.

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Les 2015 enfants déracinés de force
de l’Ile de la Réunion

De 1962 à 1985, 2015 enfants ont été déracinés de la Réunion dans le cadre de la politique impulsée par Michel Debré. Lors de la remise, en avril 2018, d’un rapport sur ce sujet, la ministre des Outre-mer avait annoncé trois mesures. Notamment une cellule psychologique pilotée par la professeure de psychopathologie Marion Feldman. Huit mois plus tard, rien n’a avancé. Ci-dessous un compte rendu de l’article qu’elle a écrit avec Malika Mansouri, spécialiste de psychopathologie clinique. Et l’intervention de Philippe Vitale, qui avait présidé cette commission, au Journal télévisé 12/13 Limousin de France 3 du 19 décembre 2018.

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Les enfants réunionnais
exilés de force après 1962
réclament justice

Entre 1962 et 1984, à l’initiative du député de la Réunion Michel Debré, dans le cadre d’une gestion totalement coloniale, plus de 2 000 enfants réunionnais ont été arrachés à leur famille pour être transplantés, non pas uniquement dans la Creuse, mais dans de nombreux départements ruraux de France. Le 10 avril 2018, un rapport portant sur cette transplantation forcée a été remis à la ministre des Outre-mer, Annick Girardin. Des associations défendent leurs droits. Plusieurs d’entre eux, devenus adultes, ont enfin pu redécouvrir récemment leur île natale et leur histoire.

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Mayotte, une île de l’archipel des Comores
en situation postcoloniale

Alors qu’à la mi-mai 2023 l’Etat français poursuit l’opération sécuritaire « Wuambushu » à Mayotte, un livre du sociologue Nicolas Roinsard, publié en 2022 aux éditions du CNRS, permet de mieux comprendre la situation dans ce département français. Dans Une situation postcoloniale. Mayotte ou le gouvernement des marges, après sept années de voyages d’étude de terrain réguliers à Mayotte, l’auteur revient sur « le récit mythifié » de la prise de possession française de Mayotte en 1841. Il analyse les effets concrets de la départementalisation sur la société mahoraise. Enfin, il décrit le parcours de ces mineurs isolés qui tombent dans la délinquance de rue et se considèrent, pour certains, comme « les enfants oubliés de la République ». Nous publions ici la recension de ce livre dans Mediapart en août 2022 par Joseph Confavreux.

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La francophonie, un dispositif néocolonial,
par Khadim Ndiaye

En marge du 38e Sommet de la francophonie à Djerba, Tunisie, les 19 et 20 novembre 2022, Emmanuel Macron a déclaré que le français était « la vraie langue universelle du continent africain ». Il eut aussi cette autre phrase étonnante : « La francophonie, c’est la langue du panafricanisme ». Après la revue Afrique XXI, nous publions ici un chapitre de l’ouvrage collectif L’Empire qui ne veut pas mourir. Une histoire de la Françafrique (2021), déjà présenté sur notre site. L’historien Khadim Ndiaye y raconte l’histoire d’une francophonie dont De Gaulle prévoyait qu’elle serait « le relais de la colonisation » et qui est effectivement conçue, depuis le lendemain des indépendances, comme l’élément clé d’un soft power néocolonial français en Afrique.

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« Oppositions intellectuelles
à la guerre d’Algérie »,
un colloque
qui fait suite au rapport Stora

Sur les « oppositions intellectuelles à la colonisation et à la guerre d’Algérie », un colloque s’est tenu les 20, 21 et 22 janvier 2022, correspondant à l’une des préconisations du rapport remis au président de la République par Benjamin Stora. Organisé par l’historien Tramor Quemeneur et l’anthropologue Tassadit Yacine, il a été l’occasion d’interventions passionnantes et de riches débats. Ci-dessous la présentation du film qui l’a ouvert, Le soleil assassiné d’Abdelkrim Bahloul, le programme et les films des débats ainsi que les textes provisoires des interventions de Christian Phéline et Gilles Manceron. Nous y ajoutons la lettre d’Aïssa Kadri, publiée par le quotidien El Watan, qui explique les raisons pour lesquelles il a finalement choisi de ne pas y participer. Nous accueillerons volontiers la réponse des organisateurs, qui ont annoncé la publication prochaine d’un ouvrage reprenant l’ensemble de ses travaux.

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