Comores

publié le 18 juin 2017
Les bienfaits de la colonisation française dans le monde, dans l’océan Indien, et à Mayotte

Une tribune de Jean-François Reverzy, docteur en psychiatrie, publiée dans l’édition du mardi 10 janvier 2006 de Témoignages, quotidien de l’Île de la Réunion.


Le Seigneur rend justice aux opprimés,
Il donne aux affamés le pain
Le Seigneur libère les enchaînés...
Il redresse les courbés
Le Seigneur aime l’étranger...
(Psaume 145)

 
Immigration et naufrages à Mayotte

Nouveaux naufrages entre Mayotte et les Comores.

Après la Ligue des droits de l’Homme, une commission sénatoriale met en cause la politique mise en place pour « maîtriser l’immigration » dans ce cent-unième département français.

 
La LDH dénonce la “situation dégradante” à Mayotte

Le président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) interpelle les ministres de l’Intérieur et des Outre-mer sur la situation à Mayotte, département de l’océan indien marqué par des naufrages en série de bateaux transportant des clandestins.
Située à 70 km d’Anjouan, la plus proche des îles comoriennes, Mayotte a été en 2012 le théâtre d’au moins six naufrages de barques à moteur appelées « kwassa-kwassa », dans lesquels plus de 30 personnes sont mortes et plus de 60 portées disparues.

Déplorant une succession « d’informations funèbres », la LDH souligne l’intervention « sans précédent » du porte-parole du Haut Commissariat de Nations unies aux réfugiés (HCR), Adrian Edwards, le 9 octobre lors d’une conférence de presse, au lendemain d’un nouveau naufrage.

 
Un collectif d’ONG dénonce un accord sur la circulation des personnes entre Mayotte et les Comores

Plusieurs dizaines d’ONG s’opposent à la signature d’un accord entre la France et les Comores sur la circulation des personnes entre Mayotte et les autres îles de l’archipel. Loin de rétablir la libre circulation entre les 4 îles, l’accord prévu provoquera encore des drames car selon les ONG, le gouvernement de l’Union des Comores devra s’engager à accepter le retour de toutes les personnes expulsées de Mayotte.

Ci-dessous le communiqué du collectif.

 
Les expulsions sauvages à Mayotte

A Mayotte, depuis le début de l’année des centaines d’étrangers, généralement d’origine comorienne, accusés de tous les maux (cambriolages, vols de récoltes, surcharge des écoles, asphyxie du système de soins, accaparement des terrains … ) sont chassés de leurs habitations. Les associations qui soutiennent les familles délogées attendent du nouveau préfet, qui a pris son poste lundi 23 mai, qu’il fasse respecter leurs droits. [1].

Ci-dessous, deux communiqués : l’un du collectif Migrants outre-mer, l’autre du Défenseur des droits.

 
Les « kwassa-kwassa » ou la persistance du refoulé raciste

Lors d’un déplacement en Bretagne, jeudi 1er juin, Emmanuel Macron a plaisanté sur ces fragiles embarcations à bord desquelles de nombreux migrants comoriens périssent en tentant de rejoindre Mayotte, le département français voisin. « Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c’est différent », avait-il lancé. Ces propos, qui ont déclenché la polémique, montrent combien les esprits sont encore marqués par un imaginaire colonial.

Une avocate du barreau de Mamoudzou, Fatima Ousseni, présidente du Festival d’arts contemporains des Comores dénonce la persistance de schémas racistes imaginaires qui survivent dans la pensée républicaine moderne.