Algérie post 1962

publié le 21 février 2020
les violations massives des droits de l’homme en Algérie depuis 1992 sont des crimes contre l’humanité.

Communiqué de presse du Comité Justice pour l’Algérie, du 11 novembre 2004.

Le Tribunal permanent des peuples qualifie les violations massives des droits de l’homme commises en Algérie depuis 1992 de crimes contre l’humanité.

 
le code de la famille maintient la femme algérienne sous tutelle

Après des mois de négociations, la réforme du code familial de 1984 vient d’être adoptée par le gouvernement. Malgré quelques avancées, elle échoue à établir l’égalité des droits, et le « tuteur matrimonial » demeure nécessaire. Les associations féministes se disent scandalisées.

Un dossier paru dans Le Monde, le 25 février 2005.

 
HRW : la Justice en danger face aux graves abus du passé et aux défis du présent

Human Rights Watch demande au gouvernement algérien de garantir l’indépendance de la justice et d’éviter tout projet d’amnistie qui consacrerait l’impunité.

 
nouvelles menaces contre la presse algérienne indépendante

De nouvelles condamnations de journalistes [1]

 
Amnesty International : la torture continue à être pratiquée en Algérie par la Sécurité militaire

Informations relatives à la pratique persistante de la torture par la Sécurité militaire dans des lieux tenus secrets.

 
la LDH demande que les propos antisémites d’un ministre algérien soient désavoués

Après un échange téléphonique avec le président Bouteflika, Nicolas Sarkozy a déclaré jeudi soir [29 novembre] qu’il « considère que l’incident est clos ».

[Le communiqué de la LDH a été mis en ligne le 28 nov., la page a été mise à jour le 30 nov.]
 
Algérie : appel pour la tolérance et le respect des libertés

Cet appel du 17 mars 2008 a été publié le 26 mars dans le quotidien El Watan, accompagné de la liste des premiers signataires : http://www.elwatan.com/spip.php?pag....

Pour le signer, contacter l’un des premiers signataires ou envoyer un mail à sos.libertes@yahoo.fr.

 
Algérie : aucune atteinte à la liberté de conscience n’est tolérable

Le communiqué de la LDH rejoint l’Appel pour la tolérance, pour le respect des libertés ainsi que le communiqué du Manifeste des libertés que nous reprenons à la suite.

[Mise en ligne le 31 mars, le communiqué de la LDH ayant été ajouté le 26 mai 2008]
 
Un an de hirak en Algérie : la résurgence de la mémoire de la lutte pour l’indépendance

Juste un an après le déclenchement d’un mouvement social sans précédent en Algérie, le livre intitulé Hirak en Algérie. L’invention d’un soulèvement sort en librairie le 21 février 2020. Publié aux éditions Hazan, il est dirigé par Omar Benderra, François Gèze, Rafik Lebdjaoui et Salima Mellah. Nous publions ci-dessous sa présentation par l’éditeur, la table des matières et un lien vers le résumé des chapitres sur le site de l’association Algeria-Watch à l’origine de ce livre. Ainsi que de larges extraits de l’un de ceux-ci : le texte de Hassina Mechaï : « Le résurgence de la mémoire de la lutte contre le colonialisme français ».

 
Algérie : l’exaspération de la population muselée par les restrictions des libertés

Pour la FIDH, la LADDH et le CFDA, la révolte qui s’est développée exprime avant tout l’exaspération de la population muselée par les restrictions des libertés fondamentales.

Depuis 1988, observe Benjamin Stora, historien et spécialiste du Maghreb, les violences urbaines sont devenues l’un des rares moyens d’expression d’une population poussée à bout [2]. « Les jeunes sont rongés par un sentiment d’inutilité  ».

 
Alger : manifestation pour la démocratie sévèrement réprimée par la police

La manifestation pour la démocratie à l’appel du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), interdite par les autorités algériennes, a été brutalement empêchée par la police hier dans le centre d’Alger. Saïd Sadi, président du RCD, a fait état de 42 blessés parmi ses partisans ainsi que de nombreuses interpellations.

Ci-dessous l’éditorial d’El Watan de ce jour, suivi du point de la situation publié le 22 janvier à 17h07 sur le site LeMonde.fr, puis d’un commentaire de TSA [3].

 
une marche, le 12 février à Alger, pour demander « le départ du système »

A l’issue de sa deuxième réunion qui s’est tenue vendredi 28 janvier 2011 à la Maison des syndicats de Dar El-Beida (Alger), la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, qui regroupe partis politiques, syndicats autonomes et diverses associations de la société civile, a appelé le peuple algérien à participer massivement à la marche pacifique qui se déroulera à Alger le 12 février prochain. Comme l’a déclaré maître Mostefa Bouchachi, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), la coordination demande « la levée de l’état d’urgence et le changement du système » [4].

Répondant au ministre de l’Intérieur, Dahou Ould Kablia, qui a réaffirmé dimanche 30 janvier que «  Les marches sont interdites à Alger », la coordination a déclaré que « La manifestation est maintenue », donnant à M. Bouchachi l’occasion de dénoncer les contradictions d’un régime qui refuse les manifestations pacifiques et qui dénonce par la suite « les violentes émeutes qui éclatent à chaque fois dans le pays » [5].

Des rassemblements de soutien sont organisés en France le même jour.

[Mis en ligne le 1er février 2011, mis à jour le 7]


 
“pour une république algérienne démocratique, laïque et indivisible” par Salah Guemriche

« Après cinquante ans de gabegie », « il est temps de demander des comptes à ceux qui ont mis l’Algérie en coupe réglée » écrit Salah Guemriche, écrivain et journaliste algérien [6]. Dans le manifeste ci-dessous, il propose une réécriture de la proclamation du 1er novembre 1954, en vue de fonder une République algérienne démocratique, laïque et indivisible [7].

Salah Guemriche a donné une longue interview intitulée “Un auteur peut se fondre dans son écriture et se confondre avec elle” publiée le 8 mai 2012 sur le site Djazaïr News, à partir de la page 11 de http://www.djazairnews.info/pdf_fr/....

 
rassemblements de soutien à la marche d’Alger, samedi 12 février

Un Collectif d’Algériens de soutien à la lutte en Algérie pour le changement et la démocratie s’est créé en France. Il apporte son soutien à la marche nationale pacifique à laquelle appelle la « Coordination nationale pour le changement et la démocratie » qui s’est constituée à Alger le 21 janvier 2011.

Des rassemblements sont organisés, à Paris par le collectif précédent, et à Marseille par le Collectif Solidarité Maghreb, le même jour qu’à Alger, samedi 12 février 2011 :

  • Paris, à 14 heures : place de la République
  • Marseille, à 14h30 : square Léon Blum (haut de la Canebière)
[Mis en ligne le 8 février 2011, mis à jour le 9]


 
le REMDH condamne le refus des autorités algériennes d’autoriser la marche du 12 février

Le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme condamne le refus des autorités algériennes d’autoriser la tenue d’une manifestation pacifique le 12 février à Alger et appelle les autorités à respecter le droit du peuple algérien de manifester pacifiquement.

Cette autre page présente une liste de manifestations prévues en Algérie et ailleurs, pour le 12 février 2011, suivie de deux appels.

 
Lahouari Addi : « le régime algérien est condamné »

La mobilisation de 30 000 policiers et l’arrêt de tous les trains à destination d’Alger empêcheront sans doute des citoyens de participer à la marche pacifique d’Alger le 12 février – source –, mais,
selon le sociologue Lahouari Addi, professeur à l’Institut d’études politiques de Lyon, ils ne parviendront pas à sauver le régime algérien.

 
marches et rassemblements en Algérie et dans le monde prévus pour ce samedi 12 février 2011

La liste des manifestations – source : le Manifeste des Libertés – est suivie de deux appels :

  • Appel pour une transition démocratique en Algérie
  • Il faut soutenir la jeunesse algérienne !
 
nombreuses arrestations à Alger

Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés à Alger, samedi 12 février autour de la place du 1er Mai, pour manifester contre le pouvoir algérien à l’appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), qui rassemble des partis d’opposition, des représentants de la société civile et des syndicats non officiels. Le rassemblement, interdit par les autorités, s’est cantonné à la place, sous la surveillance d’un impressionnant dispositif policier – les autorités ayant déployé près de 30 000 policiers dans le centre de la capitale algérienne. La foule a été dispersée aux alentours de 16 heures.

De nombreuses interpellations, certaines particulièrement musclées, ont eu lieu : outre des manifestants, dont près de 400 ont été interpellés selon la Ligue algérienne des droits de l’Homme, plusieurs députés du RCD ont été temporairement arrêtés, dont Othmane Maazouz, Mohsen Belabes, Aider Arezki, Tahar Besbes. Fodil Boumala, co-fondateur de la CNCD a également été arrêté.

Des rassemblements se sont déroulés dans d’autres villes du pays, notamment à Oran, Constantine, Annaba, Tizi Ouzou et Bejaia. A Oran entre 400 et 500 manifestants étaient présents place du 1er-Novembre ; le rassemblement, vite dispersé, s’est achevé par une trentaine d’arrestations. Le chef local de la CNCD, le professeur d’université Kadour Chouicha et son fils, et deux journalistes, Djaafar Bensaleh du quotidien arabophone El-Khabar et Kamel Daoud du Quotidien d’Oran, ont été brièvement interpellés, selon des témoins.

 
Algérie : prochaine marche le 19 février

La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) appelle à une participation massive à la marche pacifique de samedi 19 février prochain. « Forte du succès de l’action du 12 février, la CNCD appelle tous les Algériens [...] à participer massivement à une marche pacifique qui aura lieu, le 19 février prochain à 11h de la place du 1er Mai à la place des Martyrs » a déclaré la CNCD à l’issue de sa réunion, tenue le 15 février à Alger.

La CNCD est composée notamment de la Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADDH), de syndicats autonomes (Snapap, Satef et CLA), d’organisations de jeunes (Algérie pacifique, Mouvement des jeunes algériens, Collectif des chômeurs…), de partis politique (MDS, PLD, RCD...) ... Elle se dit déterminée à obtenir un « changement du système » qui gouverne le pays depuis l’indépendance en 1962, avec le soutien des militaires.

De son côté, le Collectif d’Algérien(ne)s de soutien à la lutte en Algérie pour le changement et la démocratie condamne l’interdiction de manifester pacifiquement et de s’exprimer en Algérie, et appelle à un rassemblement de soutien à Paris : vendredi 18 février 2011 à 18h30, à la Fontaine des Innocents (métro Les Halles). Sans oublier deux rassemblements à Marseille.

[Mis en ligne le 13 février 2011, mis à jour le 17]


 
“de quelle Algérie sommes-nous solidaires ?”, par Hubert Rouaud

L’Association des anciens appelés en Algérie contre la guerre et leurs amis – plus brièvement dénommée “la 4acg” – a été créée le 8 janvier 2004, avec pour objectif de témoigner et d’œuvrer pour la paix et la solidarité. En sont membres d’anciens appelés en Algérie qui reversent à l’association le montant de leur retraite de combattant (un peu moins de 600 € par an). Chaque année, l’assemblée générale de l’association choisit les projets que cet argent permettra de financer [8].

Un aspect important de l’engagement des membres de la 4acg consiste à témoigner dans les écoles. L’association est en plein développement avec, à ce jour, 126 adhérents et 149 “amis”. Les raisons qui ont pu inciter les uns ou les autres à adhérer sont extrêmement variées suivant les individus, mais cela a permis à chacun d’entre eux de « donner un sens à ce qui n’en avait pas ».

Les événements qui se déroulent actuellement outre-Méditerranée sont vécus de différentes façons suivant les personnes. Nous reprenons ci-dessous le témoignage que nous a adressé – à titre personnel – un membre de l’association.

 
la démocratie en Algérie passera par la vérité et la justice

Le pouvoir algérien a levé l’état d’urgence le 23 février 2011, dix-neuf ans après son instauration. Mais les manifestations de rue restent interdites à Alger. Samedi 19 mars 2011, deux rassemblements se sont heurtés au dispositif des services de sécurité qui les ont empêchés d’avancer.

S’il veut répondre aux aspirations des Algériens, le pouvoir algérien devra engager de profondes réformes et prendre en compte les demandes des familles de disparus en Algérie.

[Mis en ligne le 22 mars 2011, mis à jour le 27]


 
nouvelle condamnation de l’Algérie par les Nations unies pour disparition forcée

Le Comité des droits de l’homme des Nations unies vient de condamner l’Algérie pour la disparition forcée de M. Brahim Aouabdia, tailleurde pierre âgé de 50 ans, marié et père de six enfants, vivant à Constantine au moment des faits. Le 30 mai 1994, M. Aouabdia a été arrêté sur son lieu de travail. De nombreuses autres personnes ont été arrêtées à Constantine les jours précédents, et le seront les jours suivants. M. Aouabdia n’est jamais réapparu.

Par sa décision du 22 mars dernier, rendue publique fin mai, le comité des droits de l’homme des Nations unies a donné pleinement raison à sa femme, Meriem Zarzi, qui était représentée par l’association suisse de lutte contre l’impunité Trial (« Track Impunity Always »).

 
Algérie : le Remdh condamne ...

... la multiplication des actes de harcèlement judiciaire contre les défenseurs des droits de l’Homme et les syndicalistes autonomes

 
une oranaise rêve d’une Algérie plurielle

Le témoignage d’une ancienne militante de l’indépendance de l’Algérie, qui regrette, pour l’Algérie comme pour la France, que l’Histoire ne se soit pas déroulée autrement.

 
Mourad Dhina ne doit pas être extradé vers l’Algérie où il risque d’être torturé

Une coalition de 11 ONG nationales et internationales a adressé une lettre ouverte au Premier ministre français M. François Fillon, l’appelant à refuser la demande d’extradition vers l’Algérie du Dr. Mourad Dhina, directeur exécutif d’Alkarama, qui risque d’être torturé. C’est le Premier ministre qui en France est chargé de signer les décrets d’extradition.

Une telle extradition serait contraire aux conventions internationales dont la France est partie. Les organisations signataires expriment également leurs craintes que la demande des autorités algériennes ne soit motivée par la volonté de museler le Dr. Dhina autant dans ses activités de militant des droits de l’Homme au sein d’Alkarama que dans son engagement politique dans le Mouvement Rachad, association régulièrement enregistrée en France qui prône un changement visant à la transition démocratique en Algérie.

Une pétition (01.02.2012) : Non à l’extradition du Dr Mourad Dhina en Algérie !.

 
Algérie : “réformes politiques” ou verrouillage supplémentaire ?

Dans un rapport conjoint publié le 19 avril 2012, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH), le Collectif des familles des disparu(e)s en Algérie (CFDA), la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) et le Syndicat national du personnel autonome de l’administration publique (Snapap) dénoncent les nouvelles lois adoptées en Algérie et les violations des libertés fondamentales et des droits humains qui s’intensifient.


Ce rapport révèle les contradictions entre les réformes politiques annoncées par le président de la République et les textes des nouvelles lois adoptées depuis janvier 2012. En passant au peigne fin la loi fixant les modalités augmentant les chances d’accès de la femme à la représentation dans les Assemblées élues, la loi relative aux partis politiques, à l’information et aux associations, le rapport accorde une grande partie de son analyse critique à la loi relative au régime électoral. « Les dispositions de la nouvelle loi n’apportent pas des garanties suffisantes pour que les élections se déroulent de manière libre et transparente », peut-on lire dans le document. Et pour étayer l’analyse, le rapport cite les failles du nouveau code électoral qui institue une commission supplémentaire de supervision des élections. (Lamia Tagzout, El Watan)

 
Algérie : multiplication des tentatives d’intimidation de militants des droits de l’homme

Le militant algérien des droits de l’Homme, Yacine Zaïd, a été condamné lundi à six mois de prison avec sursis et une amende de 10.000 dinars (100 euros), pour « outrage à des agents de police », par un tribunal de Ouargla (800 km au sud d’Alger). Membre de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh), il avait été placé mardi sous mandat de dépôt après avoir été arrêté la veille par la police près de Ouargla.

« Je ne suis pas satisfait de ce verdict qui pèse comme une menace contre lui », a estimé Me Salah Debouz, de la Laddh, ajoutant : « ils veulent l’intimider pour l’empêcher de continuer à militer ». Yacine Zaïd était déjà poursuivi dans une autre affaire avec trois autres militants des droits de l’Homme. Leur procès, prévu initialement le 25 septembre, a été reporté à une date indéterminée.

Les quatre militants avaient été interpellés le 26 avril par la police devant le tribunal d’Alger alors qu’ils manifestaient leur soutien à Abdelkader Kherba, un militant de la Laddh, jugé pour « incitation à l’attroupement ».
Abdelkader Kherba, 32 ans, avait été condamné le 3 mai à un an de prison avec sursis et à 20.000 dinars (200 euros) d’amende après avoir été arrêté en avril lors d’une manifestation de greffiers devant le palais de justice à Alger. Il doit être jugé en appel le 4 novembre.

 
Algérie : l’Union européenne doit faire du respect des droits de l’homme une priorité

Le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH), la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), et leurs partenaires – CFDA, LADDH, SNAPAP, RADDH et ACDA – appellent l’Union européenne (UE) à réorienter ses relations avec l’Algérie en donnant la priorité au respect des droits de l’Homme. Ils demandent à l’UE de mettre en pratique les engagements qu’elle a pris dans le cadre de la nouvelle Politique européenne de voisinage, si elle veut soutenir les aspirations démocratiques de la population algérienne.

 
L’Algérie dans l’impasse. Pour une refondation de la République (janvier 2014)

Malgré la levée de l’état d’urgence, les rassemblements sont toujours interdits par le pouvoir et le pays continue à être géré de façon autoritaire. De graves violences se développent à Ghardaïa et dans la région du M’zab ... L’élection présidentielle est prévue le 17 avril, sans que l’on sache si l’état de santé du président Abdelaziz Bouteflika, en place depuis 1999, lui permettra de se présenter une nouvelle fois…

Ci-dessous un rapport dans lequel la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) déplore la situation des droits de l’homme en Algérie, précédé d’une déclaration du Cercle Nedjma qui appelle à une “refondation de la République algérienne”.

 
Le point de vue du juriste algérien Madjid Benchikh : « Pour sortir du blocage du système »

Madjid Benchikh, professeur émérite, ancien doyen de la faculté de droit d’Alger, est – avec Ahmed Dahmani, Mohammed Harbi et Aïssa Kadri – l’un des quatre membres du Cercle Nedjma, auteur en janvier dernier d’un appel à Une refondation de la République algérienne.

Dans une longue interview donnée au quotidien El Watan, Madjid Benchikh évoque l’évolution de la situation en Algérie, se félicitant notamment de la naissance du mouvement Barakat. Dans un entretien dont nous reprenons un extrait, Ahmed Dahmani s’exprime dans le même sens.

[Mis en ligne le 9 mars 2013, mis à jour le 12 mars 2014]


 
Algérie : violations du droit de réunion à la veille des élections présidentielles de 2014

Le Réseau Euro-Méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) condamne les atteintes répétées aux libertés publiques à la veille des élections présidentielles devant se tenir le 17 avril 2014.

 
Des ONG demandent à l’Union européenne : lors des négociations avec l’Algérie en 2014, le respect des droits de l’Homme doit être prioritaire

En amont des prochaines négociations sur le Plan d’action entre l’Union européenne et l’Algérie, quatre ONG — la FIDH, Amnesty international, Human Rights Watch et le Réseau euroméditerranéen des droits de l’homme — réitèrent leur appel à « donner la priorité au respect des droits humains, y compris l’égalité hommes-femmes, et à demander aux autorités algériennes d’adopter des mesures tangibles dans ce domaine ».
 [9]

 
Mai 2015 : l’Algérie interpelée sur les droits de l’Homme

Le Parlement européen a adopté récemment une résolution sur le respect des libertés en Algérie. Ce texte appelle notamment les autorités algériennes à « révoquer le décret du 18 juin 2001 interdisant les manifestations pacifiques et toute forme de manifestation publique à Alger » et de le remplacer par « un simple système de notification en lieu et place d’une autorisation préalable pour les manifestations publiques ». Il demande également l’abrogation de « la loi 12-06 sur les associations » ; il faut « engager un véritable dialogue avec les organisations de la société civile afin de définir une nouvelle loi conforme aux normes internationales relatives aux droits de l’Homme et à la constitution algérienne ».

A quelques jours de la prochaine session du Conseil d’association UE-Algérie, les ONG de défense des droits de l’Homme font pression sur le gouvernement algérien.

 
Yves Mathieu et l’aube de l’Algérie indépendante

« Algérie du possible » : c’est le titre du très beau film consacré par sa fille, la réalisatrice Viviane Candas, à l’histoire d’Yves Mathieu (1924-1966), avocat et militant communiste et anticolonialiste, « Pied-rouge », mort dans un douteux « accident » automobile impliquant un camion militaire, en mai 1966 dans le Constantinois. A l’heure où des « possibles » sont à nouveau ouverts en Algérie, nous proposons ici, outre le film lui-même, deux recensions publiées lors de sa sortie en 2016 et un débat filmé relatif à l’expérience autogestionnaire algérienne. Une expérience dont Yves Mathieu fut un acteur majeur et sur laquelle le film de Viviane Candas apporte, à l’aide d’images d’archives et de témoignages inédits, un éclairage précieux.

 
Un jeune auteur algérien fait l’objet d’une enquête pour blasphème

Le 28 février 2017, Anouar Rahmani, étudiant en droit de 25 ans, a été convoqué par les autorités de Tipaza, à 70 kilomètres d’Alger, pour une enquête sur le roman La ville des ombres blanches, qu’il avait publié sur internet en août 2016.

Dans un communiqué diffusé le 8 mars, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a appelé la justice à abandonner l’enquête : « il n’appartient pas à la police d’interroger des écrivains au sujet de leurs croyances religieuses ». HRW demande aux autorités algériennes d’abolir les « lois qui pénalisent la “diffamation” de la religion », rappelant qu’elles vont à l’encontre des conventions internationales sur les droits de l’homme, signées par l’Algérie, et de sa propre Constitution qui garantit la liberté de pensée et de conscience. L’organisation rappelle qu’en septembre 2016 la cour d’appel de Sétif a condamné Slimane Bouhafs, un chrétien converti, à trois ans de prison pour des posts sur Facebook portant « atteinte à l’islam ».


Ci-dessous un article du site HRW [10] daté du 8 mars 2017. Il est suivi du communiqué commun de l’Observatoire de la liberté de création et de la Société des Gens de Lettres (SGDL) qui apportent leur soutien à Anouar Rahmani.

[Première mise en ligne le 11 mars 2017 — mise à jour le 20]