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Perpignan : en finir avec la stèle OAS

dimanche 17 mai 2015, par la rédaction

Toujours plus ... les nostalgériques continuent à multiplier les monuments glorifiant la colonisation française de l’Algérie. Hier, samedi 16 mai 2015 à 11 heures, une nouvelle stèle a été inaugurée à Fréjus, au rond-point de la Frégate, par le sénateur-maire Front national de la cité. David Rachline devait déclarer sur Twitter : « J’étais fier d’inaugurer ce matin cette stèle en hommage à tous ceux tombés pour que vive la France en Algérie ! »

La nouvelle stèle à Fréjus

A Perpignan, le collectif Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée redoute une nouvelle tentative d’« anciens activistes de l’OAS » de pénétrer dans le cimetière du Haut-Vernet pour y « faire l’apologie de l’organisation factieuse. »
Pour s’opposer à une telle manifestation, le collectif lance l’appel ci-dessous à rassemblement dimanche 7 juin prochain.

Stèle de Perpignan

En finir avec la stèle OAS de Perpignan

La stèle OAS de Perpignan continue depuis 2003 à défigurer par sa présence le cimetière du Haut Vernet. Et comme le 7 juin de chaque année, les anciens activistes de l’OAS vont tenter d’y faire irruption afin de se rendre devant ce cénotaphe pour y faire l’apologie de l’organisation factieuse.

Quand donc le maire de Perpignan cessera -t-il de nier que cette stèle érigée dans un lieu public est bien dédiée à des terroristes ?

De même qu’il refuse cette évidence, de même, en bon émule d’un Robert Ménard ou d’un Christian Estrosi, il n’admet pas que le 19 mars 1962 est bien la date du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie.

Ces provocations incessantes confortent les nostalgiques de l’Algérie française. Ils se sentent pousser des ailes, d’autant que le contexte est marqué par la montée du FN et de l’extrême droite dans toute l’Europe.

Cette année le 7 juin tombe un dimanche, un jour qui ne peut que favoriser leur venue en nombre à Perpignan. Le risque est trop grand pour que de notre côté, anticolonialistes, antifascistes et progressistes nous ne nous mobilisions pas de façon exceptionnelle.

Dans cette perspective, nous lançons un appel à toutes les organisations de la région qui, le 14 mars dernier, se sont retrouvées à Béziers pour dénoncer la débaptisation par le maire d’une « rue du 19 mars » pour la renommer rue du « Commandant Hélie Denoix de Saint Marc ». Pour notre part, nous étions une cinquantaine venus les soutenir, convaincus que l’opération conduite par Ménard était un signal donné aux réactionnaires de tout poil.

Le 7 juin, c’est tous ensemble qu’il nous revient de leur faire savoir qu’ils ne sont pas les bienvenus à Perpignan, que l’Algérie française n’a plus droit de citer et que le bon vieux temps des colonies est révolu.

Nous avons prévenu la préfecture que sans attendre nous appelions à un rassemblement avec banderoles et drapeaux dimanche 7 juin à 9h à proximité de l’entrée du cimetière nord (pinède qui lui fait face).

Le collectif « pour une histoire franco-algérienne non falsifiée » :
AFPS, ASTI, EELV, FSU, LDH, MRAP, NPA, PCF, Pieds noirs progressistes, Solidaires, Survie.

Auxquels se sont jointes les associations suivantes :
l’ANPROMEVO (les victimes de l’OAS),la 4ACG (les appelés contre la guerre d’Algérie), Les amis de Tiresias, l’Association Maurice Audin, Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons