Histoire coloniale et postcoloniale

Nous contacter

Accueil > racisme, antisémitisme, xénophobie > racisme, antisémitisme > juifs / israéliens > histoire d’un conflit, par Pierre Stambul

histoire d’un conflit, par Pierre Stambul

mardi 5 mars 2013

Pour l’Union Juive Française pour la Paix – Ujfp – le conflit entre Israéliens et Palestiniens ne peut être résolu qu’en mettant un terme à la domination d’un peuple par un autre, et en respectant le droit à l’autodétermination du peuple palestinien, y compris le droit de créer son propre état indépendant. Le retrait d’Israël des territoires occupés depuis 1967 constitue une étape nécessaire à l’accomplissement de l’autodétermination palestinienne.

A l’occasion de la parution d’un ouvrage consacré à ce conflit, Pierre Stambul, co-président de l’Ujfp, sera à Toulon le 18 mars 2013. Tout en étant athée et antisioniste, Pierre Stambul se revendique comme juif, un attachement essentiellement lié au souvenir du génocide nazi. Ses parents étaient résistants dans la MOI – Main-d’œuvre immigrée –, la famille de sa mère a été exterminée, son père qui a fait partie du groupe Manouchian a été déporté à Buchenwald. C’est au nom de ce judaïsme qu’il milite depuis 2002 dans l’Ujfp pour les droits du peuple palestinien et pour une paix au Proche-Orient fondée sur l’égalité et la justice.

A l’invitation de l’intersyndicale de l’Université de Toulon – USTV : CGT, FSU, Solidaires – et de l’association Varois pour la Paix et la Justice en Méditerranée – VPJM – une rencontre-débat avec Pierre Stambul aura lieu lundi 18 mars de 18h30 à 21h, sur le campus de La Garde, amphi Y’008.

Pierre Stambul, Palestine/Israël. Du refus d’être complice à l’engagement
Editions Acratie, novembre 2012, 600 pages – 25 euros.


Bonne feuille : un extrait de ce livre

Histoire et géographie d’un conflit

Texte d’une intervention prévue le 11 avril 2008,
destinée à des élèves de terminale d’un lycée d’Alès.


Le territoire qui est à la fois la Palestine et l’État d’Israël est petit. Sa superficie correspond à 3 ou 4 départements français et la moitié de ce territoire est désertique. Cette région est aujourd’hui très peuplée. Environ 5 millions d’Israéliens Juifs et 5 millions de Palestiniens y vivent, mais les premiers occupent plus de 90% de l’espace. La géographie y est assez singulière : une plaine côtière, des collines assez arrosées qui atteignent à peine 1000 m d’altitude et une grande dépression nord-sud (Lac de Tibériade, Jourdain, Mer Morte) située sous le niveau de la mer.

Dans l’Antiquité

Le récit biblique est en partie légendaire. L’histoire et l’archéologie montrent que cette région a toujours été un carrefour entre Asie et Afrique avec tour à tour des dominations égyptienne, assyrienne, babylonienne, perse, grecque, romaine, byzantine … Un peuple (les Hébreux) s’y est développé. La première mention historique de ce peuple (la stèle de Mérenptah en Egypte) date du XIIIe siècle avant Jésus-Christ. La grande particularité de ce peuple est de pratiquer une religion monothéiste (la religion juive). Ce peuple n’a jamais été seul dans la région : il a côtoyé des Iduméens, des Philistins, des Cananéens, des Moabites … et la Bible décrit cette pluralité.
En 70 après Jésus-Christ, la Palestine est sous domination romaine. Une grave crise divise la population entre ceux qui acceptent cette domination et ceux qui la refusent pour des raisons essentiellement religieuses. Une révolte est écrasée par les troupes de l’empereur Titus. Le (deuxième) temple de Jérusalem est détruit. Il n’en reste aujourd’hui que le mur des lamentations.
Les historiens divergent sur la proportion de la population qui quitte la région après cette défaite. Certains disent la grande majorité. Pour des historiens comme Shlomo Sand, c’est la religion juive qui s’est répandue dans tout l’empire mais pas la population. Les Palestiniens d’aujourd’hui sont partiellement les descendants de ceux qui sont restés et les Juifs sont à la fois les descendants de ceux qui sont partis et des citoyens de l’empire qui se sont convertis. Après le IIe siècle, il n’y a quasiment plus de présence juive en Palestine.

La Palestine avant le XXe siècle.

À l’époque romaine puis byzantine, la population est essentiellement chrétienne, avec la particularité de la chrétienté du Proche-Orient qui est divisée en plusieurs églises parfois rivales. La région est conquise au VIIe siècle par les Arabes et la majorité de la population se convertit. Jérusalem (Al Qods) devient le troisième lieu saint de l’Islam. Deux grandes mosquées (Al Aqsa et le Dôme du Rocher) sont construites sur l’ancien Mont du Temple. L’Arabe devient la langue de la population, y compris pour les 10-15% de la population qui restent chrétiens.

La région est conquise (et la conquête fut sanglante) par les Croisés au XIIe siècle, mais ces royaumes « latins » seront éphémères. Au XVIe siècle, l’empire ottoman domine tout le Proche-Orient et la Palestine devient une des nombreuses provinces de l’empire. Elle le restera jusqu’à la fin de la Première Guerre Mondiale. La Palestine compte alors environ 700 000 habitants.

La diaspora (dispersion) juive

Au début de l’ère chrétienne, la religion Juive a été prosélyte. On trouve des Juifs en Mésopotamie, en Perse, en Égypte (Alexandrie) mais aussi en Grèce, à Rome ou en Espagne. Quand le christianisme devient religion d’État avec l’empereur Constantin, les persécutions commencent. Sporadiques dans les premiers temps du christianisme, elles deviendront systématiques au IIe millénaire. Les Juifs sont assignés dans des quartiers (juderias, ghettos). On leur interdit de posséder la terre, on leur réserve des métiers interdits aux Chrétiens (l’usure), on les expulse, on les dépouille. Ils sont accusés d’être déicides et les pogroms (massacres) commencent dès le haut Moyen Âge.
Dans le monde musulman, les Juifs ont le statut de « dhimmi », réservé aux religions du livre. Avant l’apparition du sionisme, il n’y a eu aucune persécution comparable à ce qu’a provoqué l’antijudaïsme chrétien.
Les Juifs ont adopté les langues des pays où ils vivaient : le judéo-arabe au Maghreb, le ladino en Espagne puis dans l’empire Ottoman, le yiddish en Allemagne et en Europe orientale.
Les Juifs européens ont vécu des moments tragiques : l’expulsion d’Espagne (en 1492, les Musulmans aussi ont été expulsés), les pogroms en Ukraine au XVIIe siècle.
L’émancipation des Juifs européens commence au milieu du XVIIIe siècle. Ils sortent du ghetto. La Révolution française leur donne la citoyenneté. Certains accèdent à des postes de responsabilité. Des Juifs se convertissent, abandonnent la religion ou adhèrent à des idées laïques, voire révolutionnaires.

L’antisémitisme moderne et l’apparition du sionisme

La question nationale domine l’Europe à partir de 1848. L’antijudaïsme chrétien se transforme en antisémitisme racial. Le Juif émancipé, « invisible » apparaît comme un obstacle à tous les nationalismes qui rêvent de pays ethniquement purs. En 1880, la moitié des Juifs du monde entier vivent dans un seul pays (l’empire russe) où l’antisémitisme d’État est un moyen utilisé pour contenir la montée révolutionnaire. Au moment où l’affaire Dreyfus divise la France (et ce sont les partisans de la citoyenneté qui l’ont emporté), les Juifs de l’empire russe s’organisent pour résister à des pogroms fomentés par la police tsariste.
Si la majorité des Juifs continuent de lutter pour l’émancipation et l’égalité des droits (en Russie, les Juifs seront très nombreux dans les partis révolutionnaires), à partir de 1890, le sionisme apparaît.
Le sionisme s’inspire des nationalismes européens en réclamant un État juif. Bien que la plupart des fondateurs ne soient pas croyants, ils reprennent le récit biblique pour choisir la Palestine comme lieu pour établir cet État et ils choisissent la langue religieuse (l’hébreu) pour ce nouveau pays. Pour les sionistes, l’antisémitisme est inéluctable, il est inutile de le combattre, les Juifs ne peuvent vivre qu’entre eux et la Palestine est « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ».
Les premiers sionistes arrivent en Palestine un peu avant 1900. Il existe déjà une communauté juive autochtone qui représente moins de 5% de la population. Les sionistes créent des institutions (entre autres l’Agence Juive) pour acquérir les terres et organiser la colonisation. Ils fondent de nombreux kibboutz.

Les débuts du conflit

Les troupes occidentales s’emparent du Proche-Orient à la fin de la Première Guerre Mondiale quand l’empire Ottoman disparaît. La Palestine passe sous mandat britannique. Dès 1917, la déclaration Balfour proclame l’établissement d’un foyer national juif en Palestine. L’immigration s’accélère et la population juive passe de 100 000 à environ 400 000 personnes en 1939, soit 3% de la population juive mondiale. Le sionisme reste très minoritaire parmi les Juifs.
Cette immigration massive qui crée ses institutions étatiques provoque le développement d’une conscience nationale palestinienne. Une grande révolte éclate en 1936 qui sera très durement réprimée par les troupes britanniques. La deuxième guerre mondiale touche peu la Palestine. Pendant que le génocide nazi extermine 6 millions de Juifs (la moitié des Juifs européens), le conflit continue de s’envenimer en Palestine.

Indépendance ou catastrophe ?

Irréalisable jusque-là, le projet sioniste de créer un État juif devient possible après 1945. L’Europe éprouve un sentiment de culpabilité vis-à-vis des Juifs. L’URSS aussi soutient ce projet qui (pensent ses dirigeants) affaiblira la Grande-Bretagne. De nombreux rescapés du génocide arrivent en Palestine. Les Israéliens ont constitué une véritable armée aux côtés de laquelle des groupes terroristes (l’Irgoun et le groupe Stern) multiplient les attentats aussi bien contre les troupes britanniques que contre la population palestinienne. En 1947, l’ONU décrète un plan de partage assez inégalitaire : 52% du territoire pour l’État Juif alors que les Juifs ne forment que 38% de la population et 45% pour les Palestiniens, Jérusalem étant internationalisé. Ce partage est refusé par les Palestiniens. La guerre devient inévitable, elle éclate officiellement le 14 mai 1948, quand l’indépendance d’Israël est reconnue par l’ONU.
L’ouverture des archives sur cette guerre que les Palestiniens appellent la Naqba (la catastrophe) montre que le « nettoyage ethnique » des Palestiniens a commencé bien avant le début de la guerre et qu’il était intentionnel, les Palestiniens ont bien été chassés. Il est établi aussi qu’il y avait une très grande inégalité militaire en faveur des Israéliens. Ceux-ci ont bénéficié d’une aide militaire venant à la fois de l’Occident et des pays communistes. Certes, plusieurs pays arabes sont entrés en guerre contre Israël, mais il n’y a eu aucune coordination et aucune volonté réelle de venir en aide aux Palestiniens. La seule armée arabe capable de mettre en échec les Israéliens (la légion Jordanienne) avait un accord avec les dirigeants sionistes et ne s’est battue que sur le tracé de la frontière à Jérusalem.
Le bilan de cette guerre, ce sont 6 000 morts chez les Israéliens, 12 000 chez les Palestiniens mais surtout les 3/4 de la population palestinienne (800 000 personnes) sont chassés de chez eux et viennent s’entasser dans des camps de réfugiés dans les pays voisins. Plus de 500 villages ont été rayés de la carte. Les Israéliens se sont emparés de 78% de la Palestine historique. L’Égypte et la Jordanie annexent le reste (Gaza et la Cisjordanie). La Palestine a été rayée de la carte.

L’installation dans la guerre

En signant les différents armistices avec les pays voisins, le nouvel État d’Israël reconnaît le statut de réfugiés des Palestiniens (et donc leur droit au retour). Pourtant dès 1950, leurs terres sont confisquées et données aux nouveaux immigrants. L’ONU crée l’UNRWA qui prend en charge les réfugiés palestiniens. Ceux-ci vivent dans des conditions difficiles. La plupart sont dispersés dans les pays voisins (au Liban, ils subissent de nombreuses discriminations). Certains émigrent vers l’Europe, les Pays du Golfe ou l’Amérique. En quelques années près d’un million de Juifs venus des pays arabes s’installent en Israël. L’État d’Israël a tout fait pour les convaincre de partir et les différents régimes arabes n’ont rien fait pour les retenir. Ces nouveaux émigrants subissent d’importantes discriminations économiques de la part des Juifs européens, ce qui provoquera leur révolte à la fin des années 50. En 1956, Israël participe, au côté de la France et la Grande-Bretagne à une expédition militaire contre l’Égypte dont le dirigeant Nasser a nationalisé le canal de Suez. Mais elle sera contrainte à évacuer le Sinaï. En Israël, à cette époque, c’est la branche socialisante du sionisme qui est au pouvoir (Ben Gourion, puis Lévy Eshkol et Golda Meïr). Environ 20% de la population israélienne est « arabe ». Ils vivent dans un État qui se définit comme juif et qui a instauré la « loi du retour » permettant à tout Juif de devenir automatiquement citoyen israélien s’il émigre. Ils sont citoyens israéliens, mais subissent un certain nombre de discriminations légales. Cette période est jalonnée de révoltes, essentiellement liées à des confiscations de terres.

La guerre de 67 et la colonisation

Une nouvelle crise entre Israël et ses voisins débouche sur la guerre en juin 1967. Très supérieure en armement, l’armée israélienne détruit en quelques heures toute l’aviation de ses ennemis. En 6 jours, elle a gagné. Elle a conquis Jérusalem Est et la Cisjordanie qui étaient jordaniens, le plateau du Golan (qui était syrien) et le Sinaï (égyptien). Cette défaite provoque un véritable traumatisme dans tout le monde arabe. Du côté Palestinien, elle provoque la montée en puissance d’un mouvement national (l’OLP, organisation de libération de la Palestine) qui regroupe tous les partis politiques et représente aussi bien les Palestiniens des territoires occupés que ceux des camps de réfugiés ou les exilés.
Dès la fin de la guerre, Israël annexe officiellement Jérusalem Est dont les limites ont été considérablement étendues par un vote de la Knesset, le Parlement. La décision de coloniser est prise. Alors que les religieux étaient jusque-là peu nombreux en Israël et plutôt hostiles au sionisme, un nouveau courant politique apparaît, le courant national-religieux qui utilise des arguments religieux pour justifier la colonisation et l’expulsion des Palestiniens. 40 ans plus tard, le courant national-religieux représente 1/4 de la société israélienne et 500 000 Israéliens vivent dans les territoires conquis en 1967.
L’OLP essaie de s’installer durablement dans les pays voisins, mais elle subit de graves défaites face aux Jordaniens (Septembre noir en 1970) et face aux Syriens pendant la guerre civile libanaise. Ses dirigeants seront contraints de quitter le Proche-Orient et de se réfugier en Tunisie.
En 1977, la droite remporte les élections israéliennes. Elle signe une paix séparée avec l’Égypte et évacue le Sinaï. Mais en même temps, elle accélère la colonisation. En 1982, l’armée israélienne envahit le Liban, assiège Beyrouth et permet le massacre des camps de Sabra et Chatila. Pour la première fois en Israël, des manifestations de masse ont lieu contre cette guerre.

Oslo, l’occasion manquée

Les Palestiniens des territoires occupés, marginalisés par la colonisation deviennent des travailleurs immigrés en Israël où ils forment une main d’œuvre nombreuse et bon marché. Leur révolte (la première Intifada) éclate en 1987. Ils affrontent avec des pierres l’armée d’occupation. Jusque-là, l’OLP défendait l’idée d’un seul État laïque en Palestine (et donc la disparition d’Israël en tant qu’État Juif). En 1988, à Alger, l’OLP décide de s’appuyer sur le droit international en reconnaissant l’État d’Israël dans ses frontières de 1949 et en ne réclamant un État palestinien que sur les territoires conquis en 1967 (= 22% de la Palestine historique). La persistance de l’Intifada, les changements géostratégiques de la période (la fin de l’URSS et l’émigration d’un million et demi de Juifs russophones vers Israël) et la victoire des travaillistes aux élections israéliennes permettent la signature des accords d’Oslo (1993) et la création de l’Autorité palestinienne dirigée par Yasser Arafat.
Pourquoi cela a échoué ? L’idée d’Oslo, c’était « la paix contre les territoires », mais rien de précis n’a été signé sur le démantèlement des colonies. Pendant l’année et demi qui sépare Oslo de son assassinat par un extrémiste de droite, le Premier ministre Rabin fait installer 60 000 nouveaux colons. Il n’a pas libéré les prisonniers emblématiques. Les accords d’Oslo auraient dû améliorer la situation économique des Palestiniens. Au contraire la partition du pays en plusieurs zones à statuts différents aggrave leur situation. Les négociations ne sont pas déroulées sur la base du droit international mais essentiellement sur la question de la sécurité d’Israël. Le président américain a multiplié les pressions pour qu’Arafat signe à Camp David puis à Taba la paix avec Israël, mais Arafat a estimé qu’on lui demandait de renoncer à l’essentiel des revendications historiques palestiniennes et il n’a pas signé.

L’impasse actuelle

Certains groupes armés palestiniens ont repris la lutte armée contre Israël (attentats, tirs de roquettes). L’échec d’Oslo et une provocation d’Ariel Sharon sur l’esplanade des mosquées ont provoqué une nouvelle Intifada et plus tard la victoire électorale du Hamas face au Fatah. La Palestine n’a toujours pas d’État, mais elle a deux gouvernements rivaux, l’un en Cisjordanie, l’autre à Gaza.
La politique d’annexion israélienne s’est accélérée. La construction du mur, les routes de contournement, les centaines de check points et le blocus de Gaza rendent impossible la création de tout État palestinien. Certaines colonies sont devenues de véritables villes. Le Grand Jérusalem couvre 4% de la Cisjordanie et les « nouveaux quartiers » qui sont en fait des colonies se développent à allure accélérée. Les grandes villes palestiniennes sont isolées les unes des autres, sans unité territoriale, encerclées par le mur et les colonies. Le siège et le blocus de Gaza ont provoqué une pénurie généralisée. La majorité de la population palestinienne vit sous le seuil de pauvreté, faute de vie quotidienne normale possible.
En Israël même, une petite minorité a rompu avec le sionisme et agit avec les Palestiniens : ce sont des refuzniks, des intellectuels, des « anarchistes contre le mur ».
Avec la guerre du Liban, le gouvernement israélien semble engagé dans une confrontation perpétuelle avec les peuples de la région. Pour l’instant, le rapport de force lui est favorable. À terme, c’est moins sûr. Et les Palestiniens sans espoir immédiat sont unanimes pour résister à tout prix.

Pierrre Stambul, avril 2008