Histoire coloniale et postcoloniale

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Jacques Chirac demande que l’article 4 de la loi du 23 février 2005 soit réécrit

mercredi 11 janvier 2006, par la rédaction

Mercredi 4 janvier 2006, Jacques CHIRAC, Président de la République, a prononcé au Palais de l’Elysée une allocution à l’occasion des voeux à la presse.

Vous pourrez lire par ailleurs une réaction à cette déclaration.

[Première publication le 4 janvier 2006,
mise à jour le 11 janvier 2006.]

Jacques Chirac : Pourquoi j’ai signé ...
(© Pétillon - le Canard enchaîné du 11 janvier 2006)

Vous trouverez ci-dessous l’extrait du texte officiel de cette allocution qui concerne l’histoire [1].

« Je serai aussi intransigeant sur le respect des valeurs de la République : le combat contre le racisme, la lutte contre l’antisémitisme ; la lutte contre les discriminations. Ces combats, vous le savez, ont toujours été les miens.
Ce qui fait la grandeur de la France, c’est la tolérance, le respect de chacun.

« Nous pouvons être fiers de notre histoire, marquée par tant de succès, tant de grandeur, tant de lumière. Mais c’est aussi parce qu’on est à l’aise avec son histoire que l’on peut reconnaître ses zones d’ombre et ses épreuves. Je l’ai fait en 1995, au Vel’d’Hiv’, pour en finir avec " ce passé qui ne passait pas ", celui du déshonneur de Vichy.

« La question de l’esclavage est une blessure pour un grand nombre de nos concitoyens, notamment outre-mer. La France a été exemplaire, en étant le premier pays au monde, et aujourd’hui encore le seul, à reconnaître l’esclavage comme un crime contre l’humanité. J’ai décidé d’instaurer en France une journée de la mémoire. Je l’expliquerai le 30 janvier, en recevant le Comité que préside Madame Maryse Condé.

« Je voudrais aussi aborder la question de l’article 4 de la loi du 23 février 2005. Je m’en suis entretenu hier avec Monsieur Jean-Louis Debré. Le texte actuel divise les Français. Il doit être réécrit. Après avoir consulté les principales associations, le Président de l’Assemblée Nationale déposera une proposition de loi en ce sens afin de réécrire ce texte, et ceci afin de parvenir à une rédaction qui rassemble et qui apaise les esprits.

« Je souhaite par ailleurs que cette démarche s’inscrive dans le cadre d’une réflexion générale, car ce n’est pas à la loi d’écrire l’histoire. »


[1Pour lire l’intégralité de l’allocution du Président de la République.