Histoire coloniale et postcoloniale

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Quelle date pour commémorer la fin de la guerre d’Algérie ?

jeudi 25 septembre 2003, par la rédaction

Le gouvernement a décidé, le 17 septembre 2003, que la « journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Afrique du Nord » aurait lieu le 5 décembre.

Complément – Vous trouverez ci-dessous le manifeste des 521 officiers généraux ayant servi en Algérie, qui a été publié dans le Livre blanc.

Par son vote du 22 janvier 2002, l’Assemblée nationale avait adopté la date du 19 mars 1962, date du cessez-le-feu au lendemain des accords d’Evian. Cette proposition était soutenue par la FNACA - Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie. Compte tenu de la faible majorité qui a voté en ce sens (278 contre 204), le gouvernement de Lionel Jospin avait décidé de ne pas présenter le texte au Sénat.

" L’absence de commémoration, s’ajoutant aux amnisties, a contribué à occulter un événement dont les échos sont loin de s’être tus. La difficulté à s’accorder sur une date marquant la fin du conflit reflète douloureusement cette réalité. Comme si, en refusant de fixer la date de la fin du conflit, la France confirmait son incapacité à tirer les leçons et à tourner la page de la guerre d’Algérie."
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Controverse sur le 5 décembre pour commémorer en France la fin du conflit.

par Jean-Dominique MERCHET,
[Libé, jeudi 18 septembre 2003.]

La « journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Afrique du Nord » aura lieu le 5 décembre, a annoncé hier le secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, Hamlaoui Mekachera. Cette date a été approuvée hier en Conseil des ministres. Pourquoi le 5 décembre qui ne correspond à aucun événement connu de la guerre d’Algérie ? Uniquement parce que, l’an dernier, Jacques Chirac était libre ce jour-là ! Le président de la République avait alors inauguré un mémorial, quai Branly à Paris, consacré aux 24 000 militaires « morts pour la France ». « En fonction de l’agenda du Président, ça aurait aussi bien pu être le 4 ou le 6 décembre... », dit Hamlaoui Mekachera.

Cessez-le-feu. « C’est bien la première fois que l’inauguration d’un monument devient une date historique », s’insurge Jean-Louis Cerceau, vice-président de la Fnaca (fédération nationale des anciens combattants d’Algérie). Cette organisation, qui revendique 370 000 adhérents, milite pour la reconnaissance officielle du 19 mars 1962, date du cessez-le-feu au lendemain des accords d’Evian. Fêté en Algérie comme la victoire contre la France, le 19 mars est un chiffon rouge pour les autres associations d’anciens combattants. « La guerre ne s’est pas terminée à la date du cessez-le-feu. Il y a encore eu des milliers de morts après », explique Pierre Durr, secrétaire général de la Fédération nationale des combattants et prisonniers de guerre. C’est aussi l’avis du secrétaire d’Etat, qui était officier à l’époque. « Il nous fallait une date neutre », reconnaît Pierre Durr. D’où l’idée de l’inauguration du mémorial par Chirac, approuvée par neuf associations d’anciens combattants sur douze.

« C’est parfaitement arbitraire, constate l’historien Guy Pervillé, auteur d’un Atlas de la guerre d’Algérie (La Découverte). Ceux qui ne veulent pas du 19 mars n’ont toujours pas trouvé une autre date à commémorer. » Au regard du droit, il en existe pourtant une : le 2 juillet 1962. C’est la date limite pour l’attribution de la carte de combattant d’Afrique du Nord. « Mais c’est aussi l’indépendance de l’Algérie ! Difficile de commémorer cela en France », affirme Pierre Durr. D’autres vétérans célèbrent le 16 octobre 1977, quand un soldat inconnu d’Algérie a été inhumé à Notre-Dame de Lorette.

Le gouvernement voulait mettre de l’ordre dans ces histoires de calendrier. La gauche avait failli le faire en janvier 2002. Une proposition de loi socialiste avait été adoptée en première lecture par les députés, reconnaissant le 19 mars, mais, devant le concert de protestations à quelques mois des élections, le gouvernement Jospin avait reculé. En demandant que le texte soit approuvé par plus de 70 % des parlementaires. Revenue au pouvoir, la droite crée une commission. Présidée par l’historien Jean Favier, elle regroupe les représentants du monde combattant. Le 22 janvier 2003, ils remettent leur rapport, proposant la date du 5 décembre, contre l’avis de la Fnaca.

« Trahis ». « Nous ne nous associerons pas aux cérémonies du 5 décembre et nous continuerons de notre côté à commémorer le 19 mars », prévient Jean-Louis Cerceau, vice-président de la Fnaca. « Une commémoration doit rassembler. Or, le 19 mars n’aurait jamais fait l’unanimité, remarque Guy Pervillé. Pour certains anciens d’Algérie, c’est la date à partir de laquelle ils se sont sentis trahis par la métropole. »


A Pontarrion, dans la Creuse.

C’est une parmi beaucoup d’autres : dans le Cantal, la Haute Vienne, l’Allier, à Carnoules dans le Var, parfois dans de petits bourgs de rien du tout, il y a très souvent une plaque commémorative qui signifie le retour des jeunes en métropole, la fin de la crainte du départ pour les appelés - les conscrits - et ceci pour une durée qui pouvait aller jusqu’à 32 mois ; c’était également la possibilité pour les étudiants sursitaires de redoubler une année en cas d’échec à un examen, possibilité qui leur avait été supprimée par Guy Mollet.

Malgré les drames provoqués, les accords d’Evian furent accueillis par toute une génération comme une délivrance, un espoir, la fin d’une sale guerre qui n’osait même pas dire son nom. Le comportement de certains acteurs de l’époque ne doit pas, ne peut pas occulter la sagesse politique de ceux qui surent mettre un terme à cette ignoble guerre coloniale.

Communiqué de la section de Toulon de la LDH

La section de Toulon de la LDH soutient la proposition de loi qui devrait faire du 19 mars la journée nationale de la mémoire de toutes les victimes de la guerre d’Algérie.

Le 19 mars 1962 à 12 heures, le cessez-le-feu était ordonné par le commandant en chef des forces françaises stationnées sur le territoire algérien. C’était la fin d’une guerre qui, en près de 8 ans avait fait des centaines de milliers de victimes, dont 24 000 soldats français.

Ce cessez-le-feu avait été décidé en application des accords signés la veille. Rappelons que les accords d’Evian ont été approuvés par plus de 90% des Français lors du référendum du 8 avril 1962.

Le 19 Mars 1962 appartient à l’histoire de notre pays. Nous souhaitons que le 40ème anniversaire du cessez-le-feu officiel soit une journée de fraternité et du souvenir de toutes les victimes militaires ou civiles de ce conflit.

Toulon, le 15 janvier 2002

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500 généraux montent en ligne
Ces gradés à la retraite entendent défendre l’armée, accusée d’avoir torturé.

par Jean-Dominique Merchet [Libération, 23 janvier 2002]

« Sans aucune directive, l’armée a mené son combat avec une totale efficacité dans l’honneur et la dignité. »
Le manifeste des généraux

La guerre d’Algérie a décidément bien du mal à se terminer. La commémoration du 19 mars 1962, date du cessez-le-feu officiel, restera dans les limbes, alors qu’un demi-millier de généraux à la retraite pousse un grand coup de gueule pour défendre « l’armée française mise en accusation » à propos de la torture.

Barre symbolique. Un vote pour rien : l’Assemblée nationale a approuvé hier la proposition de loi instituant le 19 mars comme « journée du souvenir pour les victimes de la guerre d’Algérie », mais le gouvernement a annoncé que le texte ne serait pas transmis au Sénat. Ce qui revient à l’enterrer. Les députés ont adopté le texte par 278 voix contre 204 et 35 abstentions. Très loin, donc, de la barre symbolique des deux tiers des suffrages fixée par le gouvernement. Jacques Floch, secrétaire d’Etat aux Anciens combattants souhaitait obtenir un vote consensuel avec une partie de la droite avant d’aller plus loin. Si ce débat a été l’occasion d’étaler à nouveau les fractures de la guerre d’Algérie, la publication du « Manifeste des officiers généraux » ne devrait pas contribuer à apaiser le débat.

Le général Aussaresses, « compagnon de route » du PCF ! La thèse ne manque pas de pittoresque. Le problème est qu’elle est avancée dans un ouvrage cautionné par 500 généraux français à la retraite. Le journaliste d’extrême droite Martin Peltier, l’un des auteurs du livre [2] s’interroge : « A qui profite la controverse ? » et de conclure que l’ancien officier de la bataille d’Alger, ce « Tartarin de la gégène », a « rendu service à ceux qui cherchent à faire honte à la France de son passé algérien ».

Le ton est donné. C’est celui du « manifeste » lancé par l’Association de soutien à l’armée française (Asaf) et de l’ouvrage auquel Hélie de Saint-Marc (ancien patron du 1er REP en Algérie) ou le général Morillon ont participé. Selon le président de l’Asaf, Bernard Gillis, il s’agit de « réhabiliter l’action de l’armée en Algérie face à la diffamation généralisée ». Plusieurs centaines d’officiers, anciens de la guerre d’Algérie, ont déjà signé ce « manifeste ». Tous sont, en principe, soumis au devoir de réserve. Il y a parmi eux des noms prestigieux, dont quatre anciens chefs d’état-major (Jean Saulnier, Maurice Schmitt, Vincent Lanata, Alain Coatanea). C’est le coeur de l’institution militaire qui s’exprime, pas ses marges.

« Dilemme ». Ces généraux affirment que « ce qui a caractérisé l’action de l’armée en Algérie, ce fut sa lutte contre toutes les formes de torture, d’assassinat, de crimes idéologiquement voulus et méthodiquement organisés ». « Sans aucune directive, l’armée a mené son combat avec une totale efficacité dans l’honneur et la dignité, poursuivent-ils. Certains ont été confrontés à un dilemme : se salir les mains en interrogeant durement de vrais coupables ou accepter la mort certaine d’innocents ». Pas un mot pour regretter des « dérives marginales » ou pour évoquer la situation coloniale. L’ouvrage oppose « l’oeuvre civilisatrice » de la France aux « crimes contre l’humanité du FLN ». Talleyrand parlait déjà de ceux qui « n’ont rien appris et rien oublié ».

Présentant le livre, le général Gillis s’en est pris lundi soir au général Aussaresses (« Il nous tire une balle dans le pied ») comme aux douze personnalités signataires d’un appel à la repentance : « Leur patriotisme me semble suspect, à l’exception de Mme Germaine Tillon, qui, elle, a déjà vu des Arabes dans sa vie ». Le général Maurice Faivre a dénoncé les « faux témoignages » recueillis par des journalistes, ajoutant qu’Henri Alleg « n’a jamais été torturé. Il a reçu une paire de claques et cela a suffi pour qu’il donne tous ses copains... »

Etrange livre d’histoire écrit par si peu d’historiens et qui s’en prend à la thèse de l’historienne Raphaëlle Branche sur « l’armée et la torture », décrite comme une « accumulation de jugements de valeur et de positions partisanes ». Une définition qui va comme un gant à ce « Livre blanc ».

Communiqué de la FNACA [3] - 16 février 2002

Le Bureau National de la FNACA, réuni à Paris le 16 février 2002, se félicite de l’adoption par l’Assemblée nationale, le 22 janvier, d’une proposition de loi tendant à faire du 19 mars une journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes militaires et civiles de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

Il salue tout particulièrement les députés de toutes tendances, qui sont allés au bout de leurs convictions en dépit des pressions inadmissibles qu’ils ont subies et remercie le Président de l’Assemblée nationale, M. Raymond Forni, qui a immédiatement transmis le texte au Sénat.

Il regrette cependant que le calendrier politique actuel ne permette plus d’envisager que le débat aille à son terme avant la fin de cette législature, la majorité et le gouvernement ayant beaucoup trop tardé à accepter son inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée.

Le Bureau national condamne fermement l’attitude de quelques associations et celle de députés se réclamant encore du " gaullisme ", qui ont cru devoir faire chorus avec les thèses des nostalgiques de l’OAS, organisation subversive qui porte une grande part de responsabilité dans les troubles sanglants qui ont suivi le cessez-le-feu officiel du 19 mars 1962.

La FNACA se réjouit des résultats d’un sondage effectué par l’I.F.O.P. pour le journal " l’Ancien d’Algérie " les 7 et 8 février 2002 auprès d’un échantillon représentatif de 981 personnes, confirmant que 69 % des Français approuvent le vote de l’Assemblée nationale en faveur de l’officialisation du 19 mars comme journée de recueillement.

Le Pays tout entier pourra constater, mardi 19 mars prochain, l’attachement de l’immense majorité des anciens combattants en Afrique du Nord à leur journée commémorative à l’occasion des milliers de cérémonies qui marqueront le 40ème anniversaire du " cessez-le-feu " du 19 mars 1962, seule date historique qui convienne pour un hommage à la mémoire des 30 000 soldats " morts pour la France " et à celle des victimes civiles.

Ainsi qu’en ont exprimé le souhait 88 % des Français, le Président de la République, le Premier ministre, les plus hautes autorités civiles et militaires, doivent absolument s’associer en personne à cet instant d’hommage solennel auquel ont droit tous ceux qui sont morts au service de la France !

Paris, le 16 février 2002

[Var-Matin - le 19 mars 2002]

La Garde, ville voisine de Toulon, veut débaptiser son square du 19-Mars. Le maire de La Garde, Jean-Louis Masson, proposera à son conseil municipal de le renommer "Square des anciens combattants des théâtres d’opérations extérieures et Afrique du Nord".

"Pour éviter la controverse d’une date contestée, et après consultation des associations d’anciens combattants et de rapatriés, nous avons décidé de changer le sens" a expliqué le maire.

Le baptême pourrait intervenir au mois de juin, à l’occasion des cérémonies "40 ans déjà" organisées par l’Union varoise des rapatriés d’outre-mer.


Manifeste des 521 officiers généraux ayant servi en Algérie

Officiers ayant servi en Algérie de 1954 à 1962, en notre nom et au nom de tous les hommes que nous avons commandés, morts et vivants, nous voulons apporter notre témoignage sur le rôle de l’armée à cette époque. Cela dans le double but de dépassionner les débats et de rétablir la vérité historique, masquée aussi bien par les provocations que par leurs exploitations médiatiques.

Nous tenons d’abord à affirmer que ce qui a caractérisé l’action de l’armée en Algérie ce fut d’abord sa lutte contre toutes les formes de torture, d’assassinat, de crimes idéologiquement voulus et méthodiquement organisés.

C’est cela la vérité et non le contraire. Le minimum de justice que l’on doit à tous les innocents massacrés, c’est de ne pas confondre l’ordre des victimes et des bourreaux.

En moins de 25 ans, notre génération de soldats a été engagée, au cours des guerres de 39-45 et d’Indochine puis dans le conflit algérien, dans la lutte armée contre les deux plus abominables et meurtrières idéologies que l’homme ait connues : le nazisme et le marxisme.

A travers cet engagement payé du sang ou de la vie de beaucoup des nôtres, notre idéal d’officier a été de défendre la personne humaine, ses
libertés, sa totale dignité, son absolue sacralité et cela d’abord chez les plus faibles et les plus démunis : les enfants, les femmes, les populations civiles, innocentes, sans armes et sans défense, cibles toujours
désignées de nos adversaires.

Il a fallu l’ouverture des camps d’extermination et des goulags, les génocides du Cambodge et les boat-people, les massacres toujours actuels opérés par les terroristes algériens, ceux des maquis comme ceux au pouvoir, pour que se déchire le voile des propagandes et que se
révèle à nos contemporains la malfaisance de ces idéologies.

C’est notre fierté et notre honneur de soldats d’avoir lutté contre elles ; et rien n’est plus opposé à notre engagement que leurs crimes : tortures, viols, égorgements, massacres collectifs, horreurs sans nom et
destructions systématiques.

En Algérie, autant que par ses opérations militaires, l’armée a caractérisé d’abord son action par un considérable et original travail de pacification, assuré directement par elle ou garanti par sa présence : enseignement dans les écoles et formation des cadres, soins et prévention des maladies, constructions et travaux publics, exercice des droits civiques et des libertés fondamentales. ..

En Algérie, l’armée française s’est trouvée aussi confrontée à une forme de guerre radicalement nouvelle, directement issue de la pratique
marxiste-léniniste. Celle-ci consiste en particulier à prendre en otage la population civile et à la mettre en première ligne. Non seulement elle ne distingue plus les combattants des civils, mais elle contraint par la terreur les civils à dissimuler, protéger, assister les combattants et à les faire adhérer à la cause de leurs bourreaux.

Face à cette menace mortelle, les autorités politiques ont confié à l’armée la charge de réduire l’adversaire et de protéger la population par tous les moyens et dans les délais les plus brefs. Sans aucune autre directive, l’armée française a mené son combat avec une totale efficacité dans l’honneur et la dignité. Certains, pendant la bataille d’Alger en particulier,
ont été confrontés à un dilemme : se salir les mains en interrogeant durement de vrais coupables ou accepter la mort certaine d’innocents. S’il y eut des dérives, elles furent marginales et en contradiction même avec les méthodes voulues et les objectifs poursuivis par la France et
son armée ; alors que c’est au nom de leurs principes de guerre que les terroristes et même les combattants du FLN mutilaient et massacraient par l’attentat et l’assassinat femmes, enfants, population civile tant algérienne qu’européenne.

Les enjeux du débat d’aujourd’hui dépassent largement ceux d’une simple page controversée de notre histoire.

La question en effet demeure au-delà des polémiques :
face au terrorisme, au chantage, aux mafias de toutes sortes, quelles armes la démocratie veut-elle employer pour défendre ses citoyens ? Quelles solutions pour ne pas laisser grandir sans fin le nombre des victimes ? Qu’est-ce que garantir les droits de l’homme, si c’est l’innocent désarmé qu’on laisse détruire et le coupable que l’on préserve. C’est de notre avenir qu’il s’agit. Celui-ci ne peut se construire ni en reniant l’exemple des aînés, ni en refusant les leçons de l’expérience, ni en laissant le prisme de l’idéologie déformer notre passé et donc notre
jugement.

Tel est le message que nous adressons à tous nos compagnons d’armes qui à ce titre ont tous droit à notre considération et par-delà à tous nos concitoyens. La paix, la sécurité et la liberté sont des biens rares et précieux ; ce sera demain comme hier le rôle de l’armée de les garantir.


[1Philippe Bernard - Le Monde - 24 janvier 2002

[2"Livre blanc de l’armée française en Algérie", éd. Contretemps, 30 €.

[3Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie ( 375 000 adhérents.)