Histoire coloniale et postcoloniale

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“Le camp des oliviers”, parcours d’un communiste algérien

vendredi 23 novembre 2012, par la rédaction

William Sportisse, né en 1923 à Constantine, a été élevé dans une famille juive
autochtone, française par le droit mais de culture judéo-arabe. Guidé par la
trajectoire de son frère aîné, Lucien, pionnier des luttes anticoloniales assassiné par la Gestapo à Lyon en 1944, il choisit très tôt le camp d’une Algérie
décolonisée et socialiste. Devenu citoyen de l’Algérie indépendante, il connaît à partir de 1965 les tortures et les prisons du régime, avant que l’explosion des années 1990 ne le contraigne à l’exil.

À travers le prisme d’une personnalité militante confrontée à des documents d’archives jusqu’ici inexplorées, ce livre d’entretiens avec Pierre-Jean Le Foll-Luciani, déploie autour d’un parcours minoritaire des pans méconnus de l’histoire sociale et politique de l’Algérie (post)coloniale. Pierre-Jean Le Foll-Luciani est doctorant en histoire contemporaine à l’université Rennes 2. Sa thèse porte sur les militants anticolonialistes juifs algériens (de l’entre-deux-guerres aux premières années de l’indépendance de l’Algérie). Nous reprenons ci-dessous l’introduction qu’il a rédigée pour la publication de ses entretiens avec William Sportisse.


Le camp des Oliviers - Parcours d’un communiste algérien
William Sportisse. Entretiens avec Pierre-Jean Le Foll-Luciani
 [1]


Sommaire

  • Une enfance à Constantine
  • Lucien Sportisse, pionnier et exemple (1905-1944)
  • En lutte pendant la Seconde Guerre mondiale
  • Des Jeunesses communistes à l’Union de la jeunesse démocratique algérienne (1945-1948)
  • Permanent du PCA (1948-1953)
  • « La voix de l’indépendance et de la paix », Budapest, 1954-1955
  • Clandestin à Constantine pendant la guerre d’indépendance (1956-1962)
  • Dans l’Algérie de Ben Bella (1962-1965)
  • Dans les prisons du coup d’État (1965-1968)
  • Poursuivre la lutte dans de nouvelles conditions : Tiaret et Alger (1968-1994)

Introduction

Algérien, juif, communiste

Le projet de ce livre est né de recherches sur la petite minorité de
juifs algériens qui ont participé à la lutte anticolonialiste en Algérie. Les
témoins que j’ai rencontrés à partir de 2006 ont souvent évoqué William
Sportisse comme un exemple, certes exceptionnel, mais qui leur paraissait
le plus significatif : celui d’un homme qui est Algérien non seulement par
ses attaches familiales et culturelles à la terre de ses ancêtres, mais aussi et
surtout par son parcours politique – communiste et anticolonialiste.

Né en 1923 à Constantine, William Sportisse, comme nombre de juifs
constantinois de sa génération, parle l’arabe, sa langue maternelle, et a vécu
dans une famille profondément juive et maghrébine, dans une ville où, vers
1930, les Algériens musulmans étaient majoritaires et où les juifs représentaient plus d’un dixième de la population. Ces attaches le distinguent de certains anticolonialistes juifs, issus de familles autochtones qui, depuis que
le décret Crémieux avait naturalisé l’ensemble des juifs d’Algérie en 1870,
étaient largement engagées dans un processus dit de « francisation ».

Ses deux frères aînés furent d’importants militants communistes : Lucien,
instituteur devenu maçon et dirigeant syndical, bête noire de l’administration coloniale dans les années 1930, mort sous les balles de la Gestapo
française en mars 1944 à Lyon, à l’âge de 39 ans ; et Bernard, dirigeant des
Jeunesses communistes (JC) dans les années 1930, emprisonné pour son
action clandestine sous Vichy, militant après 1945 à Constantine puis dans
la semi-clandestinité à Alger après son expulsion de Constantine pendant
la guerre d’indépendance.

William Sportisse a lui-même un long parcours politique algérien : entré
au Parti communiste algérien (PCA) dans la clandestinité imposée par la
Troisième République puis Vichy en 1940, il devient après-guerre dirigeant
des JC, de l’Union de la jeunesse démocratique algérienne (UJDA) et du
PCA à Constantine et Alger, avant d’être responsable d’une émission de
radio clandestine en langue arabe émise depuis Budapest à destination du
Maghreb en 1954-1955. À partir de 1956 et durant toute la guerre d’indé-
pendance, il est à la tête du noyau communiste clandestin de Constantine,
échappant aux recherches policières et coordonnant les réseaux de propagande et de soutien matériel au FLN-ALN.

Après l’indépendance, membre de la rédaction du quotidien Alger
Républicain
et devenu citoyen algérien, il est victime de la répression qui vise
les opposants au coup d’État de Boumediene en 1965 et, emprisonné puis
assigné à résidence, il ne retrouve la liberté qu’en 1974. Avec sa compagne
Gilberte Chemouilli, militante communiste algéroise qui a connu toutes les
clandestinités et les répressions (victime de sévices policiers et emprisonnée
en 1940, expulsée d’Algérie en 1957, torturée et emprisonnée pour son
opposition au coup d’État en 1965), il a vécu et milité en Algérie jusque
1994, alors que la plupart de ses camarades non-musulmans restés à l’indépendance ont quitté le pays peu après 1965. En exil en France depuis 1994, il poursuit jusqu’à ce jour son activité au sein du Parti algérien pour la
démocratie et le socialisme (PADS), héritier du PCA.

Lorsque je l’ai rencontré, William Sportisse m’a dit sa gêne face à l’objet
de mes recherches : pour lui, isoler les militants anticolonialistes d’origine
juive des militants algériens « musulmans » et « européens » était une erreur
de perspective, donnant aux questions dites identitaires une importance
qu’elles ne devraient pas avoir.

Au fil de nos discussions cependant, force était d’admettre que les
questions posées par cette recherche, qui ne sont pas simplement « identitaires » mais recouvrent des problématiques bien plus larges, ont une
importance réelle. Si d’après un ancien camarade de clandestinité, William
Sportisse avait l’habitude de dire durant la guerre d’indépendance que
les militants anticolonialistes non-musulmans comme eux n’étaient pas
des « phénomènes [2], la situation coloniale impose avec une telle force les clivages raciaux que ceux qui les ont dépassés ne cessent d’apparaître aujourd’hui comme des « curiosités ». Le départ massif des « Français d’Algérie » en 1962 tout comme l’embrigadement croissant des juifs et des musulmans dans des camps communautaires autour de la question palestinienne rendent ce parcours d’autant plus singulier : accoler les mots algérien, juif et communiste semble aujourd’hui incongru.

Pourtant, de la restitution d’une telle trajectoire – très minoritaire mais
non isolée – se dégage une grande logique : un bain familial, des événements
fondateurs, des violences, des exemples à suivre et à honorer, des rencontres
et amitiés fortes et des combats politiques jalonnent cette existence et la
rendent lisible et comme évidente.

Une trajectoire au cœur des tensions et des failles de l’Algérie
(post)coloniale

Dans l’exercice (auto)biographique, autour d’une trajectoire individuelle se déploient généralement de façon plus ou moins parcellaire
des acteurs, des processus sociaux et des événements qui structurent la
complexité d’une époque et aident à la comprendre. À travers le parcours
de William Sportisse – ou de son frère Lucien, auquel un chapitre est consacré –, diverses questions sont ainsi traitées ou effleurées dans ce livre avec,
nous l’espérons, une perspective originale.

C’est notamment le cas en ce qui concerne l’histoire – parcellaire – ici
proposée du communisme algérien. La guerre d’indépendance et l’hégémonie du nationalisme algérien ont imposé le récit d’une grande opposition
entre nationalisme anticolonial et colonialisme français. Lorsque l’histoire
des autres mouvements anticolonialistes est traitée, la perspective consiste
en général à analyser leurs « retards » au regard du nationalisme dominant
et leur incompréhension à l’égard de ce qui apparaît a posteriori comme une
évidence : seule une guerre menée par un mouvement nationaliste pouvait
résoudre la question coloniale en Algérie. Or, bien avant la guerre d’indé-
pendance et l’imposition d’une idéologie nationaliste officielle par le FLN
et l’État algérien, les relations individuelles et collectives entre membres des
différents courants du mouvement national, et les ponts réels qui existaient
entre eux malgré leurs divergences, donnent une vision beaucoup plus
nuancée du tableau anticolonialiste.

Ainsi, l’histoire de l’UJDA et des liens qu’y tissèrent jeunes nationalistes
et communistes de toutes origines à partir de 1946 est un exemple particulièrement intéressant de ce qui se joue dans les vies des militants, par-delà les clivages classiques et malgré l’importance des oppositions entre lignes
politiques. Il en va de même de l’expérience de William Sportisse comme
dirigeant du PCA, entre 1948 et 1952, dans le Constantinois, foyer historique
des mouvements anticolonialistes algériens dont l’arrière-pays voit se former
les premiers maquis. On y décèle la complexité des liens entre courants
anticolonialistes, mais également la diversité interne au PCA lui-même :
William Sportisse construit à Constantine des relations amicales et politiques
avec des membres de l’association des Oulémas, tient des réunions devant
des paysans communistes qui se préparent à la lutte armée, ou participe
dans les campagnes à des conférences où des communistes, musulmans
pieux, prient pour la révolution. Son parcours prouve également que l’identification à une patrie algérienne, la radicalité anticolonialiste et le choix
assumé de la violence politique ne furent pas l’apanage des seuls membres
du PPA-MTLD puis du FLN, ni même des seuls Algériens colonisés, même
s’ils n’eurent pas chez tous le même sens.

L’histoire de ces divergences et convergences est d’autant plus intéressante que certains liens entre mouvements et militants demeurent pendant
la guerre et après l’indépendance du pays, et resurgissent parfois dans des
situations inattendues, lorsque de nouvelles solidarités puisent dans les
souvenirs de ces combats d’avant-guerre. Même si nous pouvons à l’heure
actuelle ne proposer qu’un regard très partiel sur l’Algérie postcoloniale,
quelques éléments sont ici évoqués pour contribuer à l’écriture d’une
histoire, encore très lacunaire, des oppositions politiques et des répressions
en Algérie indépendante, mais aussi des formes prises par le socialisme
d’État algérien, réalité aussi hétéroclite et incertaine que l’idéologie du
FLN lui-même.

Si la trajectoire de William Sportisse est politiquement radicale, il s’est
également trouvé dans une position charnière à l’intérieur de la société
algérienne coloniale et postcoloniale. De sa naissance à aujourd’hui, il fût
successivement ou simultanément autochtone et juridiquement français,
citoyen français et discriminé comme juif, d’origine juive et antisioniste,
« Français d’Algérie » et politiquement algérien, citoyen algérien et
non-musulman, patriote algérien et internationaliste.

Par sa radicalité, ce parcours révèle le fonctionnement en partie binaire
d’une société coloniale et postcoloniale, parcourue d’oppositions politiques
tranchées : il sera question ici de mouvement national et de colonialisme, de
néocolonialisme et d’anti-impérialisme, de capitalisme et de communisme,
et de leurs agents respectifs, aux positions irréductibles.

Par sa position charnière, il dévoile toutefois un certain nombre de
brèches dans l’édifice binaire que l’on présente souvent – et en grande
partie à juste titre – pour décrire une situation coloniale. Ainsi, par-delà
l’opposition fondamentale entre colonisateurs et colonisés, à travers la
description des réactions, des accommodements et des résistances d’une
famille juive algérienne face à la « francisation » et à la colonisation, éclatent
au grand jour les contradictions d’un « modèle » assimilationniste qui n’a
pu broyer les subjectivités de ses administrés. La figure de Lucien Sportisse
est en ce sens symptomatique : d’une famille autochtone ayant bénéficié de
la citoyenneté française et des possibilités qu’elle offrait en matière d’instruction, Lucien Sportisse devint instituteur. Mais son activité politique,
tournée vers la société colonisée et les Algériens musulmans dont il parlait
la langue et partageait les révoltes, en a fait une sorte de « monstre » pour
l’administration coloniale, qui ne pouvait supporter l’entre-deux identitaire
d’un individu qui, contrecarrant les catégories officielles, était jugé particulièrement subversif. De même, plus tard, en Algérie indépendante, la simple présence d’hommes et de femmes comme William Sportisse dévoila les
problèmes posés à un État-nation issu de la colonisation, particulièrement
en ce qui concerne la définition juridique de la nation et la composition
légale du champ politique.

Cette position charnière apparaît avec d’autant plus de force dans les
périodes de vie et de lutte clandestines. La clandestinité fournit en effet un
laboratoire stimulant pour penser les mécanismes des résistances à l’ordre
dominant et à ses assignations identitaires. Militant semi-clandestin dans le
PCA sous Vichy à Constantine, dans l’Organisation de la résistance populaire
en 1965 à Alger et dans le Parti de l’avant-garde socialiste après 1968 à
Tiaret, clandestin total à Constantine pendant la guerre d’indépendance
entre 1956 et 1962, William Sportisse refusa en pratique l’assignation à des
identités et des positions politiques que les pouvoirs en place imposaient. Il
fut, à chaque période clandestine, inséré dans des noyaux où se mêlaient des
hommes et des femmes de diverses origines qui, tout en élaborant patiemment ou dans l’urgence des actions politiques, réinventaient des vies dans
les angles morts de la société dominante. Son parcours témoigne ainsi des
possibilités de se glisser dans les failles d’institutions et de lieux a priori aussi
implacables et brutaux qu’une armée raciste, un douar sous régime colonial,
une ville en guerre, un État policier ou une cellule d’isolement en prison.
Preuve qu’il est toujours possible de se créer des territoires libres, si réduits
et fragiles soient-ils.

Le témoin et les archives

À travers ce livre, il s’agit également de valoriser la parole d’un témoin.
L’histoire contemporaine utilise certes ce que l’on nomme des sources
orales et mémorielles, mais ces sources et ce qui est appelé « la mémoire »
sont parfois encore dénigrées comme relevant de l’émotionnel, du reconstruit, de l’autojustification. L’histoire, à l’opposé, serait un exercice objectif,
dépassionné, et de spécialiste.

Il est évident qu’un témoin qui entreprend un exercice mémoriel n’utilise pas les méthodes de celui qui rédige un ouvrage d’histoire. Tous deux
n’en sont pas moins capables de donner à lire une époque, même si leur ton,
leurs objectifs et leurs moyens sont différents. Surtout, tous deux sont également trempés de subjectivité. Mais sur des sujets aussi brûlants que la guerre d’indépendance algérienne, les juifs d’Algérie ou la question palestinienne, là où des historiens ou des témoins tentent parfois difficilement de feindre l’objectivité, la subjectivité de William Sportisse est assumée. Contrairement à ce que certains assignent comme tâche à l’histoire ou à la mémoire, il ne s’agit pas ici d’un travail d’apaisement ou de conciliation, mais bien de l’écriture personnelle d’une histoire de chair et de sang, où se sont croisés des individus et des groupes sociaux aux positions opposées, voire ennemies. Il est dès lors logique que le témoignage restitue ces positions comme telles, quitte à être « passionné [3] ».

De plus, l’histoire vécue a la valeur irremplaçable d’un document sans
lequel il serait impossible de connaître un certain nombre de faits que
d’autres sources, notamment les archives de l’administration, ne disent pas,
ou ne disent que partiellement. Toutes les histoires racontées ici depuis les
luttes et refuges clandestins, les campagnes algériennes ou les prisons, ont
largement échappé à la surveillance policière, et seuls les témoins peuvent
nous les livrer en partie, même si leur parole gagne à être recoupée par
d’autres sources – tant écrites qu’orales, et c’est en ce sens que d’anciens
camarades de William Sportisse ont également été interrogés.

Ce livre a donc une forme particulière. Il est marqué par une subjectivité forte et se présente comme les mémoires d’un communiste algérien,
fidèle défenseur de l’action de son parti politique et de ses camarades. Ce
témoignage a cependant été provoqué par des questions, et il est complété
par un travail historiographique et d’archives qui vient tantôt étayer, tantôt
nuancer le propos, tout en respectant le plus possible la parole livrée et sans
chercher à la neutraliser. Le témoin reste maître de sa parole, et il n’a pas
été cherché à lui faire tout dire sur tous les sujets, même si certains thèmes
que j’ai souhaité aborder ne l’auraient pas été spontanément – ou pas de
cette façon – par William Sportisse.
La large ouverture des archives dont j’ai bénéficié, tant au Centre des
archives d’outre-mer d’Aix-en-Provence, aux Archives départementales du
Rhône qu’au Centre d’archives de la Justice militaire du Blanc, m’a permis
de retrouver et de traiter de nombreux documents des services de renseignements et de répression français concernant William Sportisse et sa famille, ou permettant de contextualiser ses propos et son parcours. Le dépouillement des journaux communistes et nationalistes algériens a complété ce travail.
La personnalité de William Sportisse a fait le reste. Disposant d’une
mémoire surprenante, d’archives personnelles très riches et d’un souci
constant d’exhaustivité concernant notamment les parcours de ses
camarades communistes, chaleureusement ouvert aux questions et critiques
bien que défendant « la ligne », il a joué le jeu de ces nombreuses heures
de travail lors desquelles, comme il me l’a souvent dit, j’ai impitoyablement
« pressé le citron ».

Ce livre a été écrit à partir d’une vingtaine d’entretiens oraux, de
plusieurs heures chacun, effectués entre février 2007 et mai 2011, et d’un
travail de réécriture commune hebdomadaire dès lors que le projet de ce
livre a vu le jour, c’est-à-dire entre novembre 2010 et juin 2012. Le ton et le
style cherchent cependant à être les plus proches possible de la simplicité du
témoignage oral. Mes questions visent à établir le contexte et, surtout, à citer
parfois longuement les documents de l’époque, qu’il s’agisse de journaux,
de tracts, d’archives privées ou de rapports de police. Confronter un témoin
à des rapports de police le concernant, parfois vieux de 70 ans, à des articles
de journaux qu’il a rédigés, à des émissions de radio qu’il a dirigées, ou à des
tracts clandestins qu’il a confectionnés sans les avoir revus depuis 50 ans, est
une expérience particulièrement passionnante.

La relation qui s’est établie entre nous a permis de vaincre les préventions et la modestie de William Sportisse, et je suis particulièrement heureux d’avoir contribué à consigner dans cet ouvrage une partie du parcours et de la personnalité d’un homme dont celles et ceux qui l’ont croisé et le rencontrent apprécient toujours tant la rigueur intellectuelle que les extraordinaires qualités humaines.

Pierre-Jean Le Foll-Luciani



[1Presses universitaires de Rennes, 2012, 344 p., 18,00 €.

[2Entretien avec Jean-Pierre Saïd, 26 juin 2011.

[3Il va de soi que les propos de William Sportisse n’engagent que lui, et que mes interventions (en italique dans le texte) n’engagent que moi.