Marignane

publié le 11 janvier 2012
hommages illégitimes à d’anciens activistes

Après Toulon, Nice, Théoule, Perpignan ... bientôt Marignane ... Peut-on laisser se multiplier les hommages à des membres d’une organisation terroriste dont le but était de renverser la République ?

[Première mise en ligne, le 2 janvier 2005,
dernière mise à jour : le 24 janvier 2005]

 
questions écrites posées par des parlementaires - réponses du gouvernement

au sujet de la stèle de Marignane à la gloire des « combattants de l’Algérie française » [1].

On pourra noter la grande ressemblance des réponses faites aux parlementaires : en particulier, Claude Saunier, Christiane Demontes et René-Pierre Signé ont reçu la même réponse (à l’exception de la dernière phrase qui n’est pas adressée à Claude Saunier) - réponse qui se trouve d’ailleurs à côté de la ... plaque. Mais députés et sénateurs semblent s’en satisfaire !

[Première mise en ligne : le 27 mai 2005
dernière mise à jour : le 9 août 2005.]

 
nous demandons aux autorités publiques ...

Nous vous invitons à demander aux autorités publiques d’interdire l’inauguration de la stèle de Marignane.

Voici un exemple de lettre dont vous pouvez vous inspirer en reprenant certains de ses arguments.

 
Notre Algérie par Pierre Marcelle

[Libération, mercredi 08 juin 2005]

 
Appels et soutiens contre la stèle de l’ADIMAD à Marignane

Le MRC, l’UNSA Education, le MRAP, la FNACA ...

[Première mise en ligne : le 7 juin 2005,
dernière mise à jour : le 2 juillet 2005]

 
Claude Liauzu : « Il y a un mouvement évident de réhabilitation du colonialisme »

Dans un entretien avec Catherine Coroller, l’historien s’insurge contre les lieux de mémoire à la gloire de l’OAS, et demande l’interdiction de l’inauguration du monument de Marignane ainsi que le gel de l’article 4 de la loi du 23 février 2005.


[Catherine Coroller, Libération, vendredi 10 juin 2005.]

 
trou noir : Cathédrales de la peste de diBrazza

diBrazza,
est artiste-peintre et blogueur de haute volée.

« C’est de cela que Dieu est mort (nul ne l’a tué) : de l’incapacité dans laquelle il a tout à coup été de continuer d’endurer le mal que l’homme se faisait. »

Michel Surya
 
conférence de presse du 17 juin 2005

Vendredi 17 juin 2005, diverses associations - dont la LDH, le MRAP, la FSU, le Collectif des historiens contre la loi du 23 février 2005 ... - ont mis en garde contre une réhabilitation insidieuse de l’OAS et plus globalement du colonialisme français en Algérie.

La prochaine inauguration d’une stèle à la mémoire d’anciens membres de l’OAS et la loi du 23 février 2005 témoignent de cette entreprise.

Voir ci-dessous des articles publiés à cette occasion :
AFP, le Monde, Nouvel Observateur, L’Humanité, Libération.

 
Michel Vauzelle demande l’interdiction de l’inauguration

Lu dans les journaux la Marseillaise et la Provence du jour.

 
Jean-Claude Gaudin : ne pas rendre hommage à ceux qui ont tenté d’assassiner De Gaulle

[Première mise en ligne, le 19 juin 2005
mise à jour, le 20 juin 2005.]

 
la Fondation Charles de Gaulle demande l’interdiction ...

La Fondation Charles de Gaulle rejoint la LDH, le MRAP, la FSU, la FNDIRP etc... pour demander l’interdiction de l’inauguration prévue le 6 juillet d’une stèle à la mémoire d’anciens membres de l’OAS.

 
indignation de l’association Tizi-Hibel

L’association écrit au préfet des Bouches du Rhône.

 
le Quotidien d’Oran : l’OAS a-t-elle vaincu De Gaulle ?

L’éditorial du 19 juin 2005 par M. Saâdoune.

 
Gilles Manceron : l’éloge de criminels

STELE POUR L’OAS A MARIGNANE :

Gilles Manceron répond aux questions de Manuelle Tilly (le lundi 20 juin 2005). [2]

Gilles Manceron, vice-président de la LDH,
est auteur de « Marianne et les colonies » (éd. La Découverte).

 
ils/elles soutiennent notre demande

Ils-Elles demandent l’interdiction de l’inauguration de la stèle de Marignane, ou jugent illégitime cet hommage.

Merci de
nous signaler
celles et ceux que nous avons pu oublier,
ainsi que les erreurs que nous avons pu commettre.

[Dernière mise à jour : le 5 juillet 2005]

 
Hamlaoui Mekachera condamne le projet de stèle à la gloire de l’OAS

Le préfet des Bouches-du-Rhône avait fait savoir la veille qu’il était prêt à en interdire l’inauguration prévue le 6 juillet dans le cimetière de Marignane.

 
Daniel Simonpieri demande à l’ADIMAD de renoncer ...

Le maire de Marignane (ex-FN, ex-MNR)) demande, « avec beaucoup de regret », à l’ADIMAD de renoncer à l’inauguration prévue le 6 juillet de la stèle des “fusillés de l’OAS” - « le temps que les passions s’apaisent ».

 
les hommages publics à l’OAS ne doivent plus être tolérés !

Nous resterons vigilants.

[Première mise en ligne : le 25 juin 2005,
dernière mise à jour : le 2 juillet 2005.]]

 
la FNACA proteste

La FNACA juge « scandaleuse l’initiative » d’une stèle en hommage à l’OAS prévue à Marignane.

La Fédération nationale des anciens combattants d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie avait écrit au Président de la République, dès le 10 décembre 2004, pour lui demander de « condamner fermement » cette initiative.

[Première publication, le 24 juin 2005,
mise à jour, le 14 juillet 2005.]

 
Jacques Delarue : amers souvenirs du temps des assassins

« Le vrai drame de la démocratie, c’est que beaucoup d’hommes politiques ne s’intéressent qu’à leur possibilité de réélection. »

La contribution de Jacques Delarue,
à la conférence de presse tenue le 17 juin 2005, au siège de la LDH,
est suivie de ses déclarations à l’Humanité du 6 juillet 2005.

[Première mise en ligne, le 2 juillet 2005,
mise à jour, le 9 juillet.]

 
rassemblement à Marignane, mercredi 6 juillet à 18h

Lundi 4 juillet 2005, le Comité régional PACA de la LDH appelle à manifester à Marignane mercredi à 18h.

Après avoir appris que la « stèle des fusillés de l’OAS » avait été mise en place au cimetière de Marignane, mardi 5 juillet, en fin de matinée, la LDH appelle les autorités publiques à réagir. A 18h30, le Préfet interdit l’inauguration prévue pour le lendemain.

 
l’hommage empêché des nostalgiques de l’OAS à Marignane

La stèle dédiée aux “AUX COMBATTANTS TOMBÉS POUR QUE VIVE
L’ALGÉRIE FRANCAISE” a été érigée mardi 5 juillet dans le cimetière de Marignane (Bouches du Rhône).

Mais son inauguration, prévue pour le lendemain, n’a pu se tenir, le préfet ayant interdit l’accès au cimetière - de crainte de heurts avec des contre-manifestants.

[Première mise en ligne, le 7 juillet 2005,
mise à jour, le 13 juillet]

 
la stèle de Marignane : pas de noms, mais des dates

[Première publication, le 9 juillet 2005,
mise à jour, le 15 juillet.]

 
Marignane : le dernier combat de l’OAS

A Marignane, une nouvelle stèle rend hommage aux « martyrs » de l’ancienne organisation terroriste. Tandis que se réveille une certaine mémoire de l’Algérie française, les ultras repartent en guerre.




par Boris Thiolay [L’Express du 11 juillet 2005]

 
Gilles Manceron : Il souffle un vent mauvais sur notre pays !

Intervention de Gilles Manceron, le soir du 6 juillet 2005, lors du rassemblement à Marignane contre la “ stèle de la honte ”.

 
Pieds-noirs, Harkis, Algériens : la guerre des mémoires

La guerre d’Algérie encore et toujours. Douloureux, contradictoires, violents, les récits sur cette sale guerre que la France a dû mener au milieu du XXe siècle sur les terres de l’Afrique du Nord n’en finissent pas de resurgir.

Articles de Pierre Desorgues paru dans l’édition du 7 juillet 2005 de l’hebdomadaire Réforme [3]

 
Germain Latour : la mémoire qui flanche

La fermeture de Check Point Charlie à Berlin, une stèle à la « gloire » de l’OAS. Deux faits qui trahissent l’Histoire.

Dans le cas de Marignane, c’est un outrage à des décisions de justice et l’apologie de crimes qui ont trouvé une « terre d’asile » au nom du « droit à la mémoire » de certains contre la vérité d’une nation.

Un texte de Germain LATOUR, avocat au barreau de Paris,
publié dans Libération, vendredi 15 juillet 2005.

 
Lucien Bitterlin : accepter une page douloureuse de notre histoire

Des stèles à la mémoire de membres de l’OAS contestées

par Lucien Bitterlin [4]

[Le Figaro, le 18 juillet 2005]

 
la stèle pour l’OAS squatteuse de cimetière

L’attribution d’une parcelle par la mairie de Marignane aurait été faite illégalement.

par Catherine COROLLER, Libération, lundi 18 juillet 2005

 
rejet du référé demandant la suppression de la stèle de Marignane

Deux associations et un particulier avaient demandé, vendredi 29 juillet 2005, devant le tribunal administratif de Marseille la suppression d’une stèle à la gloire des morts pour l’Algérie française, érigée dans le cimetière de Marignane (Bouches-du-Rhône).

[Première publication, le 30 juillet 2005,
mise à jour, l e 2août 2005]

 
des dirigeants de l’Adimad cités à comparaître le 13 mars à Aix-en-Provence

La République ne peut tolérer que l’on honore ceux qui ont tenté de l’abattre.

[Première publication le 13 octobre 2005,
mise à jour, le 27 février 2006]

 
La bataille de Marignane, 6 juillet 2005

La République, aujourd’hui, face à l’OAS, de Jean-Philippe Ould Aoudia
suivi de
Mort pour la France. 31 mai 1961 - Alger, de Jean-François Gavoury.

Préface de Pierre Joxe.

Un ouvrage paru fin février 2006, aux éditions Tirésias [5].

[Mis à jour, le 18 mars 2006.]

 
des nostalgiques de l’OAS au tribunal

Trois responsables de l’Adimad étaient cités à comparaître au TGI d’Aix en Provence, le 13 mars 2006.

Le tribunal a mis en délibéré au 15 mai prochain sa décision concernant l’exception d’irrecevabilité soulevée par leur défense.

 
Philippe Douste-Blazy et les moments d’horreur de la colonisation

L’OAS a bien été un « moment d’horreur » de la période coloniale de la France en Algérie.

Une horreur qui se double d’un scandale : la loi du 23 février 2005, dont Philippe Douste-Blazy a été l’un des initiateurs, indemnise des membres de l’OAS et non leurs victimes !

 
Marignane : le commissaire du gouvernement remet en cause la stèle aux “combattants de l’Algérie française”

Le commissaire du gouvernement du tribunal administratif de Marseille a réclamé lundi l’annulation d’un arrêté municipal du 23 juin 2005 de la ville de Marignane (Bouches-du-Rhône) autorisant l’édification dans un cimetière municipal d’une stèle rendant hommage aux « combattants tombés pour que vive l’Algérie française ».

[Première mise en ligne le 30 juin, mise à jour le 3 juillet 2008]
 
le Tribunal administratif condamne la ville de Marignane

Le Tribunal administratif de Marseille a rendu son jugement lundi 7 juillet 2008 suite aux requêtes formées il y a trois ans contre l’arrêté du précédent maire de Marignane, Daniel Simonpiéri, qui avait permis l’édification sur le domaine communal d’une stèle à la gloire de l’OAS.

Le TA annule cet arrêté et il enjoint d’enlever la stèle dans un délai de quatre mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Voici les considérants les plus intéressants et la décision proprement
dite du TA, suivis de quelques articles de presse — dont celui d’Alexandre Nasri qui fut le premier, en novembre 2004, à nous alerter sur ces hommages illégitimes à d’anciens activistes.

[Mise en ligne de la décision de justice le 9 juillet 2008, mise à jour le 11 juillet]
 
fin de partie pour la stèle de l’OAS à Marignane

La stèle d’hommage à l’OAS, que l’Adimad avait installée début juillet 2005 à l’intérieur du cimetière Saint Laurent Imbert, a été enlevée du cimetière, en application de la décision du tribunal administratif du 7 juillet 2008 qui lui imposait de le faire dans les quatre mois [6].

[Première mise en ligne le 2 nov. 2008, mise à jour le 19 décembre 2008]
 
Après le démantèlement de la stèle OAS de Marignane

En application d’une décision rendue par le Tribunal administratif de Marseille le 7 juillet 2008, les services de la Mairie de Marignane ont fait procéder le 18 novembre 2008 à l’enlèvement de la stèle OAS présente depuis le 5 juillet 2005 au cimetière Saint-Laurent de Marignane [7].

Nous reprenons ci-dessous les réactions d’associations qui se félicitent de l’enlèvement d’une stèle qui n’a pas sa place sur le domaine public, et un article représentatif de la presse algérienne.

[Page mise en ligne le 20 novembre 2008, complétée le 23 novembre]
 
la justice confirme que les stèles dédiées à l’OAS n’ont pas leur place sur le domaine public

Dans un arrêt rendu public le 23 avril 2010, la Cour administrative d’appel de Marseille confirme que les stèles dédiées à l’OAS n’ont leur place ni à l’intérieur d’un cimetière ni, plus généralement, sur le domaine public.


Une décision importante alors que des hommages publics à d’anciens criminels de l’OAS sont organisés ou tolérés, dans un contexte où le pouvoir politique cherche à satisfaire, dans le domaine mémoriel, les demandes d’un lobby nostalgique de la colonisation et en lien étroit avec l’extrême droite [8].

 
stèle de l’OAS à Marignane : le retour ?

Lors de sa réunion du 27 octobre 2010, le conseil municipal de Marignane a validé la convention signée par le maire avec l’Adimad – association de défense des intérêts des anciens membres de l’OAS. Le conseil s’est prononcé (2 voix contre, Mmes Azam et Gargani, et 4 abstentions – dont les élus socialistes) en faveur de la remise en place de la stèle d’hommage « aux combattants tombés pour que vive l’Algérie Française », à l’emplacement qu’elle occupait jusqu’au 18 novembre 2008 à l’intérieur du cimetière Saint-Laurent Imbert.

L’Association des pieds-noirs progressistes avait alerté le préfet au sujet de cet événement qui s’inscrit dans un mouvement de réhabilitation de l’OAS. Une entreprise dont la cérémonie d’hommage rendu il y a quelques jours, dans l’enceinte de l’Ecole des Troupes Aéroportées de Pau, au colonel Pierre Château-Jobert, ancien commandant OAS du Constantinois, constitue une autre manifestation.


[Mis en ligne le 26 octobre 2010, mis à jour le 28]


 
Marignane entretient la mémoire partisane de l’OAS

Lors de sa réunion du 27 octobre 2010, le conseil municipal de Marignane a approuvé le retour à l’intérieur du cimetière Saint-Laurent Imbert de la stèle d’hommage « aux combattants tombés pour que vive l’Algérie Française ». La majorité “divers droite” du maire Éric Le Dissès et l’UMP menée par Daniel Simonpieri, ex FN-MNR, ont voté la délibération. Seules deux élues, Marie-Claude Gargani, communiste, et Christane Azam, responsable locale du MRAP, ont voté contre, tandis que les trois socialistes s’abstenaient – après une explication de vote absolument consternante de leur chef de file.

A la suite du reportage de Jean-Baptiste Malet qui a assisté à cette réunion du conseil municipal, vous pourrez prendre connaissance du communiqué commun publié par trois associations, ainsi que des réactions du NPA Est Etang de Berre et du PCF 13 qui dénoncent cette décision.

[Mis en ligne le 28 octobre 2010, mis à jour le 2 novembre]


 
stèle des nostalgiques de l’OAS : le retour

Un geste politique de portée symbolique : la réinstallation sous une forme légèrement modifiée de la stèle de Marignane à son emplacement initial au cimetière Saint Laurent Imbert, le 11 mars 2011, date anniversaire de la mort de Jean-Marie Bastien-Thiry – ce qui a permis à l’Adimad [9] d’y organiser une cérémonie dès le dimanche 13 mars à 16 heures.

La stèle, initialement installée le 5 décembre 2005, est depuis lors l’objet de plusieurs actions en justice. Le 18 novembre 2008, la mairie de Marignane l’avait fait retirer du cimetière en application d’une décision du 7 juillet 2008 du tribunal administratif de Marseille. Mais le conseil municipal de Marignane a voté le 27 octobre 2010 une délibération en faveur de son retour à l’emplacement initial. Bien que cette délibération fasse l’objet de recours devant le TA de Marseille, le maire a donc décidé dans l’urgence [10] la réinstallation de cette stèle.

La nouvelle stèle acceptée en octobre dernier par le conseil municipal diffère de la stèle initiale : les dates du panneau de droite, qui correspondaient aux exécutions des 4 fusillés de l’OAS, ont disparu et sont remplacées par un texte [11].

En revanche la plaque centrale, représentant un condamné à mort face au peloton d’exécution, ne semble pas avoir été modifiée et le panneau de gauche comporte toujours les quatre mêmes dates :

 
Marignane : retour de la stèle devant le tribunal administratif

Le préfet des Bouches du Rhône vient de déférer au tribunal administratif la délibération du Conseil municipal de Marignane qui avait permis le retour de la stèle pro-OAS au cimetière Saint-Laurent Imbert.

Cette démarche présente l’intérêt de renforcer la procédure initiée par cinq personnes, descendant de victimes de l’OAS, et par une association, Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons. Mais un autre point témoigne de l’importance accordée par le représentant de l’Etat à ce dossier : en effet, son déféré, sur lequel le tribunal ne pourra statuer au fond avant de longs mois, se double d’un référé-suspension, marquant l’urgence que le préfet attache à la cessation du préjudice grave résultant de l’exécution d’une délibération dont la légalité lui apparaît affectée d’un doute sérieux.

Un dossier d’Emmanuelle Elbaz publié dans La Provence le 10 avril 2011 [12], complété le 24 juillet 2011 par une décision de justice.

[Mis en ligne le 10 avril 2011, mis à jour le 24 juillet 2011]


 
une stèle dédiée à l’OAS n’a pas sa place dans un cimetière : le Conseil d’État a tranché

Dans un arrêt du 14 novembre 2011, le Conseil d’Etat confirme l’annulation de l’arrêté du 23 juin 2005 du maire de Marignane accordant à l’ADIMAD, Association amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l’Algérie française, l’autorisation d’occuper un emplacement dans le cimetière Saint-Laurent-Imbert pour y ériger une stèle – il s’agit de la première stèle installée dans le cimetière de Marignane le 5 juillet 2005. Celle-ci en effet ne constituait pas un simple monument commémoratif à la mémoire de personnes défuntes mais manifestait une prise de position politique et procédait à l’apologie de faits criminels.

En délivrant cette autorisation, le maire a donc autorisé l’occupation du domaine public communal pour un usage qui, d’une part, n’était pas compatible avec la destination normale d’un cimetière et, d’autre part, était de nature à entraîner des troubles à l’ordre public. Et c’est à bon droit qu’il a été fait injonction au maire de procéder à l’enlèvement de la stèle. [13]

Gageons que cet arrêt du Conseil d’État fera jurisprudence et s’appliquera en particulier aux stèles des cimetières de Perpignan et de Béziers.

[Mise en ligne le 16 novembre 2011, dernière mise à jour le 19 novembre]


 
Marignane : nouvelle procédure pour la nouvelle version de la stèle

Le Conseil d’État avait mis un point final aux procédures concernant la première version de la stèle de Marignane en déclarant le 14 novembre 2011 qu’elle « ne constituait pas un simple monument commémoratif à la mémoire de personnes défuntes mais manifestait une prise de position politique et procédait à l’apologie de faits criminels ».

Le tribunal administratif de Marseille s’est penché le 10 janvier 2012 sur la seconde version de cette stèle. L’occasion pour certains de prononcer des paroles volontairement provocantes, évoquant de « prétendus assassinats » subis par les victimes de l’OAS.