Histoire coloniale et postcoloniale

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petite chronique ménardienne ...

mardi 28 octobre 2014

« Le message principal du Front national, c’est le repli sur soi alors que l’avenir du monde est dans le “tous ensemble”. Mais le pire, pour moi, réside dans l’outrage que les gens de Béziers infligent à leur propre histoire. Plus de mille à applaudir Ménard et Zemmour pour qui Vichy a sauvé les juifs de France. Et personne pour faire résonner les noms de Maurice Grundmann, arrêté en 1943 au Café du Commerce à Béziers. Ceux d’Élie Robert Béhar, de Bruno Molinari, de Marius Abbal, victimes des nazis et de leurs complices locaux. Des dizaines d’autres encore, absents des mémoires. On a laissé ici, dans la ville natale de Jean Moulin, cracher sur la tombe des martyrs. »

Didier Daeninckx, Retour à Béziers, éd. Verdier


Une recension de faits, petits ou grands, dans l’ordre chronologique inverse... (à suivre)

  • 27 octobre 2014 — instauration de la responsabilité collective au quartier de la Devèze : à la prochaine dégradation, le maire enlève les aires de jeux [1].
  • 21 octobre 2014 — première dissension interne : le RPF Brice Blazy quitte la majorité municipale, alors que le président du parti, Christian Vanneste, réitère son soutien à Robert Ménard [2].
  • 17 octobre 2014 — Ménard commande à Renaud Camus un livre sur Béziers ; l’ouvrage sera par la suite offert aux visiteurs de la ville.
    Renaud Camus, condamné le 10 avril 2014 pour « provocation à la haine religieuse et à la violence », développe depuis 2010 une théorie dite du « grand remplacement » [3].

  • 16 octobre 2014 : au nom de la “libération de la parole”, Ménard organise une somptueuse réception d’Eric Zemmour pour la promotion de son dernier opuscule. Le prochain hôte de marque sera le Vicomte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, en attendant Dieudonné ou Soral.
  • 18 septembre 2014 — Robert Ménard prend un arrêté anti-crachats, afin de rendre sa ville « plus belle et plus agréable ».
  • 14 août 2014 — Féria de Béziers : Ménard impose une messe dans les arènes « pour redonner du sens à cette fête » [4].
  • 5 juillet 2014 — à l’occasion de l’anniversaire des "massacres d’Oran" en 1962, Ménard organise une cérémonie devant la stèle d’hommage à l’OAS, au cimetière neuf. Son allocution est un modèle du genre.
  • 27 mai 2014 — Ménard propose de fournir une blouse à chaque écolier de la ville (maternelle et primaire), qu’il soit en école privée ou publique. Fin octobre, seule l’école Sainte-Madeleine, où les enfants en portaient déjà auparavant, a accepté la blouse officielle de la ville de Béziers [5]
  • 22 mai 2014 — le maire de Béziers annonce une mesure dont la légalité est douteuse : la suppression de l’étude surveillée du matin pour les enfants dont un des parents est au chômage au motif que les entretiens d’embauche ne sont pas très nombreux à cette heure-là ; l’étude surveillée de 7h35 à 8h30, est alors remplacée par un simple accueil sans activité pédagogique.
  • 20 mai 2014 — Ménard prend un arrêté interdisant d’étendre en journée le linge aux balcons et fenêtres donnant sur les rues du centre-ville — il reste possible de sortir son linge entre 22 heures et 6 heures du matin. Le texte prévoit aussi une interdiction « de battre les tapis par les fenêtres après 10 heures du matin ».
  • 25 avril 2014 — le premier conseil municipal décide d’augmenter le nombre de policiers et de les armer. Le maire instaure également un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans [6].
    La LDH a intenté des recours en justice contre l’arrêté couvre-feu.
  • Avril 2014 — Quelques jours après son élection, Robert Ménard nomme un militant d’extrême-droite directeur de cabinet. André-Yves Beck est un ancien collaborateur de Jacques Bompard à la mairie d’Orange ; en tant que Directeur du service Communication il avait procédé à une sévère épuration idéologique de la bibliothèque municipale d’Orange en 1995-1996 — voir le rapport d’inspection particulièrement édifiant, établi en mai 1996 par l’Inspecteur général des Bibliohèques Pallier [7].
    Une autre nomination à noter : celle de Christophe Pacotte comme chef de cabinet [8].
Ménard veille sur son fief
  • 4 avril 2014 — la liste de Ménard remporte les élections municipales de Béziers, avec 37 élus sur 49. Robert Ménard succède au sénateur UMP Raymond Couderc, qui a exercé trois mandats. Ménard s’entoure de 14 adjoints, 7 hommes et 7 femmes, parmi lesquels notamment un membre du Front national, un du mouvement Rassemblement bleu Marine, mais aussi un de Debout la République, le parti de Nicolas Dupont-Aignan.
  • 4 mars 2014 — Ménard présente sa liste pour les municipales de Béziers : elle comporte notamment 6 FN, 1 Bleu marine, 3 DLR, 1 RPF, et 6 UMP ou ex-UMP... Par ailleurs, deux cadres du Bloc identitaire, Arnaud Naudin et Christophe Pacotte, secondent la liste de Robert Ménard.
  • 5 juillet 2009 — Robert Ménard, participe au cimetière neuf de Béziers à une cérémonie en souvenir des victimes du massacre d’Oran, le 5 juillet 1962. Il s’agit en réalité d’un hommage à l’OAS devant une plaque où figurent les quatre membres de l’organisation terroriste qui ont été condamnés à mort par la justice française et fusillés.
Béziers : la plaque d’hommage à l’OAS

[7Le rapport Pallier : http://www.ladocumentationfrancaise....

[8Christophe Pacotte avait intégré en 2012 le bureau directeur du Bloc identitaire. Voir le parcours tortueux de Robert Ménard.