A-Israël

publié le 13 avril 2016
après quatre ans d’Intifada

Résumé d’une conférence de presse du Dr. Mustafa Barghouthi, président de l’Union des comités de secours palestiniens.

The Palestine Monitor, organe du PNGO [Plate-forme des ONG palestiniennes], 24 septembre 2004.

 
victimes et assassins

Un bilan des décès de l’Intifada (septembre 2000 - mai 2004).

 
une lettre de Théo Klein à Ariel Sharon

il faut bâtir pour l’avenir ce que nous n’avons pas su préserver dans le passé.

 
le drame et les dénis d’Israël, par Pierre Vidal-Naquet

La paix est-elle possible tant qu’existera un mur entre Israéliens et Palestiniens ?

[Article paru dans l’édition du 20.05.05 du Monde des Livres]

 
les 99,5 % restants, par Amira Hass

« En tant que Juif, et à vous qui êtes Juive, je voudrais vous demander », a dit cet homme jeune, il y a quelques jours. Ces temps-ci, une entrée en matière comme celle-là invite à une conversation du genre de celles où nous nous noyons depuis quelques semaines.

Article publié le mercredi 24 août 2005, dans le quotidien israélien Ha’aretz [1]



 
enfin libres !” par Amos Oz

« Le retrait, dans son essence même, constitue le premier grand affrontement autour de la question des rapports entre la religion et l’Etat », écrit Amos Oz, qui présente ici sa vision d’un Israël « à visage humain, libre et juste » contre la conception théocratique de certains adversaires du retrait.

Cet article, écrit alors que l’évacuation des colons n’était pas terminée, a été publié dans Yediot Ah’aronot, le 21 août 2005 [2].

Amos Oz ne parle ici que du retrait de Gaza (c’est l’actualité du moment) ; rappelons qu’il est membre de Shalom Arshav (La Paix Maintenant) depuis sa création et signataire des Accords de Genève

 
Cordelia Edvardson répond à Elie Wiesel

Cordelia Edvardson, née en 1929, est rescapée d’Auschwitz (matricule A3709). Suédoise juive ayant émigré en Israël, elle est la correspondante du deuxième quotidien suédois Svenska Dagbladet. Son parcours personnel lui a laissé un regard très critique sur la façon dont le gouvernement israélien traite les Palestiniens.

 
Israël/Territoires occupés/Liban : il faut des mesures d’urgence pour protéger les civils

De jour en jour, la situation se dégrade pour la population civile en Israël, dans la Bande de Gaza et au Liban. Les attaques actuellement perpétrées contre des civils et des biens civils constituent une violation flagrante du droit international humanitaire et équivalent à des crimes de guerre. Il est essentiel, en cette période où la tension ne cesse d’augmenter à un rythme inquiétant, que toutes les parties se conforment aux exigences du droit international humanitaire et que d’autres gouvernements prennent toutes les mesures appropriées pour les obliger à le faire.

Lire ci-dessous l’escalade de la violence :


 
Israël/Liban : l’immobilisme coupable de la communauté internationale

Un communiqué de FIDH suivi d’un appel de la LDH et de la FIDH.

 
« assez ! » par le collectif Trop, c’est trop

Le collectif Trop, c’est trop ! appelle Israël à mettre un
terme à un conflit qui constitue une « fuite en avant ».
[Ci-dessous la version intégrale de l’appel publié dans L’Humanité du 29 juillet 2006, Libération ayant publié une version légèrement abrégée le 27.]

Vous pouvez signer une pétition en faveur des civils libanais.

 
la LDH appelle à « sanctionner en France » les crimes de guerre au Liban

Michel Tubiana a déclaré à l’AFP que, les binationaux franco-libanais étant des ressortissants français, « toutes les juridictions françaises leur sont ouvertes pour tout ce qui leur est arrivé à l’étranger ». Selon lui, les plaintes déposées peuvent viser jusqu’aux « plus hauts responsables israéliens ». Il a précisé que des plaintes de cette nature avaient déjà été déposées en Belgique. [3]

 
Liban-Palestine : une déclaration du CE du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme

Il faut décréter un cessez-le-feu et revenir à une application pleine et entière du droit international.

 
NON aux crimes de guerre !

Israël, Liban, Palestine : un nouveau communiqué de la LDH demandant le respect des droits universels de tous.

 
Israël : première manifestation contre la guerre

Ils n’étaient que quelques centaines à se presser, jeudi à Tel Aviv, devant le ministère de la Défense, mais c’était la première véritable manifestation contre la guerre au Liban. Jusqu’ici, seuls des groupuscules gauchistes ou des partis arabes avaient brandi quelques pancartes pour dénoncer les opérations menées contre le Hezbollah. Cette fois, c’est à l’appel de mouvements plus représentatifs que s’est déroulé le rassemblement : le parti de gauche Meretz, mené par l’ancien ministre Yossi Beilin et le principal mouvement pacifiste, la Paix maintenant. [4]

 
Human Rights Watch : certaines attaques israéliennes équivalent à des crimes de guerre

« Le type d’attaques menées montre le mépris inquiétant de l’armée israélienne pour les vies des civils libanais. Nos recherches montrent que les affirmations d’Israël selon lesquelles les combattants du Hezbollah se cachent parmi les civils n’expliquent pas, et justifient encore moins la guerre aveugle d’Israël. »
Kenneth Roth, directeur de Human Rights Watch

Ci-dessous, un communiqué de presse de HRW en date du 3 août 2006
 [5].

 
des ONG dénoncent une « destruction délibérée » du Liban

Pour Amnesty International, les dévastations de la guerre au Liban, loin d’être des dommages collatéraux, sont le résultat d’une oeuvre de destruction délibérée de l’infrastructure civile d’un pays. L’ONG américaine Human Rights Watch (HRW) a elle aussi à plusieurs reprises dénoncé la stratégie israélienne.

Amnesty conclut à une responsabilité pénale individuelle pouvant être invoquée par l’exercice d’une juridiction universelle : « Bon nombre des atteintes aux droits fondamentaux exposées dans le présent rapport constituent des crimes de guerre entraînant une responsabilité pénale individuelle. [...] Les personnes à l’égard desquelles il existe de fortes présomptions de responsabilité dans de tels crimes peuvent être amenées à rendre compte de leurs actes devant des juridictions pénales du monde entier en vertu de l’exercice de la compétence universelle. »

 
Israël et Palestine : des initiatives pour construire une paix juste et durable

Dans la période de réflexion collective que constituent habituellement en France les périodes électorales, la Ligue des droits de l’Homme a estimé utile de faire connaître, sous une forme synthétique, un certain nombre de propositions d’initiatives pour construire une paix juste et durable au Proche-Orient. Ce dossier très passionnel est aussi un dossier majeur pour la paix aux marches de l’Europe. C’est pourquoi la Ligue des droits de l’Homme a choisi de publier un texte volontairement concis que son Comité central a approuvé à l’unanimité.

 
le blocus de Gaza doit être levé

Vous trouverez ci-dessous, à la suite du communiqué de la LDH, un appel signé par de nombreuses organisations palestiniennes, israéliennes et d’autres pays, pour qu’il soit mis fin à l’isolement de la bande de Gaza.

 
le Tibet et la Palestine, par Uri Avnery

Uri Avnery, dirigeant du mouvement anti-colonialiste Gush Shalom, s’indigne de la sélectivité manifestée par les médias : ils pleurent sur le sort du peuple tibétain, dont le pays est volé par des colons chinois, mais qui se préoccupe des Palestiniens, dont la terre est confisquée par les colons israéliens ?

 
mort du poête Mahmoud Darwich

Mahmoud Darwich était né en 1941 à Al-Birwah, un village de Galilée de la Palestine mandataire. Après la guerre israélo-arabe de 1948 et un premier exil libanais, il rentrera en Galilée, militera au Parti communiste israélien puis deviendra un cadre dirigeant de l’OLP jusqu’en 1993. Il est mort à Houston (Texas) le 9 août 2008.

L’exil forcé, les souffrances et l’injustice faites à son peuple étaient une blessure profonde jamais cicatrisée. « On ne peut vivre avec la blessure de la disparition de la patrie que si une cohabitation équilibrée s’instaure entre les »deux réalités« , juive israélienne et arabe palestinienne, dont aucune ne peut éradiquer l’autre. »

« L’espoir, assurait-il, est une maladie incurable chez les Palestiniens, l’espoir d’une vie normale où nous ne serions ni héros ni victimes. » L’espoir donc, malgré une occupation israélienne qui est « une déclaration permanente de guerre contre nos corps et nos rêves, nos maisons et nos arbres ». [6]

 
la violence n’est pas une fatalité

Une tribune de Patrick Baudouin, président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), et Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme (LDH), publiée dans Le Monde du 31 décembre 2008.

 
janvier 2009 : manifestations à Toulon pour la paix à Gaza

Après les succès de la manifestation du 3 janvier, qui avait rassemblé à Toulon entre 1000 et 2000 personnes, et de celle du 10 janvier (de 2 à 3 000 manifestants), plus d’un millier de personnes ont répondu à l’appel d’un collectif de quatorze organisations varoises en manifestant samedi 17 janvier pour la paix à Gaza.

L’association Varois pour la paix et la justice en Méditerranée appelle à un
rassemblement samedi 24 janvier à 15h, sur le Parvis des droits de l’homme (face à la Faculté de droit, à Toulon).

 
Stéphane Hessel : « un véritable crime contre l’humanité » à Gaza

Stéphane Hessel, Ambassadeur de France, ancien résistant et déporté, condamne vivement le comportement d’Israël à Gaza et appelle au retour à la table de négociation pour mettre en place la seule solution à ses yeux, celle des deux Etats « rendue de plus en plus difficile, au fur et à mesure que s’accumulent de part et d’autre, soit le mépris et l’humiliation, soit la haine. » Il faut que cette accumulation cesse le plus vite possible, dit-il et alors, « au nom de ce que l’histoire nous a appris sur la possibilité du pardon, [...] il faut avoir hâte que cette possibilité de pardon et de solidarité dans un Proche-Orient pacifique puisse être rétablie. »

Nous reprenons ci-dessous la transcription par Contre Info d’un entretien avec Stéphane Hessel, diffusé par Swissinfo le 5 janvier 2009 [7].

 
“comment Israël a mené la bande de Gaza au bord d’une catastrophe humanitaire”, par Avi Shlaim

Né à Bagdad en 1945, Avi Shlaim est un historien possédant la double nationalité israélienne et britannique. Il enseigne les relations internationales à l’Université d’Oxford, et il est auteur du livre Le mur de fer. Israël et le monde arabe [8].

Avi Shlaim a servi dans l’armée israélienne et n’a jamais remis en question la légitimité de l’État d’Israël. Mais l’assaut impitoyable sur Gaza l’a conduit à des conclusions dévastatrices.

Ce texte est la traduction d’un article publié dans l’édition du 7 janvier 2009 du Guardian [9].

 
Avi Shlaïm : “ avec les implantations, Israël est devenu un Etat-apartheid ”

L’article où il expose “ comment Israël a mené la bande de Gaza au bord d’une catastrophe humanitaire ” n’est pas la première déclaration d’Avi Shlaïm sur ce sujet. Les paroles que l’historien anglo-israélien a prononcées en novembre 2008, au cours d’une rencontre consacrée à l’avenir du sionisme, méritent d’être entendues. Voici le compte-rendu qu’en avait donné Haaretz Staff le 25 novembre 2008.

Le texte d’origine, « Prof. Avi Shlaim : Settlements turned Israel into apartheid state », est repris ci-dessous à la suite de sa traduction française. Vous le retrouverez, acompagné d’un enregistrement vidéo, sur http://www.haaretz.com/hasen/spages....

 
le ministre français des Affaires étrangères ne doit pas recevoir son homologue israélien, Avigdor Lieberman

Un communiqué de la Ligue des droits de l’Homme, suivi d’un communiqué de l’Union juive française pour la paix.

 
« Etat juif ou société de tous ses citoyens ? » par Pierre Stambul

Ce texte de Pierre Stambul a été publié le 29 mai 2009 sur le site internet de l’Union juive française pour la paix (UJFP) [10].

 
une lettre de W.D., arabe-israélien, prisonnier depuis plus de 20 ans...

Ce prisonnier fait partie des prisonniers qui ont été arrêtés avant les accords d’Oslo et n’ont pas été libérés. Il est en détention depuis plus de 20 ans. S’il était un juif ayant assassiné un palestinien il aurait été libéré depuis longtemps. S’il était un juif ayant tué un autre juif, il aurait été libéré au 2/3 de sa peine. S’il était un Palestinien des Territoires occupés il aurait été libéré dans un des échanges de prisonnier. Mais il est arabe–israélien et personne ne sait même qu’il existe [11].

 
l’impunité des dirigeants israéliens, une des causes principales de la poursuite de la guerre

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, le jeudi 5 novembre, une résolution demandant à Israël et aux Palestiniens d’enquêter sur les accusations de crimes de guerre contenues dans le rapport Goldstone sur la guerre dans la bande de Gaza.
Après deux jours de débats, ce texte, non contraignant, a été voté par 114 voix contre 18 et 44 abstentions. Israël et les Etats-Unis ont voté contre, de même que plusieurs pays européens [12]. Dès vendredi matin, Israël a rejeté la résolution, arguant par la voix du ministère des affaires étrangères qu’elle « est totalement coupée des réalités auxquelles Israël fait face sur le terrain ».
Le texte s’appuie sur les conclusions du rapport sur l’intervention israélienne dans le territoire palestinien, en décembre et janvier derniers, établi par le juriste sud-africain Richard Goldstone et commandé par le conseil des droits de l’homme de l’ONU. Dans son rapport, rendu public le 15 septembre, le juriste fustige les deux parties mais réserve ses traits les plus durs à Israël. Le conflit s’est soldé par la mort de près de mille quatre cents Palestiniens et de treize Israéliens. [13]

L’Etat d’Israël a le droit de se défendre, mais dans le respect de ses obligations à l’égard du droit humanitaire international et du droit international. Laisser son agression à Gaza bénéficier de l’impunité inciterait Israël à commettre d’autres crimes de guerre et d’autres crimes contre l’humanité, comme l’expose Pierre Stambul, membre du Bureau National de l’Union Juive Française pour la Paix, dans l’entretien repris ci-dessous.

 
Gaza, un an après l’offensive israélienne...

Un an après le lancement de l’offensive israélienne sur Gaza, une quinzaine d’ONG, dont Amnesty International, le CCFD et Oxfam International, publient un rapport [14] où ils dénoncent le blocus auquel la population de la bande de Gaza (1.5 millions d’habitants) est soumise de la part d’Israel. Pour l’ancien président américain, Jimmy Carter, les Gazaouis sont « traités plus comme des animaux que comme des êtres humains ». Le rapport, publié fin décembre 2009, montre que très peu des dégâts infligés aux habitations, aux services publics (écoles, hôpitaux…) et aux infrastructures ont été réparés.

Dans un entretien publié par L’Humanité, Stéphane Hessel met en cause la France et l’Union européenne qui ont « laissé faire Israël ».

 
Gaza asphyxiée par le blocus israélien : un scandale !

Décembre 2008, Israël lançait son offensive meurtrière contre Gaza. Bilan : 1 400 morts, des milliers de blessés, une destruction massive d’habitations et d’équipements collectifs.
Depuis un an, près d’un million et demi de Palestiniens restent prisonniers dans la bande de Gaza toujours soumise au blocus israélien qui empêche toute reconstruction.

Cette situation est un scandale !

Le collectif toulonnais Pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens
appelle à un rassemblement mercredi 3 février à 18h30, Parvis des Droits de l’Homme à Toulon, pour demander

  • la levée du blocus de Gaza et l’acheminement rapide de l’aide internationale,
  • que les enquêtes internationales sur les crimes de guerre aillent jusqu’au bout et soient suivis de poursuites à l’encontre des responsables,
  • la reconnaissance réelle des droits nationaux du peuple palestinien, condition indispensable à une paix durable.

Ci-dessous deux textes, repris d’Amnesty International pour l’un, et de l’Union juive française pour la paix pour l’autre, exposent la situation actuelle [15].

 
Israel-Palestine : la paix ne peut être fondée que sur le droit international

Dans une lettre ouverte adressée au Président de la République, des ambassadeurs français rappellent que la paix et un ordre durable ne peuvent être fondés que sur le droit international.

L’Union juive française pour la paix (UJFP), après avoir rappelé qu’« il y a un occupant et un occupé », déclare apporter « son soutien total aux droits du peuple palestinien et à la campagne internationale de BDS – boycott, désinvestissement, sanctions contre l’Etat d’Israël tant que dureront l’occupation, la colonisation et l’apartheid. »

 
agir aujourd’hui contre la colonisation des “territoires occupés”

Après avoir rappelé que « la loi du plus fort doit plier devant le droit commun de l’humanité », la Ligue des droits de l’Homme appelle à une campagne, à l’échelle de l’Union européenne, visant à réserver le bénéfice du traitement préférentiel accordé aux importations israéliennes aux seuls produits dont il est établi de façon indiscutable qu’ils ne sont pas les fruits de l’oppression coloniale.

Des précisions sont apportées dans un texte d’Alain Gresh que nous reprenons ci-dessous à la suite de la tribune de Jean-Pierre Dubois. On peut lire également, sur cette autre page, la lettre ouverte adressée au Président de la République par des ambassadeurs français, ainsi que la prise de position de l’Union juive française pour la paix à propos de la campagne internationale BDS – « boycott, désinvestissement, sanctions ».

 
assaut injustifiable des forces israéliennes contre des bateaux qui tentaient de forcer le blocus de Gaza

Après l’assaut donné lundi 31 mai 2010 par l’armée israélienne à la flottille qui tentait de briser le blocus de Gaza, la seule question qui se pose maintenant est de savoir si le gouvernement israélien continuera à bénéficier de l’impunité ou si certains gouvernements oseront prendre des mesures concrètes pour sanctionner Israël (Alain Gresh).

Manifestations à Toulon : voir notre agenda.

 
l’attaque israélienne de la flotille de Gaza doit faire l’objet d’une enquête indépendante et impartiale

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) relaie la demande d’une enquête pleinement conforme aux standards internationaux de ses organisations membres en Israel – ACRI, Adalah, B’tselem, PCATI – et dans les Territoires palestiniens – Al Haq et PCHR.

Le Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH) condamne fermement l’attaque militaire israélienne sur la flotte de navires qui transportait de l’aide humanitaire et des fournitures à Gaza et qui a causé la mort d’au moins une quinzaine de civils et blessé des douzaines d’autres.

 
Gaza : aux citoyens de réagir, après l’échec des gouvernements (Stéphane Hessel)

Stéphane Hessel, né à Berlin en 1917, a vécu à Paris à partir du milieu des années 20. Arrêté par la Gestapo pour ses activités dans la Résistance, il a été déporté à Buchenwald. A la Libération, il a occupé divers postes diplomatiques, ce qui lui a permis de participer à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies.

Après l’attaque israélienne contre la flottille d’aide humanitaire pour Gaza, Stéphane Hessel appelle à des « initiatives de solidarité de la société civile » analogues à celles qui ont mis fin aux lois de ségrégation aux États-Unis et à l’apartheid en Afrique du Sud.

 
le soutien de Jean-Pierre Dubois à Sakina Arnaud

Le 10 février dernier, invoquant la « loi de 1881 » sur la presse [16] qui réprime « l’incitation à la haine raciale », le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné Sakina Arnaud à 1 000 euros d’amende pour avoir apposé , le 30 mai 2009, un autocollant « ?Boycott Israël Apartheid? »sur une bouteille de jus d’orange dans l’hypermarché Carrefour de Mérignac.

La cour d’appel de Bordeaux, après avoir réexaminé l’affaire le 24 septembre 2010, a confirmé le 22 octobre la condamnation de première instance ; Sakina Arnaud a aussitôt fait déposer un pourvoi en cassation par ses avocats.

Pour le procès en appel, Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l’Homme, avait tenu, notamment au nom de la liberté d’expression, à apporter son soutien à Sakina Arnaud. Son témoignage, que nous reprenons ci-dessous, est d’autant plus intéressant que, comme le rappelle Jean-Pierre Dubois, « en ce qui concerne la campagne “Boycott, désinvestissement, sanctions”, la position prise par la Ligue des droits de l’Homme – elle est exposée dans une tribunediffère entièrement de celle qu’a retenue Sakina Arnaud en tant que citoyenne libre de ses opinions ».

[Mis en ligne le 7 octobre 2010, mis à jour le 24 novembre]


 
continuer à défendre les droits du peuple palestinien

Le 10 octobre 2010, une centaine de personnalités de tous horizons, élus, chercheurs, artistes, écrivains... ont lancé un appel « pour refuser catégoriquement » que les militants de la campagne internationale Boycott-Désinvestissement-Sanctions soient jugés pour « provocation publique à la discrimination ». La LDH s’est prononcée dans le même sens en janvier 2011.

Parmi les militants poursuivis par la justice :
- Stéphane Hessel est poursuivi pour avoir appelé les citoyens à réagir, après l’échec des gouvernements au sujet de Gaza ;
- la sénatrice Alima Boumediene-Thiery (elle a bénéficié d’une relaxe le 15 octobre 2010) ;
- Sakina Arnaud, condamnée le 10 février dernier à 1 000 euros d’amende pour avoir apposé un autocollant « ?Boycott Israël Apartheid? » sur une bouteille de jus d’orange dans un hypermarché, a bénéficié du soutien de Jean-Pierre Dubois ; elle vient de voir sa condamnation confirmée par la cour de cassation.

[Mis en ligne le 13 octobre 2010 avec l’intitulé « pas de poursuite contre les militants de la campagne BDS ! », mis à jour le 4 juin 2012]


 
pétition pour l’abrogation de la circulaire MAM pénalisant l’appel au boycott

En février 2010, la ministre Michèle Alliot-??Marie, alors Garde des Sceaux, demandait par une lettre-cir­cu­laire aux par­quets d’engager des pour­suites contre les per­sonnes appelant ou par­ti­cipant à des actions de boycott des pro­duits déclarés israé­liens. S’appuyant sur un article de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, elle
assi­milait ces actions à de la pro­vo­cation à la dis­cri­mi­nation ou à la haine raciale.

Le col­lectif national pour une paix juste et durable entre Pales­ti­niens et Israé­liens (CNPJDPI) – dont la LDH fait partie – demande l’abrogation de cette cir­cu­laire qui attaque direc­tement la liberté d’expression et vise, en tentant de les cri­mi­na­liser, à museler des actions citoyennes et non vio­lentes contre l’impunité d’un État, Israël, qui viole en per­ma­nence le droit, notamment par la colonisation. Pour s’associer à la demande du collectif, signer la pétition en ligne.

Dans une tribune publiée dans Le Monde daté du 6 mars 2014, Ivar Ekeland, Rony Brauman et Ghislain Poissonnier, déclarent : « Il faut abroger la circulaire Alliot-??Marie. »

[Mis en ligne le 21 novembre 2010, mis à jour le 6 mars 2014]


 
un appel à “une nouvelle politique de l’Union européenne au Proche-Orient”

Plusieurs dizaines de personnalités représentatives de larges secteurs de l’opinion démocratique lancent un appel à des sanctions « contre la politique israélienne et ceux qui la mènent », estimant que « c’est aujourd’hui une nécessité si on veut faire avancer la cause d’une paix juste au Proche Orient ».

Les signataires estiment que « les gouvernements israéliens successifs s’obstinent à nier les droits fondamentaux du peuple palestinien, à saccager le contenu de tous les accords de paix proposés depuis ceux d’Oslo », et qu’ils « violent le droit international dans l’impunité ».

[Mis en ligne le 2 février 2011, mis à jour le 6]


 
les frontières d’Israël passent-elles par Roissy ?

Vendredi 8 juillet, des centaines de militants de la solidarité ont été empêchés d’embarquer par les compagnies aériennes sous pression du gouvernement israélien. Dans chacun des pays concernés et en particulier en France, les autorités nationales et les compagnies aériennes se sont pliées aux injonctions du gouvernement Israélien. Le blocus israélien s’est ainsi étendu aux ports et aéroports européens avec l’assistance active des autorités locales.

Le même jour, de nombreux personnes, venues de différents pays à l’invitation d’associations palestiniennes dans le cadre d’une initiative de solidarité intitulée « Bienvenue en Palestine », ont débarqué à l’aéroport de Tel Aviv. Elles avaient rendez vous à Bethleem où elles devaient séjourner une semaine. Parmi elles, 124 militants pacifiques, dont deux Varois, Marie Thérèse Gory et Tawfik Ayad, ont été interdits d’accès à la Cisjordanie et jetés en prison. Nous demandons leur libération !

Nous protestons contre cette volonté d’étouffer ainsi toute velléité de solidarité internationale avec les Palestiniens qu’ils soient de Gaza, de Jérusalem ou de Cisjordanie. Nous dénonçons ces méthodes qui portent de graves atteintes au droit de circuler et à cette autre liberté fondamentale dans une démocratie qu’est la liberté de manifester.

 
Palestine : la prochaine nation du monde

Aux dirigeants de la France, de l’Espagne, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, à la Haute Représentante de l’UE et à tous les Etats membres de l’ONU :

Nous vous exhortons à appuyer la demande légitime de reconnaissance de l’Etat palestinien et la réaffirmation des droits du peuple palestinien. Après des décennies d’échec des pourparlers de paix, il est temps d’inverser la tendance, de mettre fin à l’occupation et de progresser vers une paix fondée sur deux Etats.


Plus de 120 pays ont reconnu la Palestine comme Etat. Si des centaines de milliers d’entre nous à travers le monde élevons ensemble nos voix, nous pouvons persuader l’Europe de faire la même chose !

Plus de 617 000 personnes ont signé la pétition. L’objectif de 500 000 signatures a été atteint en 4 jours. Si vous ne l’avez pas encore fait, signez la pétition pour aider à atteindre 750 000.

 
Schlomo Sand : “Israël ne peut être réduit à un état juif”

Dans la lettre ouverte qu’il adresse à Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, Schlomo Sand, professeur d’histoire à l’université de Tel-Aviv, demande que la France reconnaisse un État palestinien aux côtés de l’État d’Israël. Il récuse d’autre part la revendication du gouvernement israélien à être considéré comme un État juif : Israël doit continuer à être l’État de tous les Israéliens, juifs ou arabes, qui y résident.

Pour l’historien Shlomo Sand l’exil du peuple juif est un mythe, né d’une reconstruction a posteriori, sans fondement historique. Il montre dans son livre Comment le peuple juif fut inventé, que l’existence des diasporas de Méditerranée et d’Europe centrale est le résultat de conversions anciennes au judaïsme.

 
la France doit voter pour que la Palestine devienne le 194e État des Nations unies

La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, dont la LDH fait partie, demande que la France vote pour l’entrée de la Palestine aux Nations unies.
Auparavant, la Ligue des droits de l’Homme avait adressé une lettre ouverte au Président de la République appelant le gouvernement français, l’Union européenne et ses États membres à soutenir de leur vote la reconnaissance par les Nations unies de l’État de Palestine.

Les personnalités du groupe The Elders, présidé par l’archevêque Desmond Tutu, interviennent dans le même sens.

[Mis en ligne le 15 septembre 2011, mis à jour le 23]


 
Gaza, 3 ans après « Plomb durci » : pas de justice pour les victimes

Une tribune collective publiée le 27 décembre 2011 dans Libération sur le bilan trois ans après l’opération « Plomb durci »…

 
inopportun renforcement des relations entre l’UE et Israël

Le 2 juin 2012, l’Union européenne s’est engagée à renforcer ses relations avec Israël dans une soixantaine de domaines. Cette décision survient pourtant peu après que les ministres des affaires étrangères européens ont durci le ton contre Israël mi-mai.

Dans une tribune, publiée dans Le Monde daté du 4 août 2012, la présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et le président du Réseau euroméditerranéen des droits de l’homme (REMDH) dénoncent le “double discours” de l’Union européenne.

 
Schlomo Sand, historien israélien anti-sioniste

Professeur à l’université de Tel-Aviv, Shlomo Sand s’est engagé dans une déconstruction des mythes de l’historiographie israélienne. Avec Comment le peuple juif fut inventé (Fayard, 2008), il s’était attaqué à la thèse selon laquelle les juifs formeraient un peuple au sens ethnique du terme. Il poursuit sa recherche en questionnant leur lien avec “Eretz Israël” dans Comment la Terre d’Israël fut inventée (Flammarion, 2012). Comme le précédent, ce second livre a suscité un vaste débat en Israël même : il en ira sans doute de même en France... Voir la note de lecture de Pierre Stambul sur cet ouvrage.

Ci-dessous un compte-rendu de la rencontre avec Shlomo Sand animée par Dominique Vidal, qui a été organisée le 28 septembre 2012 (12h30-14h) à l’Institut d’études et de recherches sur la Méditerranée et le Moyen Orient.

 
Netanyahu en France : qu’on lui rappelle les droits qu’il viole !

A l’occasion de la visite officielle en France de M. Netanyahu, premier ministre israélien, le 31 octobre 2012, le président de la LDH a adressé une lettre ouverte à François Hollande, président de la République,

Un rapport intitulé La Paix au Rabais : Comment l’Union Européenne renforce les colonies Israéliennes, établi par 22 organisations non-gouvernementales, dont le CCFD-Terre Solidaire et la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), vient d’être publié.

Comparant les données d’exportations disponibles des colonies israéliennes et des Territoires palestiniens occupés, il souligne les contradictions de la politique de l’Union européenne. L’UE a déclaré que « les colonies sont illégales au regard du droit international, elles constituent un obstacle à l’instauration de la paix et elles risquent de rendre impossible une solution à deux Etats », mais, dans le même temps, son marché est l’un des principaux débouchés pour les produits issus des colonies. La plupart des Etats membres de l’UE, dont la France, n’assurent pas un étiquetage correct de ces produits dans les magasins, laissant les consommateurs dans l’ignorance quant à leur origine, contrairement aux directives de l’UE. Pour télécharger le rapport, cliquez ici.

 
Israël-Gaza : condamnations de l’escalade de la violence

La Ligue des droits de l’Homme et Une Autre Voix Juive condamnent l’escalade de la violence entre Israël et la bande de Gaza, et réaffirment leur soutien aux forces de paix en Israël et en Palestine.

Des manifestations en ce sens sont prévues un peu partout en France, et notamment à Paris : place de l’Opéra, samedi 17 novembre à 15h.

À Toulon, à l’appel de l’association Varois pour la paix et la justice en Méditerranée, rassemblement sur le parvis des droits de l’Homme, mercredi 21 novembre 2012 à 18h : : GAZA STOP !

 
la France doit dire oui à l’admission de la Palestine à l’ONU !

Une vingtaine de personnalités cosignent cette tribune publiée sur le site LeMonde.fr le 22 novembre 2012.

 
Israël et les droits de l’Homme

Lu dans la presse :
- Janvier 2013 — Selon le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, l’État d’Israël viole la Convention de Genève et est donc passible de la Cour pénale internationale s’il ne retire pas tous ses colons.
- Janvier 2013 — Le gouvernement israélien refuse de participer au processus de l’Examen périodique universel (EPU), qui permet d’examiner le bilan des États en termes de droits de l’Homme.
- Mars 2013 — L’Unicef dénonce les mauvais traitements que l’armée israélienne fait subir aux enfants. Israël est le seul pays au monde où des enfants peuvent être jugés par des tribunaux militaires.
- Mars 2013 — Mise en service de lignes de bus réservés aux seuls Palestiniens ce qui évite aux colons d’avoir à partager le même bus que des travailleurs arabes de Cisjordanie se rendant sur des chantiers israéliens.

Commentaire de Charb : “Israël ? L’Atlantide en sursis”.

 
“Israël, Afrique du Sud et apartheid”, par Alain Gresh

Michel Bôle-Richard a été correspondant du Monde à Johannesburg et à Jérusalem. Il a connu de près les deux situations et il en a tiré un livre important qui aurait dû ouvrir un débat majeur sur la politique française dans la région, mais aussi sur la vision dominante et lénifiante de la situation. Cette vision se résume ainsi : deux peuples, dont chacun a droit à un Etat, vivent sur la Terre sainte ; avec un peu de bonne volonté et en isolant les extrémistes des deux bords (surtout palestinien), on pourrait aboutir à la paix.

Rien n’est plus faux. Ce qui s’est mis en place, c’est un système de domination d’un Etat sur une population colonisée et privée de tous ses droits, un système qui rappelle (mais qui se différencie aussi, par certains aspects) celui qui a régné en Afrique du Sud et qui fut baptisé apartheid (lire « Gaza, Palestine et apartheid »). En refusant de le voir, nous nous faisons les complices d’une injustice majeure qui dure depuis des décennies et nous nous empêchons aussi de réfléchir à la manière de sortir de cette impasse.

Voici un extrait du livre de Michel Bôle-Richard, Israël, le nouvel apartheid. En le lisant, en le faisant circuler, vous contribuerez à rompre le mur du silence qui s’est établi autour de lui.

Alain Gresh [17]


 
une loi pour chasser plusieurs dizaines de milliers de bédouins de nationalité israélienne

Le parlement israélien a approuvé en première lecture le 24 juin 2013 une loi, connue sous le nom de Plan Prawer-??Begin, dont l’objectif est de contraindre plusieurs dizaines de mil­liers de bédouins du Néguev (Pales­ti­niens d’Israël) de quitter leurs terres et leurs vil­lages et de se regrouper dans des villes et
quar­tiers qui leur seront assignés.

Le vote a été acquis à 3 voix de majorité. La loi doit revenir à deux reprises devant la Knesset pour être applicable. Il n’est pas trop tard pour tenter d’y faire échec – en particulier en signant et en diffusant la pétition d’Adalah (orga­ni­sation de défense juri­dique des Pales­ti­niens d’Israël).

 
le journaliste israélien Gideon Levy appelle au boycott d’Israël

Dans un article publié le 14 juillet 2013 dans le quotidien israélien Haaretz, Gideon Levy écrit : « Quiconque s’inquiète réellement de l’avenir du pays doit maintenant être en faveur du boycott économique ».

Voir :
- en ligne : l’article original sur le site de Haaretz
- ci-dessous, la traduction de Sonia Fayman (15 juillet 2013).

 
vingt ans après Oslo : imposer le droit à l’autodétermination du peuple palestinien

Ci-dessous la tribune, publiée ce 25 septembre 2013, dans La Croix, et signée par les associations membres de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, dont la LDH.

 
François Hollande en Israël-Palestine

Avant sa visite officielle en Israël-Palestine, du 17 au 19 novembre 2013, François Hollande avait été destinataire d’une lettre ouverte que lui avaient adressée la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH), dont la LDH est membre.

Nous commençons par reprendre les commentaires de Rony Brauman sur ce voyage du président de la République.

 
la cour de cassation valide une relaxe dans une affaire de boycott de produits israéliens

Mercredi 19 novembre 2013, la Cour de cassation a rejeté les pourvois de quatre organisations de soutien à la politique du gouvernement israélien
contre une décision de la Cour d’appel de Paris relaxant une militante engagée dans le boycott de produits provenant d’Israël.

Il reste à espérer que les militants de « Boycott, désinvestissement et sanctions » (BDS) qui sont poursuivis pour des motifs analogues pourront bénéficier d’une décision allant dans le même sens. Et pour cela il importe que soit abrogée la lettre-circulaire de Michèle Alliot-Marie assimilant les actions de boycott de produits d’origine israélienne à des provocations à la discrimination ou à la haine raciale.

[Mis en ligne le 27 novembre 2013, mis à jour le 28]


 
Ilan Pappé : la machine à détruire ne s’arrête pas un instant

Ilan Pappé est un des “nouveaux historiens” israéliens qui ont contribué à remettre en cause les mythes de l’historiographie officielle de l’État d’Israël – en particulier concernant le déplacement de la population palestinienne en 1947-1948. Parmi ses ouvrages traduits en français : La Guerre de 1948 en Palestine. Aux origines du conflit israélo-arabe (La Fabrique, 2000), et Une terre pour deux peuples. Histoire de la Palestine moderne (Fayard, 2004).

Ci-dessous une traduction en français d’un entretien d’une heure avec Ilan Pappé, enregistré le 22 octobre 2013, publiée sur le site Le mur a des oreilles.




 
l’Europe va exclure les territoires occupés de la coopération avec Israël

L’Union européenne a adopté, mardi 16 juillet 2013, un texte prévoyant d’exclure de sa coopération avec Israël les territoires occupés en 1967 – Cisjordanie, Jérusalem-Est, bande de Gaza et plateau du Golan. La directive, qui a été publiée le 19 juillet 2013 au journal officiel de l’Union [18], dispose que, à partir de 2014, « tous les accords entre l’Etat d’Israël et l’UE doivent indiquer sans ambiguïté et explicitement qu’ils ne s’appliquent pas aux territoires occupés par Israël en 1967 ».

Cette décision a été rappelée par François Hollande le 17 décembre 2013 dans sa réponse [19] à la lettre ouverte que la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme et la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme lui avaient adressée le 14 novembre 2013 [20].

Nous reprenons ci-dessous la tribune de Daniel Blatman, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, qui qualifie de « parfaitement justifié[e] du point de vue politique autant que moral » toute « initiative de la communauté internationale visant à imposer un boycott des colonies dans les Territoires occupés. »

 
le mur, une annexion qui ne dit pas son nom

“Barrière de sécurité” selon l’État israélien censée protéger des attaques terroristes, “Mur de l’Apartheid” pour ceux qui le condamnent comme une stratégie d’annexion de terres palestiniennes, le Mur a un coût économique et humain élevé. Déclaré illégal par la Cour internationale de justice, il incarne la violence physique et psychologique de l’occupation.

Dominique Vidal fait le point dans un dossier publié dans La Chronique d’Amnesty International de Novembre 2013.

 
la campagne B.D.S. inquiète en Israël

Le gouvernement israélien révèle son inquiétude grandissante devant la campagne BDS – Boycott, Désinvestissement, Sanctions – qu’il considère comme une menace stratégique. Lancée en 2005 par la société civile palestinienne, BDS appelle à la fin de l’occupation israélienne de 1967 et à la pleine égalité dans la loi des citoyens palestiniens et des juifs, récusant ainsi la conception d’Israël comme un État essentiellement juif.

 
pour Uri Avnery, la revendication d’Israël d’être reconnu “État-nation du peuple juif” est absurde

Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou pose comme condition absolue à la paix la reconnaissance d’Israël comme État-nation du peuple juif.
Pour lui, l’obstacle principal à la paix au Proche-Orient, est « l’absence de volonté des Palestiniens d’accepter un État juif », et non la politique de colonisation israélienne dans les territoires occupés, critiquée par de nombreux responsables.

Dans un article écrit en hébreu et en anglais, publié sur le site de Gush Shalom le 8 février 2014?, Uri Avnery expose l’absurdité d’une telle exigence. Ci-dessous la traduction française de cet article[Traduit de l’anglais « Another Pipe Dream » pour l’AFPS : FL – http://www.france-palestine.org/Encore-un-reve-chimerique].

 
l’UAVJ condamne l’exigence d’Israël d’être reconnu comme “État-nation du peuple juif”

Dans une lettre ouverte adressée à l’Ambassadeur des Etats-Unis en France l’association Une autre voix juive condamne l’exigence israélienne de voir l’État d’Israël reconnu comme “Etat-Nation du Peuple Juif ”.

L’UAVJ rejoint ainsi la position exprimée par Uri Avnery, en considérant que cette définition d’Israël comme “État juif” donnerait une base légale aux discriminations envers les citoyen-ne-s de l’État d’Israël qui ne se reconnaissent pas comme juifs. L’association remarque d’autre part que cela poserait des problèmes aux citoyen-ne-s d’autres pays qui se reconnaissent comme juifs.

 
cinquante jeunes israéliens refusent de faire leur service militaire

Un groupe de 50 jeunes Israéliens a publié une lettre ouverte adressée au Premier ministre Benjamin Netanyahu, expliquant qu’ils refusaient d’effectuer leur service militaire, obligatoire en Israël sous peine de prison ferme [21].

« Notre opposition à l’occupation des territoires palestiniens par l’armée israélienne constitue la principale raison de notre refus de servir », indique la lettre, publiée samedi 8 mars, sur la page Facebook de l’organisation pacifiste Yesh Gvul [22].

Les signataires dénoncent « les violations des droits de l’Homme » en Cisjordanie, les « exécutions, la construction de colonies, les détentions administratives [de Palestiniens], la torture, les punitions collectives et une répartition injuste de l’eau et de l’électricité » et déclarent qu’« ils ne peuvent participer à un système qui commet de tels actes ». Ils terminent en dénonçant l’influence croissante de l’armée sur la société civile israélienne.

Vous trouverez, en bas de cette page, la version originale en anglais de cette lettre, précédée d’une traduction française.

[Mis en ligne le 10 mars 2014, mis à jour le 11]


 
pour Richard Falk, les négociations de paix sont dans l’impasse

Depuis juillet 2013, Israéliens et Palestiniens se retrouvent à la table des négociations à l’instigation du Secrétaire d’État américain, M. John Kerry. Le but est de parvenir d’ici au 29 avril prochain, à un “accord-cadre” qui tracerait les grandes lignes d’un règlement définitif sur les questions liées au “statut final” : les frontières, les colonies de peuplement, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens.

Mais ces “négociations de paix” sont dans l’impasse. Lors d’une conférence de presse, donnée le 21 mars dernier, Richard Falk a porté de graves accusations contre la politique israélienne. À quelques semaines de la fin de son mandat, le rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 a mis en cause “des caractéristiques inacceptables propres au colonialisme, à l’apartheid et à un nettoyage ethnique”.

Et pendant ce temps... Israël multiplie ses exigences, demandant à être reconnu comme “État-nation du peuple juif” – revendication à propos de laquelle Gideon Lévy évoque le “retour de l’étoile jaune” [23].

 
la circulaire Alliot-Marie doit être abolie, au nom de la liberté d’expression

Une tribune, publiée dans Libération le 17 avril 2014, demande l’abrogation de la circulaire Alliot-Marie, au nom du respect de la liberté d’expression : les militants de la campagne BDS qui se mobilisent pacifiquement pour que le droit international soit appliqué en Palestine ne doivent pas être poursuivis.

 
nouvel échec des négociations israélo-palestiniennes : à qui la faute ?

Pour le politologue Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), la responsabilité principale pèse sur les Israéliens.

 
 2014, année internationale de solidarité avec le peuple palestinien

La section de Toulon s’associe à la démarche des Nations Unies en vue de « l’avènement d’un État de Palestine indépendant, viable et souverain, vivant en paix et dans la sécurité avec l’État d’Israël, où chacun reconnaîtrait les droits légitimes de l’autre » (extrait du message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion du lancement de l’Année internationale de la solidarité avec le peuple palestinien le 16 janvier 2014 [24]).

[Mis en ligne le 29 avril 2014, mis à jour le 30]


 
débat Rony Brauman / Arno Klarsfeld : Israël et le sionisme

Rony Brauman, anti-sioniste, vs Arno Klarsfeld, sioniste, sur Israël et le
sionisme.



 
après l’échec des négociations ...

Alors que les pourparlers entre Israéliens et Palestiniens se sont arrêtés sur un échec, l’association Une autre voix juive rappelle ses prises de position en faveur d’une solution négociée du conflit.

Sur place, la situation ne s’améliore pas : l’écrivain Amos Oz dénonce les extrémistes juifs, auteurs d’une vague d’attentats racistes contre des Arabes, chrétiens ou musulmans, en Cisjordanie occupée – il les qualifie de « néo-Nazis hébreux ».

 
le journaliste israélien Gideon Levy appelle au boycott d’Israël

« Sur quel ton et dans quelle langue faut-il vous le dire ? » demande Gideon Levy aux Etats-Unis et à l’Europe, dans un article publié le 31 mai dernier dans le quotidien israélien Haaretz, exigeant des sanctions contre Israël, seules à même, souligne-t-il, de parvenir à une égalité des droits entre Israéliens et Palestiniens.

 
condamnations des attaques contre des civils dans le territoire palestinien occupé

Vous trouverez ci-dessous une lettre ouverte de la LDH, de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine et de l’association France Palestine Solidarité, adressée au président de la République concernant l’intensification des attaques contre des civils dans le Territoire palestinien occupé par les forces israéliennes. Il semble, tout au contraire, que François Hollande ait choisi d’exprimer sa solidarité avec le chef du gouvernement israélien ...

A la suite : le communiqué du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) du 4 juillet : « Cercle vicieux de la violence en Israël et en Palestine : l’Union Européenne doit condamner les meurtres de civils et le châtiment collectif ».

[Mis en ligne le 7 juillet 2014, mis à jour le 10]


 
l’atrocité, par Uri Avnery

L’assassinat du jeune Muhammad Abu-??Khdeir. Article écrit en hébreu et en anglais, publié sur le site de Gush Shalom le 12 juillet 2014?–?Traduit de l’anglais « The Atrocity » pour l’AFPS : FL/?SW.

 
Esther Benbassa : l’antisémitisme n’est pas une solution au conflit israélo-palestinien

Un communiqué de presse d’Esther Benbassa, sénatrice EELV (écologiste) du Val-de-Marne, suite aux actes de violence et de vandalisme qui ont accompagné certaines manifestations pro-palestiniennes.

 
Daniel Cohn-Bendit (septembre 2011) : « too much is too much ! »

Mardi 27 septembre 2011, Daniel Cohn-Bendit intervient au Parlement européen au nom du groupe Verts/ALE sur le dossier israélo-palestinien. Il prend à partie Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne et condamne la passivité et le “cynisme” de l’Union européenne vis-à-vis de la politique d’Israël.

Il réagissait aux “regrets” exprimés par Catherine Ashton après l’annonce par le ministre de l’Intérieur israélien de la construction de 1100 logements dans le quartier de colonisation juive de Gilo, à Jérusalem-Est.

 
cesser toute forme de soutien à la colonisation israélienne

Il y a dix ans, la Cour internationale de justice de La Haye déclarait illégale la construction d’un mur, par Israël, en territoire palestinien occupé. Pour mettre « ses actes en conformité avec sa position publique », la France doit prendre « des mesures simples », « mises en œuvre rapidement ». Une tribune de William Bourdon, Monique Cerisier ben-Guiga, François Dubuisson, Jean-Claude Lefort, Ghislain Poissonnier et Dominique Vidal.

 
Rony Brauman : “manifeste pour les Palestiniens”

Dans le Manifeste pour les Palestiniens, Rony Brauman [25], accompagné d’une dizaine d’auteurs invités, tente d’offrir de nouvelles perspectives de sortie de crise, privilégiant pour sa part ?le droit des Palestiniens à une solution à deux États.


 
le président israélien reconnaît que les Arabes israéliens sont victimes de discriminations

Au cours de sa participation aux cérémonies commémorant le massacre de Kafr Qassem, le président israélien Reuven Rivlin a reconnu les discriminations que subissent les Arabes israéliens.

Quelques jours auparavant, il avait déclaré devant l’Académie israélienne des sciences humaines, lors d’une conférence intitulée « De la xénophobie à l’acceptation de l’autre » : “il est temps d’admettre honnêtement que la société israélienne est malade – et il est de notre devoir de traiter cette maladie [26].

Mais le président israélien a-t-il conscience que “les Arabes israéliens attendent l’égalité, et non des excuses” ?

 
violences à Jérusalem ... mais quelle violence faut-il invoquer ?

« L’attentat contre la synagogue Kehilat-Yaakov dans le quartier d’Har Nof, à Jérusalem, qui a fait cinq victimes, mardi 18 novembre, est le dernier acte d’un cycle d’attaques et de représailles qu’Israéliens et Palestiniens semblent incapables de juguler. » [Cet attentat] « marque un nouveau palier. Il a été perpétré au surlendemain de ce que les Palestiniens ont dénoncé comme un “crime raciste”, celui d’un chauffeur de bus palestinien, Youssef Ramouni, retrouvé pendu dans son dépôt de Jérusalem-Ouest. La médecine légale israélienne a conclu à un suicide, une version contestée par un médecin légiste palestinien. Cette attaque conforte la droite israélienne dans son choix d’une ligne sécuritaire dure et éloigne la perspective d’une reprise des négociations de paix avec l’Autorité palestinienne. »
 [27]

 
un État palestinien est-il encore possible ?

La ville de Jérusalem est sous tension après l’attentat du 18 novembre 2014 contre une synagogue. Le reporter Charles Enderlin, chef du bureau de France 2 à Jérusalem, y réside depuis quarante ans. Il avait évoqué l’an dernier, dans son livre Au nom du Temple, «  l’irrésistible ascension du messianisme juif ». Son regard sur ce nouvel accès de violence est bien sombre.

Des voitures béliers qui foncent sur les piétons, un attentat contre un rabbin fondamentaliste, un massacre dans une synagogue... Mais aussi une colonisation incessante, des religieux messianiques qui montent sur l’Esplanade des Mosquées pour prier avec l’idée de construire un jour le troisième Temple, des débats sans fin à la Knesset pour tenter de justifier leurs agissements. Jérusalem semble au bord de l’explosion.

C’est dans ce contexte qu’en France, le groupe parlementaire socialiste a déposé ce jeudi 22 novembre 2014 une proposition de résolution visant à reconnaître un État palestinien. L’hebdomadaire Télérama a demandé à Charles Enderlin ce qu’il en pense.

 
la reconnaissance de l’État de Palestine ... et après ?

L’Assemble nationale s’apprête, par un vote dépourvu de portée juridique, à reconnaître l’Etat de Palestine.

Ci-dessous quelques éléments permettant d’éclairer le problème posé, son contexte, ainsi que les implications d’une décision de reconnaissance : un enregistrement vidéo d’un débat entre quatre conseillers politiques, diplomatique et militaire, suivi du point de vue de l’avocat Gilles Devers.

 
Israël : succès d’une liste rassemblant des arabes et des juifs

En Israël, la “Liste arabe unie” formée à partir de l’union des partis arabes, plus communément désignée “Joint list”, rassemble des arabes et des juifs. A l’issue des élections du 17 mars 2015, elle obtiendrait 14 sièges sur 120 dans la nouvelle Knesset, ce qui la met à la troisième place derrière le Likoud (29 élus) et l’Union sioniste (24).

Ayda Touma Souleman, cinquième sur la Joint list, avait accordé l’entretien que nous reprenons ci-dessous, quelques jours avant les élections. Peut être un espoir dans un horizon bien sombre.

 
face à Netanyahou

Le rédacteur en chef de la revue Politique, Henri Goldman, fait le point sur les négociations entre Israéliens et Palestiniens, après la victoire électorale de Benyamin Netanyahou. Persuadé que « la partie israélienne ne reculera que si le coût de la poursuite de l’occupation et de la colonisation lui devient insupportable », il préconise des campagnes du type BDS pour faire prévaloir le droit en Palestine.

 
Israël 2015 : Trop, c’est trop !

« Trop, c’est trop ! » est un collectif d’individus constitué à la fin de l’année 2001 à l’initiative de Madeleine Rebérioux et Pierre Vidal-Naquet pour protester contre l’enfermement de Yasser Arafat à Ramallah et les coups portés par l’armée israélienne à l’Autorité palestinienne. Il s’est exprimé de nouveau quand de nouvelles menaces ont compromis encore davantage la paix dans la région qui passe par l’existence d’un Etat palestinien.

Le texte ci-dessous « Combattre l’antisémitisme et sanctionner la politique israélienne » a recueilli plus de 600 signatures en deux semaines. Nos efforts sont importants car, comme l’a fait remarquer l’éditorial du Monde du 16 mai 2015 : « Longtemps, l’idée de pressions ouvertes, voire de sanctions contre Israël, était taboue en Occident. Seule démocratie au Moyen-Orient, terre refuge des juifs européens après l’Holocauste, l’Etat hébreu, protégé par le parapluie américain, n’a jamais eu à répondre de ses violations répétées de la loi internationale et des résolutions de l’ONU. Mais, aujourd’hui, un vent inédit souffle contre Israël, illustré par la multiplication des reconnaissances de la Palestine, dont la dernière vient du Vatican. Les Etats-Unis, concentrés sur la conclusion des négociations avec l’Iran d’ici au 30 juin, réservent leur stratégie. Mais le débat est lancé en Europe et la question des sanctions est sur la table. » [28]

[Mise en ligne le 12 mai 2015, mis à jour le 6 juin]


 
Orange prêt à rompre son contrat avec Partner

Les propos de Stéphane Richard, PDG d’Orange, ont suscité une polémique ; il a en effet déclaré mercredi en Egypte que l’opérateur de télécommunication, dont l’Etat français détient 25 % du capital, serait prêt à mettre un terme à un accord de licence de marque avec l’opérateur israélien Partner Communications dès « demain » s’il le pouvait, mais que cette décision présenterait un « énorme risque financier ».

Les déclarations précédentes ont été interprétées dans le contexte de pressions pour un boycott d’Israël en raison de son occupation des territoires palestiniens ; le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a demandé jeudi à Paris de «  désavouer publiquement » Orange. Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, a rappelé vendredi 5 juin que la France était fermement opposée au boycott d’Israël.

Les organisations signataires du rapport « Les liaisons dangereuses d’Orange dans le Territoire palestinien occupé », adressent une pétition au chef de l’État français, lui rappelant que :
« L’État français détient 25% d’Orange... Nous, citoyens de cet État, exigeons que vous approuviez la décision du PDG d’Orange de rompre son partenariat avec l’opérateur israélien Partner. »
Pour signer la pétition : cliquer.

 
Uri Avnery : “la vraie Naqba”

« Selon la version arabe, les Juifs sont venus de nulle part, ont attaqué un peuple pacifique et l’ont chassé de leur pays.
Selon la version sioniste, les Juifs ont accepté le plan de compromis des Nations unies, mais les Arabes l’ont rejeté et ont commencé une guerre sanglante, au cours de laquelle ils furent convaincus par les États arabes de quitter leurs maisons afin d’y retourner avec les armées arabes victorieuses. » [29]

Pour Uri Avnery, « ces deux versions sont totalement absurdes, un mélange de propagande, de légende et de sentiments de culpabilité cachés. » [1]

 
colonisation de la Palestine : l’hypocrisie doit cesser

Etienne Balibar, philosophe, Alice Cherki, psychanalyste et Mohammed Harbi, Gilles Manceron et Bernard Ravenel, historiens, considèrent que le crime commis fin juillet dans un village de Cisjordanie contre une famille palestinienne, dont le père et un bébé ont été brûlés vifs est une conséquence directe de la colonisation. Avec le collectif « Trop, c’est trop ! », ils militent pour que des sanctions soient imposées à Israël.

 
“le prix à payer” : des “terroristes juifs”

Un nouvel et ignoble attentat vient d’être commis par des extrémistes israéliens contre une famille palestinienne dans la nuit du 30 au 31 juillet 2015 à Kafr Douma, un village proche de Naplouse. Quatre colons ont incendié une maison laissant sur les murs l’inscription « le Prix à payer » (Tag mehir, en hébreu). Un enfant de 18 mois est mort brûlé, un autre est grièvement blessé, les parents sont entre la vie et la mort, brûlés au 3e degré.

Dès le 31 juillet les médias ont mis en avant les propos du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou qui s’est dit « choqué » par un acte qu’il a qualifié de « terroriste ».

Ce qui est choquant et assimilable à du « terrorisme d’État », c’est la politique coloniale et l’occupation par Israël depuis 48 ans des terres palestiniennes qui provoquent de tels actes criminels et racistes.

Ce qui est choquant, c’est la protection des colons à chaque agression menée contre les Palestiniens dans l’annexion de leur terre, de leur village, de leurs maisons, de leur eau. Hier encore, le gouvernement Israélien ne vient-il pas d’autoriser la construction de 300 nouveaux logements pour étendre toujours plus, les colonies illégales en Cisjordanie.

Ce qui est choquant, c’est le silence des gouvernements français et européens et l’absence de sanctions un État qui continue en toute impunité de bafouer toutes les règles du droit international et toutes les résolutions de l’ONU concernant l’occupation, le retrait israélien des colonies, le droit à l’autodétermination du peuple palestinien. [30]

 
L’AFPS, la CGT et la LDH écrivent à Christiane Taubira

Dans une lettre ouverte adressée à Christiane Taubira, les trois organisations demandent une nouvelle fois à la ministre de la Justice l’abrogation des circulaires Alliot-Marie et Mercier.

 
Pour Shlomo Sand : seul le boycott permettrait de sortir de la situation actuelle

Une rencontre, organisée le 9 octobre 2015 par l’AURDIP [31] dans le cadre des midis de l’IreMMO [32] et animée par Dominique Vidal, a permis à l’historien israélien Shlomo Sand de préciser sa position par rapport au conflit Palestine/Israël.

Vous trouverez ci-dessous l’enregistrement vidéo de cette rencontre, suivi de la transcription écrite d’extraits de cette vidéo où Shlomo Sand expose son point de vue concernant le boycott [33].

 
Netanyahou réécrit l’histoire

Dans un discours prononcé mardi 20 octobre 2015 devant le Congrès sioniste à Jérusalem, Benjamin Netanyahou a fait référence à une rencontre en novembre 1941 en Allemagne entre Adolf Hitler et le grand mufti de Jérusalem Haj Amin al-Husseini, haut dirigeant musulman dans la Palestine alors sous mandat britannique.

Selon Netanyahou, «  Hitler ne voulait pas à l’époque exterminer les juifs mais les expulser ». Ainsi Haj Amin al-Husseini est allé voir Hitler et lui aurait dit : « Si vous les expulsez, ils viendront tous ici » en Palestine. Toujours selon Netanyahou, Hitler aurait alors demandé « Que dois-je faire d’eux? », question à laquelle le mufti aurait répondu : « Brûlez-les ! ».

Cette réécriture de l’histoire par Benjamin Netanyahou, qui fait du mufti de Jérusalem l’initiateur de la Shoah, est récusée par la quasi-totalité des historiens de cette période.

 
un État palestinien viable est-il encore possible ?

Olivier Gebuhrer et Pascal Lederer, sollicités par l’Humanité pour fournir un texte qui réponde à la question « L’Etat palestinien a-t-il encore une chance d’exister ? », ont pu mettre au point le texte suivant. Il a été publié, ce 27 octobre 2015, sous la signature d’Olivier Gebuhrer et Pascal Lederer, avec la mention « co-animateurs d’Une Autre Voix Juive », dans la page Débats et controverses (p.12), avec deux autres articles, l’un d’Esther Benbassa et l’autre de Dominique Vidal.

Le titre choisi par l’Humanité, « Le temps de la coopération" », se réfère à l’avant dernier paragraphe de l’article.

 
Ronit Matalon : « nous vivons sous un régime d’apartheid »

Ecrivaine israélienne, Ronit Matalon est née en 1959 à Gnei Tikva dans une famille originaire d’Egypte. Après des études de lettres, elle travaille comme journaliste pour le quotidien Haaretz, où elle couvre la bande de Gaza et la Cisjordanie entre 1987 et 1993.

Elle a remporté en 2009 le prix de la Fondation Bernstein, qui récompense les auteurs d’expression hébraïque, pour son roman Le Bruit de nos pas (Stock, 2012). Aujourd’hui, Ronit Matalon, qui se présente comme « une Séfarade qui s’en est sortie », vit et enseigne à Haïfa. Son premier roman, De face sur la photo, est paru à l’automne dernier chez Actes Sud.

 
La circulaire Alliot-Marie doit être abrogée !

En février 2010, la Ministre Alliot-Marie, alors Garde des Sceaux, demandait par une lettre-circulaire aux Parquets d’engager des poursuites contre les personnes appelant ou participant à des actions de boycott des produits déclarés israéliens. S’appuyant sur un article de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, elle assimilait ces actions à de la provocation à la discrimination ou à la haine raciale.

La Ligue des droits de l’Homme demande l’abrogation de cette circulaire qui attaque directement la liberté d’expression et vise, en tentant de les criminaliser, à museler des actions citoyennes et non violentes contre l’impunité d’un état, Israël, qui viole en permanence le droit, notamment par la colonisation. Pour la LDH, la liberté d’expression est une liberté publique fondamentale.

 
Rony Brauman : “antisionisme et antisémitisme ne sont pas synonymes”

Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières et professeur associé à l’Institut d’études politiques de Paris, s’inscrit en faux contre les déclarations de Manuel Valls, lors du diner du Crif le 7 mars dernier : il montre qu’un antisémite peut être antisioniste ou pas.

 
Israël et les territoires palestiniens occupés : rapport 2015 d’Amnesty international

Comme chaque année, l’organisation non gouvernementale Amnesty International publie son rapport sur le respect des droits de l’homme dans les différents états.

Vous trouverez ci-dessous les extraits de ce rapport qui concernent Israel et les territoires palestiniens occupés, pour l’année 2015 [34].

 
Gideon Levy : rien ne détruira plus sûrement Israël que l’occupation

Gideon Lévy est à la fois une personnalité singulière et un des journalistes israéliens dont la voix porte le plus fortement… surtout probablement en dehors de son pays, auquel il n’épargne aucune vérité dérangeante. Il s’entretient avec Max Blumenthal. L’entretien vidéo est intégralement retranscrit en français sous la vidéo.
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